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Contrat de Développement Territorial – Quel avenir pour le Plateau de Saclay ?

Déc 13, 2014

L’enquête publique relative au Contrat de Développement Territorial  » Paris-Saclay Territoire Sud » se clôt dans une semaine, le samedi 20 décembre. Si ce n’est déjà fait, il est grand temps de donner son avis. Avant de répondre, cela vaut peut-être la peine de réfléchir encore une fois sur le « Grand Paris ».

Alors décodons l’interview de Pierre Veltz, PDG de l’EPPS, dans l’Express du 19 novembre 2013.

Nous voyons dans ces propos comme un désir de rivalité, avec New-York, Tokyo, Londres ou Shanghai. C’est le rêve d’une transposition de Californie dans l’œil de la France, une sorte de 18ème nation du monde dont l’économie est supérieure à celle de la Suisse, et dont la prospérité subventionnerait le reste de notre pays. Une locomotive à grande puissance tractant les wagons provinciaux, se nourrissant de leurs ressources humaines et attirant les cerveaux. Pour aller où ? Vers le toujours plus ! Merci à Polytechnique …

En réalité, il faut le savoir, l’île-de-France est déjà cette puissance économique, scientifique, et universitaire. La première d’Europe. Mais d’une façon diffuse et discrète qui ne s’expose pas assez pour flatter l’ego des grands communicants dans la vitrine mondialisée. Alors on touille à son aise les établissements pour les accoler sur un plateau, car vue de Londres ou de Pékin, toute la région parisienne c’est une même petite tache qu’il faut illuminer. Ne parlons même pas d’y apercevoir des individus bousculés par cette agitation vers Saclay, transférés de la ville ou transfuges attendus de la campagne !

Ces individus invisibles, on pensera à eux par une « Territorialisation » de l’Offre Logements (TOL), n’en déplaise à ces Franciliens égoïstes qui, bien heureux d’occuper une maison ou un appartement dans un cadre de vie convenable, ne voudraient pas qu’on le gâche en y construisant encore pour les autres venus d’ailleurs ! Il faudrait donc retirer le pouvoir exclusif d’urbanisme à ces maires soumis à la pression de leurs électeurs rétifs. Car la région ne se dirige pas facilement : trop de collectivités territoriales représentent démocratiquement leurs habitants. Alors gloire aux mânes jacobines : accompagnons le renforcement de la centralisation économique par celui de la centralisation administrative. Il faut un Etablissement Public « Métropole Grand Paris« , et des intercommunalités géantes de grande couronne. Pour quelle gouvernance ? Celle qui éloigne le décisionnaire du citoyen qui ne devient plus de fait qu’un administré ! Merci à l’ENA …

Quant à moi, la vérité qui me dérange n’est pas une de celles énoncées par Pierre Veltz. Ce qui me dérange, c’est que pour oublier les 30 honteuses, on reprenne les recettes périmées des 30 glorieuses en tenant bien peu compte de la nécessaire transition écologique. Mais abandonnons momentanément ces visions et interrogeons-nous sur le CDT. Qu’en savons-nous ?

Nous recevons tous « Le Castor de la Bièvre », et nous consultons Internet et le blog « monSaclay », aussi contentons-nous de renvois à ces sources d’information.

L’objet et les enjeux de ce CDT avaient été introduits dans le Castor 72 de mai 2012. Pour son contenu, les studieux peuvent se reporter aux 220 pages du contrat projet sur le site municipal.
Et les curieux peuvent encore visiter l’exposition « Paris-Saclay, le futur en chantier(s) » sur place ou en ligne.

Enfin pour ceux que la simplicité d’expression de la vision de Pierre Veltz ne contente pas, et qui souhaiteraient ingérer un bouillon de culture technocratique, voir l’avis de l’AIGP (Atelier International du Grand Paris) :

Ce contrat a ses chauds partisans : une ville nouvelle de 30.000 habitants entre Palaiseau et Gif, ça n’est pas plus étendu ni encore aussi peuplé que de La Défense au Louvre, et ça offre un beau cluster « paysagé Michel Desvigne » qui va redynamiser notre territoire (quasi exsangue n’est ce pas, avec seulement Massy, Courtaboeuf, et Vélizy) et par extension la France toute entière …

Mais aussi ses détracteurs institutionnels. Les associations et les collectifs de défense de l’environnement ont pris unanimement position contre l’accroissement sans fin de l’Ile de France. Leurs avis documentés et critiques sur la démesure et les conséquences masquées du projet abondent :

  • Les AVB déjà dès le Castor n°69 de 2010, et toujours dans le récent Castor n°77
  • COLOS et Ile de France Environnement dénoncent le gaspillage, avec Harm Smit ;
  • L’UASPS, dans sa « Voix du Plateau  » enfonce aussi le clou sur les fondamentaux illusoires ;
  • Et bien d’autres liens sur le site très documenté et très contestataire du collectif citoyen « Moulon 2020 »

En résumé, il est indéniable que le développement prévu implique à terme une importante modification de notre cadre de vie et de sa qualité. Car l’EPPS dans son Schéma de Développement Territorial, (voir l’objectif « logements » en page 19), a fait fi des promesses mesurées arrachées en 2008 à la mission de préfiguration de l’OIN.

Vous avez bien potassé le sujet ? Alors vous êtes prêts à répondre à l’enquête publique. Sinon,  allez voir l’article du 14/12.

 

Info Citoyen

Conte à voix haute – Fable stellaire – 3/3

Déc 10, 2014

Les Vigis ne cédaient pas facilement à la modernité, car ils savaient que mesurée à l’aune de leurs valeurs, toute nouveauté n’est pas progrès..

Une révolution chez les Cradoks ? Drôle de drame pas possible ! Ils étaient en majorité d’un naturel insouciant et beaucoup de C0, qui jouissaient à profusion de jeux et d’encore suffisamment de miettes de riches, ne pouvaient pas envisager la  révolte. Et les Think Tanks, appointés par les C+, avaient inculqué aux ce slogan : « There Is No Alternative ! ».
En abrégé nommé TINA, petit nom de potions amères, administrées du bout des doigts, à part peut être madame Thatcher …
Confiants et optimistes, les C* prédisaient la relance du cycle vertueux doctrinal, en glorifiant la magie des très ingénieux C% et la consommation de luxe de l’élite des prospères émergents. Attractivité et Compétitivité sont les deux mamelles de la croissance des territoires !

Mais comme tout doit avoir une fin, le soleil commun des deux planètes s’est mis à faiblir et menaçait de s’effondrer. Pourtant, les deux peuples avaient pensé à l’évasion bien avant que cette issue fatale ne se précise.

Les Cradoks se préparaient à émigrer depuis longtemps, depuis que leur planète s’avérait de moins en moins vivable. Ils avaient sans doute offensé la main invisible, car elle les harcelait en déversant à seaux des pluies de moins en moins acides et de plus en plus diluviennes. La main soufflait aussi un chaud global et un froid local qui ruinaient leurs récoltes et leurs entreprises, malgré tous les efforts des toujours très ingénieux C%. Et par-dessus tout, les robocops des n’arrivaient plus à canaliser les hordes de C0 réfugiés qui, fuyant les territoires dévastés, occupaient illégalement les aires de Grands Projets devenus inutiles. Alors les C+ s’étaient barricadés dans des forteresses simili-paradisiaques protégées par des vigiles armés. La société Cradok, qui n’avait pourtant jamais beaucoup craché sur la violence faite aux plus faibles, était devenue encore plus dangereuse, même pour les plus forts. Car, c’était atavique, ils luttaient tous désespérément, les uns pour conserver leur niveau de vie, d’autres pour imposer leur croyance intégriste, et tous tout simplement pour leur vie elle-même.
Les 1% avaient placé leur espoir dans l’espace : conquérir la planète Vigi qu’ils avaient détectée et observée par de multiples sondes orbitales. Mais leurs fusées, stations, et navettes étaient encore insuffisantes en capacité et en performance. Elles pourraient peut-être emmener les C+ en sursis, mais certainement pas leurs troupes de colonisation. Et puis maintenant il était trop tard, c’était un autre système solaire qu’il leur fallait trouver.

Les Vigis avaient bien compris les intentions impérialistes  de ces tentatives Cradoks, et avaient préparé leur défense en s’orientant vers une autre solution : la téléportation d’information. Les V% aidés des V*, avaient déjà réussi à subvertir insidieusement certains Cradocks en leur implantant des idées morbides dans le crâne. Du genre :  «  la croissance dérégulée, c’est ce qui développe les tumeurs » ou « le plus durable dans les développements, ce sont les dégâts collatéraux ». Et  des injonctions dissociatives de la pensée TINA unique  :  « Il n’y a pas d’alternative : pour que nos enfants survivent, respectons l’écosystème ! », ou « Si, si, un autre monde est possible ! », injonctions paradoxales dévastatrices pour le psychisme Cradok.
Les Vigis étaient déjà sur le point de pouvoir téléguider des génomes ADN pour se reproduire synthétiquement à distance, ou investir d’autres organismes, et les V+ du conseil suprême d’éthique avaient dû intervenir pour faire respecter le principe de précaution.
Mais l’heure était grave et n’était plus à s’amuser de ces facéties. Les   déclenchèrent une visioconférence avec les , à la grande surprise de ceux-ci. Surpris par l’évènement lui-même, et par son esprit constructif, eux qui n’avaient connus jusqu’alors que leurs innombrables sommets à grand spectacle et à faibles résultats.

Il fût décidé de coopérer en partageant sans réserve moyens et compétences :
– à tout hasard, des équipages mixtes des deux planètes seraient envoyés à l’aventure hors du système solaire dans des vaisseaux Cradoks,
– les populations contraintes de rester résolurent d’attendre la fin dans un respect mutuel. Libre aux uns de continuer à suicider leur planète, libre aux autres de la faire durer. Les Cradoks avaient bien tenté d’instaurer un « libre échange » biaisé, avec des clauses léonines de réglement privé des différends étatiques, mais les Vigis voulurent rester maîtres chez eux et ne conclurent qu’un traité de non-agression, ni militaire, ni commerciale. Seule la circulation des dissidents fut libéralisée dans les deux sens.
– les Vigis émirent vers l’horizon sidéral des ondes rouges porteuses des génomes des créatures des deux planètes,
– les enregistrements des pensées philosophiques des deux cultures furent implantés dans des arches quasi indestructibles, que l’on expédia en tous sens par les fusées les plus puissantes, pour les larguer dans l’espace.

Un de ces monolithes s’est planté un jour sur une exo-planète où des primates interloqués n’arrêtèrent pas de tourner autour. Cette planète fût bien plus tard surnommée Gaïa. Et TINA écologique, elle est désormais la seule à pouvoir abriter la Vie, à des parsecs à la ronde.

Mais ceci est l’espace d’une autre odyssée

Info Citoyen

Conte à voix haute – Fable stellaire – 2/3

Déc 9, 2014

Comment vivaient nos Cradoks et nos Vigis, physiologiquement si semblables et sociologiquement si différents ?

La population Vigi était composée à 90% de citoyens ordinaires (que nous noterons V0 par commodité) avec 1% de super-citoyens (V+), discrets mais influents car ils étaient dépositaires de la sagesse de la nation, moteur du système social. Entre les V+ et les V0 œuvraient les médiateurs : 2% de représentants politiques (), 5% de cadres de la répartition du pain et du savoir (V%), et 1% d’acteurs de jeux et spectacles (V*).
La propriété immobilière et mobilière était permise, mais plafonnée. Les rémunérations étaient encadrées, calculées au mérite individuel ou au service rendu, ou en amortissement/renouvellement du patrimoine engagé.
L’organisation répartie des Vigis occupait beaucoup de monde. Elle n’était rendue économiquement viable que par la généralisation de coûteux habitats à bilan énergétique positif. Les transports devaient être limités, imposant la proximité urbaine et périurbaine avec les centres de production proportionnés (énergie, industrie, agriculture) et l’emploi de techniques avancées de télécommunication. Organisation viable aussi parce qu’aucun village n’était autorisé à rivaliser par une baisse agressive des coûts de production ou des droits et devoirs de tout un chacun.
D’un naturel heureux, les Vigis se soumettaient volontiers à la gestion rigoureuse de leur consommation et de leurs déchets, et jouissaient avec bonheur de la quasi gratuité des biens et services immatériels.

La population Cradok était, elle, composée à 99% de citoyens serfs (notés C0) et à 0,1% de seigneurs bourgeois (C+), discrets mais puissants car ils détenaient l’essentiel du capital, moteur du système économique. Entre les C+ et les C0, œuvraient 0,9% de médiateurs : bouffons politiques (), valets de la répartition du pain (C%), et ménestrels des jeux et spectacles (C*). Pour des raisons historiques, la répartition du savoir était encore assurée en grande partie par des C0 fonctionnaires mais le transfert des services publics vers les C% était en bonne voie.
Rémunérations et accession à toute propriété étaient entièrement libres. Enfin en droit, car en pratique, la main invisible des rapports de force les limitait pour certains, et aussi les brouzoufs (dollars, en vieil anglais) disponibles sur et sous la table.
L’activité des Cradoks était intense mais énergivore, car bien que denses et assez peu nombreuses, les termitières gigantesques étaient gourmandes à la fois pour leur construction (matériaux, engins, carburant), pour leur fonctionnement (chauffage, éclairage, machineries, carburant), et pour leur approvisionnement (intrants, machines, carburant). Carburant ? Une soif inextinguible : une ronde incessante de transports en tout genre effaçait l’éloignement entre les cités, et avec les lieux de production délocalisés par spécialité. Carburants carbonés solides, liquides, gazeux,  fossiles ou de synthèse,  aucune difficulté ni aucun risque n’arrêtait les pionniers prospecteurs : roche mère du manteau , fonds marins, végétation forestière et vivrière. La terre en tremblait, l’eau en vibrait, l’air en fumait : des colonnes d’industrieux C0 grouillaient, exploitant, échangeant, transformant les ressources naturelles qui semblaient inépuisables. Et les médiateurs biberonnaient tout le monde de nov-culture : Total se « committait » to better energy, Alstom Power Group turbinait l’électricité, BNP Paribas Real Estate promouvait des milliers de bureaux vides, Renault Retail Group vendait des automobiles … Et les 99% ramaient, et tous les 1% pompaient … Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Pour le mieux ? Enfin presque, car la croisière ne s’amusait plus tant que cela, les Cradoks avaient quelques soucis quand la main invisible avait des crampes. Les oligarques se déchiraient pour leurs profits, le saint principe de concurrence était bafoué par les monopoles , la production polluait, la consommation s’étiolait. Et trop de parasites plombaient la croissance : de plus en plus d’assistés (« redondants », comme disaient les anglo-saxons; chômeurs en vieux français) abandonnaient le salaire pour les allocations, certains travailleurs se disaient pauvres sans vouloir travailler plus, des migrants trustaient les sales boulots pour détourner les prestations sociales … Et des esprits chagrins, aux idées venues on ne sait d’où, cassaient la confiance en prédisant de futures catastrophes : énergie, alimentation, climat …

Les Vigis allaient ils se moderniser ? Les Cradoks allaient ils se révolter ? Suite au prochain épisode.

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Conte à voix haute – Fable stellaire – 1/3

Déc 8, 2014

Il était une fois, en d’autres lieux et en d’autres temps, un système solaire où orbitaient la planète Cradok et la planète Vigi. Ces planètes jumelles abritaient la Vie, dont l’évolution, simultanée et parallèle, fut couronnée, on s’en doute, par deux espèces quasi identiques d’êtres pensants, mais aux sociétés grégaires différentes.
Les Vigis étaient néo-conservateurs parce qu’ils étaient revenus à une vénération ancestrale de leur environnement, qu’ils appelaient « mère Nature ». Ils permettaient les libertés de pensée, de parole, et de mœurs, tout en veillant à contrôler les pulsions de domination et de prédation, de peur de bouleverser l’équilibre naturel. Pour eux le temps n’était pas de l’argent à négocier, mais de l’or à thésauriser. La devise Vigi était « Prenons le temps de réfléchir pour bien faire, nous nous épargnerons la peine de corriger nos erreurs ». Ils appelaient cela principe de précaution. Ils s’essayaient à la mutation coopérative dont l’organisation en démocratie participative freinait considérablement leur efficacité économique. Mais ils prétendaient accéder ainsi à une qualité de vie inappréciable.

Les Cradoks étaient néo-libéraux parce qu’ils assujettissaient les anciennes libertés à la nouvelle : la liberté économique, celle de pouvoir produire, commercer, et spéculer sans aucune contrainte. Leur devise était d’ailleurs « Consommer pour profiter, profiter pour croître, croître pour produire, produire pour consommer», et leur dogme était de l’appliquer en libre concurrence non faussée. C’étaient des lutteurs de la sélection vitale, organisés en démocratie féodale, et adorateurs d’une main invisible (qui pourtant leur bottait périodiquement le cul).

Sur la planète Vigi, on vivait essentiellement dans des petits bourgs et villages de maisons de bois ou de paille à l’épreuve des grands méchants vents. Ces localités communautaires étaient distribuées sur le territoire et fédérées en réseau, en vertu du principe que le décideur ne doit jamais être bien loin des conséquences de ses décisions, et que le Représentant doit rester sous le contrôle de ses Représentés et de leurs procédures de destitution. Ce système Vigi s’avérait délicat à gérer et particulièrement chronophage.
Les Cradoks, eux, vivaient essentiellement dans des termitières géantes de briques et de ciment, disséminées sur leur planète. Partant du principe que le décideur, une fois nommé, doit avoir les mains libres et qu’une équipe compétente d’oligarques et de technocrates sera toujours plus efficace et plus maniable que des braillards ignorants, la hiérarchie Cradok était organisée en pyramide stratifiée. Le nombre réduit de strates du mille-feuille était censé en minimiser les coûts et en maximiser la réactivité. Mais il donnait aussi aux Représentants l’avantage d’une apparente proximité  propice à l’idolâtrie de la myriade des Représentés, tout en maintenant quand même ceux-ci à distance par l’étroitesse des accès permis.

Comment ces deux nations disjointes vivaient elles leur disparité ? Nous vous le conterons dans un prochain numéro

Info Citoyen

Préoccupations préélectorales Saclaysiennes

Mar 20, 2014

Vendredi dernier 14 mars, environ 150 personnes assistaient à la réunion publique organisée par la liste « Agir Ensemble pour l’Avenir de Saclay », candidate aux élections municipales.

Après une présentation résumée de son programme (pour plus de détails, se reporter à sa profession de foi), la parole fut donnée à la salle pour aborder diverses préoccupations des habitants, que nous rapportons ici, rassemblées par thèmes plutôt que par ordre chronologique.

Propreté et Civisme

Il a été stigmatisé certains comportements d’abandon de déchets sur l’espace public. La municipalité ne peut malheureusement pas organiser une surveillance apte à prendre sur le fait les contrevenants. Elle promet néanmoins une action d’information civique ciblée sur certains locataires de la rue Etienne Denys Perrier.

Les abords de la piste cyclable reliant le Val au Bourg sont déplorables : la rigole de Favreuse est prise pour un dépotoir et une partie longeant la RN118 est une décharge sauvage annexe de la Sodextra. Cette « voie douce » des promeneurs Saclaysiens se trouve malheureusement sur la commune de Bièvres qui ne s’en soucie guère!

Etat des routes et chemins

Malgré les efforts consentis, il reste des points noirs, au confluent des responsabilités partagées, par la CAPS (dans l’agglomération), par le Conseil Général (Christ et RD36) ou par le Groupe Arcade (rue de la Martinière). Il y a aussi une part d’expectative concernant les aménagements futurs, qui freine les remises en état nécessaires.

La réfection des routes est ordonnancée sur 5 ans dans le budget de la commune, où l’on peut en situer la planification. Les contraintes budgétaires font que malheureusement des concessions doivent être faites : les réseaux ne seront pas tous enfouis et le projet souhaité rue de la Martinière sera vraisemblablement amendé.

Transports

Les transports par bus ressortent de la compétence de la CAPS, et sont assurés par la compagnie Transdev, un des leaders mondiaux des transports publics, et partenaire privilégié du STIF (Syndicat des Transports d’Ile de France). Malheureusement, il semble que des chauffeurs de cette compagnie ont un comportement incompatible avec la régularité du service. Il n’est pas admissible de perturber à ce point les transports scolaires et la CAPS a donc  porté plainte contre Transdev. A noter que la dernière carence (droit de retrait suite à agression) a été palliée grâce à l’action de la municipalité de Saclay.

Nuisances sonores

Aussi bien au Bourg qu’au Val et depuis longtemps, le survol des hélicoptères a toujours suscité le mécontentement. Il existe désormais une Commission Consultative de l’Environnement de l’Aéroport de Vélizy-Villacoublay dont l’objet est d’amener à réduire les nuisances. Les militaires de la BA107 se sont montrés coopératifs en ce sens, avec aménagement des trajectoires. Mais pour l’instant, si la Gendarmerie commence à discuter, le RAID des gros « Pumas » nocturnes ne fait pas d’effort particulier.

Grand Paris

La loi du 27/01/2014 sur la Métropole du Grand Paris ne concerne pas notre département. Quand bien même nous serions conduits à terme à un EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) d’au moins 200.000 habitants, une fusion avec  « Europ’Essonne » (Massy) n’est pas inéluctable, tout autre rapprochement peut être envisagé, y compris  en Yvelines.

Les aménagements du « cluster » Paris-Saclay concernent encore assez peu le territoire de notre commune, il n’est donc pas attendu pour l’instant de retombées inflationnistes sur les impôts locaux. Il est prévu de maintenir ceux-ci à leur niveau très raisonnable. Néanmoins, la population augmentant beaucoup sur Palaiseau, Orsay, et Gif, la CAPS devra financer de nouveaux équipements collectifs et il n’est pas sûr que notre contribution n’en soit pas affectée.

(NDLR : quant aux effets de la rentabilité incertaine du futur métro, ils concerneront la mandature d’après … )

Scolarisation

Le collège Fournier d’Orsay approche de la saturation et il serait dommage d’éparpiller à nouveau les élèves de Saclay. Alors sont attendus avec impatience le collège et le Lycée du Plateau que prévoient le Contrat de Développement Territorial de l’EPPS.

La réforme des rythmes scolaires soulève toujours la polémique de certains enseignants et  parents. Quoiqu’on puisse en penser,  Christian Page refuse de se laisser pousser à la révolte et appliquera le décret. En attendant se prépare l’organisation des NAP (Nouvelles Activités Périscolaires) et gageons qu’avec l’important tissu associatif de Saclay, les compétences ne manqueront pas pour en assurer le succès, pour le plus grand bien des enfants. A noter que ces NAP ne devraient pas être gratuites mais qu’un quotient familial tempèrera l’effort des familles modestes.

Les trains qui arrivent à l’heure

Dans ce genre de réunion, le public parle toujours de ce qui ne va pas. Il fallait bien un ancien de la SNCF pour parler de ce qui est bien allé, et délivrer un satisfecit à la municipalité sortante.

Charte des AVB

L’association « Les Amis de la Vallée de la Bièvre » avait soumis sa « Charte AVB »  à l’adhésion de la liste candidate. Celle-ci n’a pas souhaité signer l’engagement alors que, autant dans sa profession de foi que dans sa réponse circonstanciée, elle affiche une convergence certaine de point de vue ! Chacun appréciera les tenants et aboutissants de cette réserve, quand on sait que la maîtrise de l’urbanisme sera le point délicat de la mandature, sous la pression prévisible de la CAPS, de l’EPPS, et de l’Etat.

Info Citoyen

Mon petit Notre Dame des Landes pour les nuls

Mar 3, 2014

J’étais à Nantes samedi  22 février et si je reviens sur l’évènement , c’est pour tenter d’expliciter la problématique du sujet, en espérant que la longueur de cet article ne vous décourage pas. Alors d’un trait ou à petites doses prenez donc la potion,  amère pour les uns  elle peut être magique pour d’autres.

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Selon le dernier sondage ifop, plus de la moitié des français seraient contre le projet d’Aéroport Grand Ouest (AGO) et moins d’un quart est pour. Je ne m’adresserai pas à eux, dont la conviction est faite (quoique …), mais au citoyen sur cinq qui ne formule pas d’opinion sur le sujet.

Ce projet remonte à pratiquement 50 ans, et Jean-Marc Ayrault s’en était fait le porteur. Il fait l’objet d’un contrat Public-Privé dont le concessionnaire pour 55 ans est l’aménageur et exploitant protéiforme VINCI.

Pas la peine de détailler longuement les arguments  « pour », ils ont été largement diffusés. C’est d’ailleurs le répertoire classique du siècle dernier : modernisme, développement, création d’emploi … Arguments indiscutables sur le principe mais de ce fait commodes pour la justification de Grands Projets Inutiles, dont les nuisances sont plus réelles que les innovations capables de relancer l’économie stagnante ou d’améliorer la qualité de la vie.
Projets Inutiles, mais Imposés dans des démocraties représentatives illusoires, coincées entre lobbies et cirque médiatique, et où la règle du jeu des pouvoirs est plus importante pour beaucoup d’élus et de hauts fonctionnaires que le véritable intérêt public. Mais ce n’est bien sûr pas le cas en France !

Les temps étaient autres en 1965, et depuis il s’est passé beaucoup de choses (pétrole, désindustrialisation, finance, climat …) qui devaient inciter à une nouvelle réflexion. Cette réflexion, les opposants au projet s’y sont livrés. Leur opinion, au départ viscérale, s’est forgée rationnellement en démontant les omissions, les trucages, voire les mensonges qui émaillent toute opération de promotion. Il est instructif à ce propos d’écouter l’entretien avec  Françoise Verchère, conseillère générale de Loire Atlantique.

Réflexion traduite aussi en actes par les 200 à 300 occupants (selon la saison) de la « ZAD » (zone d’aménagement différé, ou zone à défendre selon les camps). Dans ce bocage, (champs, haies, bois, et zones humides), vivent des agriculteurs réfractaires à l’expropriation, et des squatters de bâtiments et terres rachetés par VINCI. Ces activistes y ont instauré des communautés alternatives fonctionnant en démocratie participative. Ils restaurent l’exploitation agricole, visant à produire sain et à protéger la biodiversité riche et fragile. Ils exercent aussi leur créativité dans la construction d’habitats éphémères.
La société se décharge aussi d’un certain nombre d’exclus, de marginaux, et de révoltés vers la ZAD, refuge géré sans police et sans psychiatres.

Dérangeant fortement par leurs actions intérieures et extérieures de lutte contre VINCI et l’avancement du projet, les pas si utopistes et pas si doux « Zadistes » ont dû, à l’automne 2012, affronter une  violente offensive des forces de l’ordre. Opération « César » ratée mais qui a laissé des traces dans les lieux et dans les esprits.

Autour de la ZAD autogérée, beaucoup de collectivités territoriales soutiennent le projet : notoriété politique oblige, discipline de parti, attrait des subventions, et la convoitise aussi; la spéculation sur la plus-value des terres agricoles périphériques est bien engagée. Mais toutes n’ont pas cédé aux injonctions du gouvernement et l’opposition au « fol aéroport » s’est structurée dans le cadre institutionnel légal :
– Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d’Aéroport (ACIPA )
– Comité d’élu-e-s Doutant de la pertinence de l’aéroport (CéDpa )
– Association de Défense des Exploitants agricoles Concernés par l’Aéroport (ADECA )
– plusieurs collectifs (organisations professionnelles agricoles, pilotes de ligne, lutte contre l’aéroport)

Pendant ce temps-là, VINCI compte les points et les indemnités qu’il exigera de l’Etat.

Mais revenons à la manifestation de Nantes. A travers les chiffres officiels d’abord, dont un seul est véridique : 1.500 gendarmes mobiles et CRS (pratiquement l’équivalent des troupes envoyées à Bangui !). Les 20.000 manifestants sont eux à multiplier par au moins 2, le millier de « casseurs » est à diviser par au moins 3.

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Pour les images animées de la manifestation, ouvrir la video.

 

A travers la couverture médiatique ensuite, surexposant complaisamment les débordements violents et occultant la mobilisation paysanne (520 tracteurs) et citoyenne (63 cars venus de tout le pays), dans une indiscutable ambiance festive et responsable.

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A travers les commentaires toxiques enfin, agitant l’épouvantail de black-blocks basés sur la ZAD, en accusant les organisations institutionnelles contestataires de leur offrir une vitrine légale, et en omettant bien sûr la curieuse stratégie provocatrice des autorités. Les plus bellicistes du champ commun UMP-PS hurlent avec le jeune loup de la place Beauvau.

Et noir c’est noir, que dire du black-out pratiqué par la plupart des grands medias? Sur la jolie lettre ouverte de Françoise Verchère à Manuel Valls, sur la conférence de Bellevue, et sur l’humoristique réponse au préfet des « black-ploucs » de la ZAD. Mais si, mais si, la presse française est indépendante …

Et que dire aussi de la criminalisation dissuasive des actes protestataires ? Pique-niquer bruyamment dans le parc de François Pinault, actionnaire important de VINCI, a valu aux perturbateurs militants des condamnations non proportionnées qu’ils ont le front de ne pas accepter (appel à Versailles mercredi 5 mars) ! Mais si, mais si, la justice française est indépendante …

La tentative de manipulation d’opinion et d’intimidation est donc évidente. Elle semble n’avoir qu’un but : justifier une offensive massive d’expulsion définitive de la ZAD. Pas sans risque vu la détermination des opposants à l’AGO. Mais à l’approche des élections, Jean-Marc Ayrault ne tient pas à engager ce casus belli et vient de calmer le jeu. Répit qui permettra peut être de voir aboutir les recours contre l’impact environnemental du projet qui, rappelons-le, était loin d’être correctement évalué lors de l’enquête d’utilité publique.

Environnement, Info Citoyen, Plateau de Saclay

Agriculture, métro, et cohabitation

Juin 7, 2012

Ce mardi 5 juin, une réunion publique s’est tenue à la mairie de Saclay, sous la présidence de Marie-Pierre Digard, candidate « Europe Ecologie – Les Verts » dans notre circonscription, avec pour objet initial un sujet qui mobilise fortement les habitants du Plateau de Saclay : « Agriculture et métro, la cohabitation est elle possible ? ».

 Le volet « Agriculture » du débat n’a pu être développé en raison de l’absence pour force majeure de François Lerique (ancien président de l’AMAP « les jardins de Cérès »), mais cette problématique était déjà bien connue de par l’unanimité des prises de position de tous bords, bien relayées par les médias locaux.

Par contre le volet « Métro » a fait l’objet d’une intervention détaillée de Pierre Serne, (vice président du Conseil Régional en charge des transports).

Entendons-le : depuis le protocole d’accord entre l’Etat et la Région Ile de France, la fusion entre leurs deux projets concurrents pour créer le « Grand Paris Express », (circuit ovale barré ceinturant la capitale), est d’une utilité incontestable.

Même si certains tronçons auraient pu être traités de façon moins coûteuse, les lignes bleues et rouge desservent des bassins d’habitation et d’emploi très denses. Mais il lui apparaît que la ligne verte du Plateau est déconnectée des urgences et préoccupations des franciliens.

Les relations ne sont pas simples entre la « Société du Grand Paris » (SGP, établissement public étatique chargé de la réalisation du réseau) et le « Syndicat des Transports d’Ile de France » (STIF, établissement public administratif chargé de l’exploitation). Le STIF est l’émanation des collectivités territoriales depuis la loi de décentralisation de juillet 2005, mais La SGP, créée par la loi Grand Paris de juin 2010, a redonné à l’Etat un pouvoir régional. Expression d’un conflit politique qui n’a fait que freiner la Région dans son effort d’amélioration des transports.

Les financements relatifs aux missions sont de sources différentes, voire interpénétrées (cf protocole d’accord Etat/Région précité). En résumé, la SGP est dotée d’effectifs généreux (presque le double des 160 agents du STIF) qui effectuent le lobbying auprès des élus. Qui ne veut pas inaugurer sa station de métro ? Où il veut, et tant pis si la connexion aux autres transports radiaux est plus problématique, elle est à la charge du STIF ! La SGP n’en est qu’à la préfiguration du réseau, et accumule à ce jour le produit des taxes dédiées, pendant que le STIF peine à entretenir l’existant. En particulier les RER B et C qui concernent la région de l’OIN, et surtout la ligne A, qui est la plus chargée d’Europe (1,2 millions de voyageurs par jour).

 

Alors la ligne verte du métro apparaît comme un luxe au détriment de toute la Région IdF : 4,5 milliards d’euros, pas encore budgétés, pour seulement 5.000 voyageurs par heure de pointe, 20.000 par jour. Avec cette somme, le STIF trouverait de quoi résoudre tous ses problèmes (lignes à moderniser, tunnels à agrandir, matériel à remplacer). Il pourrait remplacer ce métro du Plateau par un bus BHNS (Bus à Haute Densité de Service), 20 fois moins cher, et tout à fait adapté au flux. Et aussi créer des liaisons modernes entre le Plateau et les vallées desservies par les RER.

Ou alors c’est que masquée, l’urbanisation massive guette. Le Schéma de Développement Territorial (SDT) de l’Etablissement Public Paris Saclay (EPPS, autre création étatique de la loi Grand Paris) ne prévoit il pas (page 75) jusqu’à globalement 8.000 logements par an sur les 49 communes de l’OIN (Opération d’Intérêt National), soit le doublement en 30 ans de la population de cette région ?

Marie-Pierre Digard remet également en cause l’ampleur et la centralisation de l’opération Campus. Les seuls emplois crées seront le fait d’entreprises « start up » du « cluster », mais combien sur l’ensemble ? Car tous les autres, à volume constant en Ile de France, seront des emplois déplacés, avec leurs tracas de déplacement, de logement, ou de précarité.

C’est vrai que le rassemblement d’Etablissements d’Enseignement Supérieur (ENSTA, Mines, Centrale, ENS Cachan …) peut sembler séduisant et les responsables d’établissement acteurs de la Fondation de Coopération Scientifique ont signé pour rejoindre Polytechnique et Supélec. Qu’en pensent la majorité de leurs enseignants, employés, et élèves ? La mutualisation d’équipements lourds de recherche est bien sûr souhaitable, mais Agro Paris Tech Grignon a-t-elle besoin du diffuseur neutronique Soleil au point de laisser ses champs expérimentaux à 30 km ? Ne semble t’il pas absurde aussi de déplacer l’université Paris Sud d’Orsay de 3 km en l’éloignant de sa station RER pour la rapprocher d’un métro hypothétique dans 15 ans ? A moins que l’attraction du foncier libéré dans des sites très prisés ne soit visée pour financer en partie le jeu de taquin …

A notre époque, la communication entre scientifiques n’a pas besoin d’une cafetaria commune pour se réunir. La synergie est plus fonction d’une souplesse des gouvernances que de la proximité géographique. Le précédent gouvernement s’y est d’ailleurs frotté avec Polytechnique.

Un millier de participants aurait manifesté le samedi 12 mai à l’initiative du collectif « Enterrez le Métro ». Avec en tête, les candidats UMP et PS.

Mais pas EELV, Pierre Serne nous dit pourquoi :

Pour lui, la meilleure façon de supprimer les nuisances, ce n’est pas d’accepter le métro et de l’enfouir, mais c’est le projet lui-même qu’il faut « enterrer ».

En croyant que l’essentiel était déjà joué, une bonne partie des manifestants s’est fait enrôler insidieusement derrière la bannière des héritiers des grands projets spectaculaires (les abattoirs de la Villette, le France, le Concorde), dont les slogans (« Silicon Valley », « visibilité mondiale », « développement », « croissance ») frappent les esprits et les vanités.

Pour EE-LV, l’OIN n’est pas une invention du dernier Président, elle a été décrétée avant lui par Dominique de Villepin, car elle traîne dans les rêves des technocrates depuis 40 ans. Cet état d’esprit d’un autre âge subsiste dans les partis dits « de gouvernement », qui ne se posent plus la question de refaire la donne, vu « l’énergie déjà dépensée ». Et qui sait si ceux qui en ont été frustrés ne sont pas tentés par la gouvernance d’un « grand machin », l’EPPS ou la SGP ?

A l’instar de nombreuses associations environnementales, et des cahiers d’acteurs de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), les « Verts » du Plateau ont affirmé leurs positions : vraiment contre le gaspillage des deniers publics, absolument contre la ligne de métro pernicieuse, et judicieusement pour la qualité de vie des citoyens. De quelque couleur que soient les couleuvres, Marie-Pierre Digard et Fabienne Elbaz les lèvent, elles ne les avaleront pas. Elles sont armées pour pouvoir défendre ces positions à l’Assemblée Nationale.

Photos Claude Gallas

Info Citoyen

Le « Castor » n° 72 est sous presse

Mai 26, 2012

Vous êtes nombreux à apprécier cette publication qui est le fruit de l’éclectisme compétent d’une association forte de près de 2000 membres, les AVB. Elle y consacre une partie non négligeable de ses ressources pour que tous bénéficient d’une information pertinente sur la problématique environnementale de notre région.

Ce journal, diffusé sur 13 communes, est tiré à 23.000 exemplaires dont 1.500 pour Saclay. Merci à la poignée de « volontaires » qui marchent dans nos rues pour « boiter ».

Si vous souhaitez les soutenir,  postez un commentaire. Et pourquoi-pas y proposer votre aide dans votre rue, dans votre quartier ? Adhérents ou pas, vous serez les bienvenus …

 

Agenda, Info Citoyen, Plateau de Saclay

Plateau de Saclay : Enquête Publique ZPNAF

Avr 13, 2012

Si ce n’est déjà fait, nous n’avons que jusqu’à demain pour donner notre avis.

Comment faire? Voir sur le site de « Terre et Cité » : http://www.terreetcite.org/?page_id=1222
Attention : les règles de l’enquête publique imposent des expressions personnelles, un copier-coller du même texte serait considéré comme une expression unique, quelque soit le nombre de contributeurs.
Vous pouvez trouver des éléments de lecture du dossier pour en souligner les enjeux. sur le site http://www.amisvalleebievre.org/spip.php?article364 .
Et visionnez le diaporama de « Terres Fertiles » :
http://terresfertiles-idf.org/Terres_Agricoles_Plateau_De_Saclay.pps
Pour nous, Saclaysiens, il est particulièrement important de chercher à sauver l’exploitation d’Elodie Vilain : voir l’article du 4 avril sur le blog.

Info Citoyen

Défense des terres agricoles

Nov 10, 2011

Il n’ya pas qu’à Saclay que des projets urbanistiques grandioses s’annoncent dévoreurs de terres agricoles et de deniers publics.
Près de Nantes, celui d’un Aéroport International à Notre Dame des Landes soulève aussi une vaste contestation.

Dans la continuîté d’une marche régionale l’an dernier et du grand rassemblement local de juillet 2011, une caravane de protestation est partie dimanche dernier pour rallier le Sénat samedi 12.

Elle passera à Saclay demain après midi, entre sa halte déjeuner à Magny les Hameaux et son étape du soir à Arcueil.

Si vous craignez une interférence avec vos projets de déplacement, consultez le parcours de cette « Tracto-Vélo » sur le site

http://tractovelo-ndl-2011.blogspot.com/p/parcours.html

 Ceux qui, comme l’AMAP « Jardins de Cérès » ou les sociétaires de la SCI « Terres Fertiles », se sentent solidaires, pourront manifester leur soutien au plus près, demain 11/11/11 vers 14h30, sur la RD36.

 

Info Citoyen, Vallée de la Bièvre

Les Publications AVB au Forum

Sep 9, 2010

Vous avez pu apprécier « le  Castor », journal que les « Amis de la Vallée de la Bièvre » vous distribuent périodiquement. Les AVB éditent aussi des livres qui seront présents au Forum des Associations.

Albert Lafon, qui trace aussi bien texte que dessins, nous fait parcourir  « le chemin de ronde » autour de Bièvres qu’il a arpenté toute sa vie d’exploitant forestier.

Regard tourné vers la localité ou vers ses environs, il nous en conte l’histoire. A travers anecdotes, souvenirs et fruit de ses recherches, nous y retrouvons la signification de noms, lieux, et édifices.

Par forêt et rivière, rues et chemins, laissons nous emmener à la rencontre des brigands, ecclésiastiques, paysans et artisans, voire aviateurs.

Des hommes et des femmes qui ont façonné le patrimoine de la région.

La Bièvre n’est pas n’importe quelle rivière, elle est la seule à Paris, après avoir connu des fortunes diverses. A l’heure où Antony songe à découvrir cette enterrée vivante, réjouissons nous de la connaître bucolique en haute vallée.

Un magnifique ouvrage indémodable est à nouveau disponible :

« La Bièvre redécouverte ».

Textes (de Serge Antoine et Florence Pizzorni-Itié), poèmes, et cartes accompagnent ce bonheur photographique dû à Jacques de Givry et Francis Tack.

Ce livre relate le parcours de la rivière dans le temps et dans l’espace, chanté de Ronsard à Victor Hugo et modelé par les bâtisseurs d’aqueduc, de biefs et de moulins.

Et qui mieux que le regretté Serge Antoine, grand serviteur de l’état, mais aussi militant associatif et père précurseur du ministère de l’Environnement, peut nous livrer les clés d’un véritable développement durable?

« Semeur d’avenirs » rassemble actes et contributions de ceux qui, en 40 ans d’histoire en France, ont compté pour la Prospective, l’Environnement et l’Aménagement du Territoire.

A l’heure de l’OIN et du « Grand Paris », imprégnons nous de la pensée de celui qui disait :

« A présent je suis inquiet. Sans vouloir faire le prophète, je dis que, si nous continuons à ne rien changer, dans deux ou trois cents ans il risque de n’y avoir plus d’humains sur cette terre. »

Et d’autres ouvrages sur ce versant de notre région encore calme, verte, belle :

Histoire, environnement, paysages, promenades …

Si l’un d’eux vous intéresse, rendez vous samedi au Forum, vous pourrez vous le procurer.

AVB – BP 25 – 91570 BIEVRES

répondeur : 01 69 41 83 95

 

www.avbnet.org

[email protected]

Plateau de Saclay

Sortie « Découverte du Plateau de Saclay »

Mar 29, 2010

L’association « Terre et Cité » ( http://www.terreetcite.org/ ) organise dimanche  11 avril une sortie pédestre afin de découvrir ou redécouvrir la partie Est du Plateau.

Photo Claude Gallas, AVB

L’ASES (Association de Sauvegarde de l’Environnement de Saclay) et les AVB (Amis de la Vallée de la Bièvre) vous invitent à  contempler encore ce qui est  menacé   par les projets d’urbanisation OIN et Grand Paris : paysage,  patrimoine architectural, fermes …

Une occasion de se sensibiliser sur la fragilité des richesses environnementales qu’il faut sauvegarder « afin de retrouver d’autres manières de gérer l’espace pour y vivre mieux, ensemble« .

Inscription : possible au départ mais mieux vaut prévenir

[email protected]   ou appeler le 01 69 30 70 20

Participation 2 € par personne à donner au départ (gratuit pour les enfants de moins de 16 ans)

Venez nombreux passer une petite matinée d’information et d’agrément ouverte à tous les âges.

Alors rendez vous le 11/04 entre 9h et 9h30, à l’abbaye du Limon à Vauhallan.

NB :  Voir le détail de l’opération sur le site de l’ASES.

Environnement

Qui pourra un jour décrasser le « Mammouth » ?

Mar 26, 2010

Claude Allègre persiste et signe.

Son dernier livre est en tête des ventes à la FNAC.

Peut on s’épargner de l’acheter?

Car son titre pourrait bien s’appliquer à l’auteur :

«Misleading» (trompeur) et «unethical» (contraire à l’éthique) sont deux mots sévères issus d’un courriel de Hakan Grudd, paléo-climatologue suédois de l’université de Stockholm, qui proteste ainsi contre une falsification de ses travaux.
Voir l’article du 23 mars sur : http://sciences.blogs.liberation.fr/home/terre/

La courbe de température que Allègre lui attribue (mention «Grudd, 2008») a été « redessinée » pour introduire une décroissance après 2000.
La légende présente cette courbe comme la «température», sans précision de lieu, donc implicitement globale, alors que la courbe de Grudd représentait uniquement les températures estivales de la région de Tornetrask (dans l’extrême nord de la Suède). La température globale sur le globe suivrait elle fidèlement celle du nord de l’Europe ?
Cet « aménagement » prétend donc qu’il n’a jamais fait aussi froid depuis près de 1 500 ans!

Pour le journaliste Denis Delbecq, Allègre réinvente le climat :
http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/quand-claude-allegre-reinvente-le-climat_854146.html

Claude Allègre, génie méconnu, vitupère aussi contre «des scientifiques dévoyés ambitionnant l’argent et la gloire», auxquels il reproche de s’être imposés par «un système totalitaire» et «mafieux», qui veut occulter que  «la température a augmenté à peu près huit cents ans avant le CO2».
«Et le malheureux chercheur qui avait fait cette découverte essentielle a été versé dans le corps des techniciens» (par un directeur de recherche du CEA, Jean Jouzel).

Ce  « malheureux », c’est Nicolas Caillon du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement à Saclay, qui dément :
«Je n’ai jamais été versé dans le corps des techniciens. Je suis ingénieur de recherche au CNRS, à la suite d’un concours de recrutement que j’ai réussi en 2003, après ma thèse passée sous la direction de Jean Jouzel, qui est un ami».
Quant à la présentation que Claude Allègre a fait de ses travaux, Caillon s’insurge :
«C’est un manque d’honnêteté intellectuelle flagrant. Jamais les paléo-climatologues n’ont affirmé que les transitions glaciaires/interglaciaires depuis un million d’années étaient déclenchées par les gaz à effet de serre. Donc, la découverte du déphasage de 800 années entre le début d’un réchauffement survenu il y a 245 000 ans et l’augmentation de la teneur en CO2 de l’atmosphère n’est pas une surprise, c’est une quantification d’un phénomène attendu».

On peut être un « grand cerveau » et se fourvoyer en un combat douteux. Alors Eric Besson n’a pas manqué de manifester sa solidarité avec celui qu’il pensait retrouver en compagnon de route :

http://www.rtl.fr/fiche/5132180/eric-besson-prend-la-defense-de-claude-allegre-au-micro-de-rtl.html

Car l’usurpation de l’autorité de la science sans en respecter aucune des règles rencontre évidemment un écho chez les  « climato-sceptiques ».  Affirmer que le pire n’aura pas lieu,  et que les mesures drastiques pour l’éviter sont inutiles, flatte l’espoir secret que chacun entretient. Ce qui explique sans doute le succès de librairie du livre.
Certains intellectuels vont jusqu’à invoquer le besoin d’organiser un débat public. Ils espèrent ainsi faire valider leurs thèses démagogiquement, hors de la communauté scientifique (procédé déjà utilisé aux USA par les « créationnistes »).
Voir article de Olivier Godard (chercheur au CNRS qui a théorisé sur le principe de précaution)
http://www.alternatives-economiques.fr/le-climat–l-imposteur-et-le-sophiste_fr_art_633_48600.html

Mais Claude Allègre se justifie en présentant son livre comme «un livre politique avant tout !». Sur ce point au moins, on peut le croire.
« Objet du scandale »  le 14 mars sur France 2, il conclût que dans un pays où il y a 3 millions de chômeurs, ce n’est pas le réchauffement climatique qui prime.
Voudrait-il ainsi légitimer le choix de ne pas agir contre la racine commune de ces deux maux : la dérégulation d’un monde économique effréné?

Ecoles

Un nom pour l’école du Val

Fév 7, 2010

Dans « Le Saclaysien » de janvier, l’encart page 20 nous appelait de nouveau à proposer un nom pour le groupe scolaire du Val d’Albian.

Au Val, tous les noms de rue sauf une (trouvez laquelle …) évoquent la littérature ou la science. Je sais que « Daniel Pennac » a été proposé. J’aime bien, mais je soumets aussi l’idée d’un choix qui m’est venue.

Pourquoi pas, classiquement, « Victor Hugo » pour se souvenir de l’ancienne adresse de l’école, ou bien maintenant  « Emile Zola » ? Outre leur talent d’écrivain, tous deux furent au 19ème siècle des républicains convaincus pour qui « Liberté, Egalité, Fraternité » n’étaient pas de vains mots. Pour cela, leur nom sur un fronton mérite d’interpeller nos jeunes générations pour quelque temps encore.

Pourquoi pas non plus se souvenir du 20ème siècle et de ses affrontements entre libéralisme et totalitarisme, en « récupérant » honorablement un « libertaire irrécupérable » : « Albert Camus » ? Sans fastes aussi éphémères qu’opportunistes, il mérite mieux !

Mort trop tôt, on s’en souvient surtout comme romancier et un peu comme dramaturge. En tant que philosophe, son image fut estompée par l’ombrage de Jean-Paul Sartre. Puis oubliée par les media qui préféraient faire le lit de bavards « nouveaux » philosophes.

Si votre mémoire est trop neuve, vous pouvez consulter les commentaires suivants dans la presse

Nouvel Observateur du 19/11/2009 : Entretien avec un lecteur de l’homme révolté

Le Monde » du 24/11/2009 : Lettre ouverte au Président de la République

Et quitte à honorer un grand homme disparu, plus près de nous encore, je propose aussi « Claude Lévi-Strauss », qui a si bien su ouvrir le débat sur « l’identité humaine », sans frontières et sans idéologie.

Alors choisissez en répondant au sondage ci après.

[poll id= »11″]

Puis n’oubliez pas de transmettre votre proposition à Gérard Grandjean, en mairie.

Vallée de la Bièvre

La Marche de la Bièvre

Jan 2, 2010

Voir Edition 2011 de la Marche de la Bièvre

Vous connaissez peut-être cette manifestation annuelle qui anime la Vallée en rassemblant près d’un millier de randonneurs.
Initiée il y a 27 ans par les « Amis de la Vallée de la Bièvre », cette marche qui reliait Notre Dame de Paris aux sources de la rivière est désormais organisée sous l’égide de la Fédération Française de Randonnée.

La prochaine édition aura lieu le dimanche 9 mai 2010. Alors vous en serez peut-être …

http://marche.bievre.org

Quelques mots sur la Bièvre

La BièvrePrenant sa source à 134 mètres d’altitude, au pied de l’ancien hameau de Bouviers à Guyancourt, la rivière est longue de 36 km et se jette dans la Seine à Paris.

Polluée pendant cinq siècles par les manufactures et artisans, puis réprouvée pour raison d’hygiène par les riverains, elle fut couverte à partir d’Antony entre 1850 et 1950 et mise à l’égout.

Son bassin versant collecte les eaux de 50 communes par une dizaine de rûs. Grâce aux travaux de réhabilitation, la Bièvre est redevenue vivante dans sa haute vallée, et ses variations de débit (de 1 à 100) ont été maîtrisées pour éviter les crues autrefois célèbres. Les communes des faubourgs envisagent désormais de lui faire retrouver l’air libre.

Marcher le long de la rivière

PA200108Les promenades en haute vallée de la Bièvre sont l’occasion de découvrir les paysages sereins et pittoresques qui ont inspiré écrivains, peintres, puis photographes.

Par vaux et étangs, sous bois et bourgs, le chemin vous emmène à la rencontre de la nature et de l’histoire.

On y voit nombre d’oiseaux mais plus de castors (à l’origine du nom).

La Marche de la Bièvre

 

L’édition 2009 a réuni 920 participants qui se sont partagés entre les trois parcours :

  • Marche à la lune :    52 km, Notre Dame – Bièvres –  Guyancourt – Bièvres,
  • Marche à l’aurore : 31 km, Bièvres – Guyancourt – Bièvres,
  • Marche au soleil :    22 km, Versailles – Guyancourt – Bièvres.

Marche sportive pour certains, promenade pour les autres, chacun y a trouvé son compte avec un balisage parfait, des points de ravitaillement, et un pique nique réconfortant au domaine Ratel.

Appel aux bonnes volontés

Il y a fort à faire pour préparer la 28ème édition. L’équipe de la « Marche de la Bièvre » fait appel aux volontaires pour venir la renforcer sur quelques tâches bien précises :

  • balisage de l’itinéraire,
  • inscriptions aux trois points de départ (minuit, 3 heures du matin ou 8 heures),
  • ravitaillement jusqu’à midi,
  • accueil des marcheurs à l’arrivée

Si l’entreprise vous est sympathique et si vous pouvez donner quelques heures de votre temps, contactez Sylvie Vandame, la présidente MDB :

[email protected]

Et venez à la réunion de concertation et d’affectation des tâches qui aura lieu le :

SAMEDI 9 JANVIER 2010 A 9 HEURES

Salle de la MJC d’ IGNY

Rue de Crewkerne

Vous y serez les bienvenus !

Grand Paris, Info Citoyen, Plateau de Saclay, Transport

Le Grand Pari

Nov 29, 2009

Saclaysiens, réjouissons nous : selon le contenu de la loi actuellement en débat à l’Assemblée Nationale, le Grand Paris c’est nous, chez nous, et maintenant !

L’Etat va nous offrir :

–   sur un plateau, une zone des trois vallées * (Titre V, Dispositions relatives à la  création d’un Pôle Scientifique et Technologique sur le Plateau de Saclay).

–   sur un Grand Huit, l’accès aux autres pôles attracteurs étranges de la Région (Titre Ier, Elaboration et Outils de Mise en Œuvre du Réseau de Transport Public du Grand Paris),

Dvpt GdP PdS L’application explicite du projet présidentiel emblématique,   c’est donc pour notre village (et pour les autres communes de l’OIN).

Au grand dam d’ailleurs de la cohorte des  architectes de renom mise en branle (cf tribune de Jean Nouvel, « Le Monde » du 21/10). Et des autres collectivités territoriales d’Ile de France qui rêvaient aussi d’apporter leurs lumières à la « banane bleue »

Une clarification

Après les discours de Nicolas Sarkozy (Roissy le 26 juin 2007, cité de l’Architecture le 17 Septembre 2007), l’OIN s’intègre dans la vision du « Grand Paris, ville monde ». Le décret 2009-248 du 3 mars 2009 en définit le périmètre (49 communes, 3 fois la superficie de la ville de Paris intra-muros). Sous l’égide du  secrétaire d’Etat chargé du Développement de la région capitale, Christian Blanc, fut donc établi le projet de loi (n° 1961) qui nous préoccupe actuellement.

Des inquiétudes

Devons nous en être satisfaits pour notre quotidien et notre futur? Indépendamment des clivages politiques, on peut toujours s’interroger sur le bien fondé et les modalités du projet et de sa loi :

–   Ce modèle de développement hyper centralisé n’est il pas désormais « daté » ?

–   Est il judicieux d’y sacrifier de riches terres agricoles de proximité ?

–   Quelle place laisse t’il à la démocratie participative des collectivités locales?

–   Qui supportera le coût des investissements et peuvent-ils être amortis ?

ZAD sud PdSEt c’est ici et maintenant car cela bouge déjà à notre porte, avant même l’adoption de la loi, le Plan Campus a débuté :

–    HEC s’agrandit sur 8,4 hectares de champs

–   le préfet de l’Essonne a également lancé un projet de ZAD de 1285 hectares au sud du plateau. La CAPS 6 et les communes concernées ont émis un avis défavorable sur cet outil foncier qui ne garantit aucunement la préservation à long terme de 280 hectares parmi ceux réservés aux activités agricoles.

Ce que nous avons fait

Depuis le début, toutes les associations de sauvegarde de l’environnement et leurs collectifs ont harmonisé leurs positions et cherché avec réalisme à infléchir le projet étatique. On peut rappeler entre autres qu’il en est résulté :

–   Des acquis au SDRIF

  • réduction du nombre de logements à construire
  • renoncement à l’autoroute A126
  • transport en commun en site propre (TCSP par bus) sur la RD36
  • plus d’autopont près du Bourg

–   Du mépris régalien

  • le projet de loi déposé (n° 1961) ignore le SDRIF, confisque les pouvoirs des collectivités territoriales, et évacue le débat public.

Les associations ont donc opposé à ce projet de loi leur argumentation détaillée et des propositions cohérentes d’aménagement :

–   IDFE et l’UASPS auprès du rapporteur de la commission saisie de la loi (commission du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire),

–   un collectif d’associations (dont les AVB) a écrit aux députés et a vu ses propositions reprises partiellement

  • en commission (action de Yves Albarello et Pierre Lasbordes, UMP)
  • dans certains amendements déposés  par l’opposition (Yves Cochet, Verts, et François Lamy, PS).

Dans l’état actuel des débats, nous pouvons être assurés d’avoir obtenu dans le texte de la commission (2068) soumis à la première lecture :

–   le rétablissement à l’article 3 du Titre Ier du débat public pour le Réseau de Transport, sous l’égide de la CNDP 13

–   un représentant des communes au conseil de surveillance de la SGP 14,  à l’alinéa 3 de l’article 8

–   la notion de « maintien de l’activité agricole, la protection des espaces naturels, agricoles et forestiers et la pérennité du patrimoine hydraulique » (Titre V article 21 alinéa 12)

–   un comité consultatif auprès du conseil d’Administration de l’EPPS 15 comprenant des représentants du mouvement associatif (Titre V article 22 alinéa 7)

–   la mention « Cette zone comprend 2 300 hectares de terres agricoles » (du Titre V article 28 alinéa 5)


Et pour la suite

Malgré nos demandes, nous n’avons pas obtenu en commission :

–   la garantie de localisation et de conservation des terres agricoles préservées

–   un débat public digne de ce nom sur le Pôle Scientifique et Technologique

–   une gouvernance démocratique respectant les compétences du territoire

Espérons encore qu’aucune réjection partisane n’empêchera l’adoption des amendements 82, 84, 85, et  307 . Communiquons  vite notre avis à notre député Pierre Lasbordes .

Faudra t-il se résigner pour autant ? Après 4 ans de mûrissement gouvernemental, est ce la proximité des élections régionales qui fait urgence ? Pour cadrer un projet d’horizon 15 à 30 ans, nos représentants parlementaires doivent avoir le temps d’en débattre. Bernard Accoyer (UMP, président de l’Assemblée), et Jean-François Copé (président du groupe UMP) eux mêmes ont demandé au Premier Ministre de renoncer à la procédure accélérée qui réduit le nombre de navettes entre l’Assemblée et le Sénat. Associons nous à leur démarche en l’ écrivant à nos parlementaires.

Si les choses doivent rester en l’état, ce sera plus difficile  de rester vigilants lors de l’établissement et de l’exécution des contrats de développement territorial passés avec la SGP, et lors de la coopération indispensable avec l’EPPS pour la gestion de l’eau et de l’assainissement. Vigilants et fermes car les moyens de chantage de l’Etat ne manqueront pas.

Le Développement ou le Chaos ?

Gd Pari BlancNe nous abusons pas, le Grand Pari secret de M. Christian Blanc, ne serait ce pas l’urbanisation qui ne manquera pas de foisonner autour de son métro ?

Ses paroles, ses écrits, et ses actes le font craindre. Du béton contre notre qualité de vie, au nom d’une conception archaïque, technocratique, et autocratique de l’intérêt collectif ? Et ce n’est pas François Durovray (UMP, élu de Montgeron) qui me contredira avec son livre SOS IDF

Michel Meunier

délégué des AVB

membre de l’ASES

Lexique

*                    Entre Bièvre, Yvette, et Mérantaise, devront nous parler de « Silly zone Valleys » ?

1 OIN :          Opération d’Intérêt National (secteur Massy/Saclay/St-Quentin-en-Yvelines)

4 SDRIF :      Schéma Directeur de la Région Ile-de-France

6 CAPS :       Communauté d’Agglomérations du Plateau de Saclay

8 ASES :       Association de Sauvegarde de l’Environnement de Saclay

9 AVB :         association « les Amis de la Vallée de la Bièvre »

11 UASPS :   Union des Associations de Sauvegarde du Plateau de Saclay

12 IDFE :       association Ile de France Environnement

13 CNDP :     Commission Nationale du Débat Public

14 SGP :        Société du Grand Paris

15 EPPS :      Etablissement Public Paris-Saclay

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