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Info Citoyen

Métro Ligne 18 – Utile pour quel Public ?

Avr 26, 2016

L’Histoire n’est écrite que par les vainqueurs. L’Utilité Publique sera t’elle écrite uniquement par les pouvoirs en place dans une république jacobine ?

 

Il appartenait aux citoyens de participer à l’enquête d’utilité publique, si possible en ne cédant pas à la facilité des idées reçues.

Ils l’ont déjà fait massivement : sans compter les dépôts en mairie, 3 800 avis ont été déposés sur le registre en ligne à 12 heures de la fin de l’enquête. Cette participation inhabituelle révèle manifestement le manque de véritable débat public préalable et spécifique sur un projet controversé, besoin qu’avait pourtant souligné la CNDP il y a cinq ans. La SGP écoute mais n’entend pas.

Ces avis sont très divers, de par leur nature et de par leur provenance. On peut distinguer trois types d’avis et quatre types de contributeurs :

  • les avis : « favorable», les « oui-mais autrement », ou bien « défavorable »,
  • les contributeurs : soit des particuliers, ou associatifs, ou chefs d’établissement, ou élus.

Personne ne sera étonné que les employeurs émettent en général un avis favorable, que les élus sont plutôt « oui-mais », et que les associations sont en majorité « défavorable ».

Les particuliers sont quant à eux partagés :

  • « oui » pour un avantage personnel,
  • « oui-mais » ou « non » pour un inconvénient local,
  • « oui-militant » ou « non-militant » selon la sphère d’influence,
  • et quelques avis documentés par une certaine compétence.

Que peut en tirer la Commission d’Enquête ?

D’abord la mesure de l’acceptabilité politique du projet. En faisant la balance des « oui » aux « non » (élimination des doublons, bégaiements dus au système, et comptage d’un seul avis par contributeur). Deux balances possibles en comptant les « oui-mais » d’un côté ou de l’autre pour peser la nécessité de réserves éventuelles.

Ensuite, la justification ou non de l’utilité publique. En recensant les avantages et les inconvénients énoncés et en analysant la consistance des arguments produits. Il faut dire que dans ce domaine, en portant un jugement critique sur les postulats communément insufflés, le monde associatif a montré une plus grande pugnacité que les élus, et une meilleure connaissance du terrain que les chefs d’établissement.

Enfin, le prononcé de l’avis motivé. Favorable, avec ou sans recommandations ou réserves, ou bien défavorable à la Déclaration d’Utilité Publique. Selon les règles, avec toute l’objectivité possible pour ne pas prêter le flanc à des recours ultérieurs.

Une envie ultime de contribuer ?

Le registre en ligne est ouvert jusqu’à ce soir 19 heures :

http://www.enquetepubliqueligne18.fr/deposez-votre-avis-en-ligne/

Et pour ceux qui seraient encore en mal d’inspiration, ces dépôts récents :

  • l’avis des AVB, n° 3784 du 25/04 (lire le fichier pdf)
  • l’avis du collectif COLOS n°3657 du 25/04
  • l’avis de la SCI Terres Fertiles, n° 3332 du 24/04
  • l’avis du CAS Orsay, n°3141 du 22/04
  • l’avis de l’UASPS, n°3069 du 22/04

Et l’article de monSaclay du 16 avril

Info Citoyen

Métro Ligne 18 – 20 nuances de « Non »

Avr 16, 2016

 

160416 GPE L18 vs ZPNAF; MRM

L’enquête d’utilité publique bat son plein, aux 3 quarts de la période, plus de 2300 avis ont été déposés en ligne sur le registre d’enquête. Un record ! Mais sont-ils tous réfléchis ?

Beaucoup d’avis sont favorables au métro, avec ou sans réserves :

Des particuliers qui y trouvent un avantage personnel, pour leur trajet travail, pour leurs loisirs. Surtout des travailleurs ou étudiants délocalisés sur le plateau ; il faut dire qu’ils ont été fortement incités par leurs chefs d’établissement.

D’autres qui élèvent le débat vers leurs aspirations : c’est pour la grandeur de la France, il faut réussir ces grands clusters, c’est pour les centaines de milliers de gens qui vont venir travailler ou habiter sur le plateau, voire plus car il faut faire croître l’Ile de France, son économie tirera les provinces qu’elle vide …

Et ceux enfin qui sont pour le métro, mais pas sous cette forme, aérienne devant chez eux, ou souterraine sous leur maison.

Tout le monde a ses raisons et ses croyances, on peut les comprendre, et je les respecte, mais j’aurais aimé :

  • que ceux qui rêvent du retour des « 30 glorieuses » se réveillent : ces temps sont révolus, les vrais défis sont nouveaux, et la société doit muter pour survivre,
  • que ceux qui sont fascinés par les incantations au modernisme dessillent leurs yeux : les méga-clusters ont montré leurs limites et sont déjà passés de mode ailleurs,
  • que ceux que les incitations hiérarchiques influencent ouvrent leurs oreilles : d’autres voix prônent des alternatives possibles et réalistes,
  • que ceux qui pédalent le nez sur le guidon relèvent la tête : ce projet est démesuré du point de vue socio-économique,
  • que ceux qui ne voient que midi à leur porte regardent plus loin : cette ligne de métro est l’épine dorsale d’une urbanisation ultérieure massive qui dégradera la qualité de vie du territoire.

Et que ceux qui ne se sentent pas concernés réalisent qu’ils le sont quand même, et plus qu’ils ne le croient.

Moi qui suis d’un avis totalement défavorable au projet, je vous en donne 20 raisons déposées sur le registre d’enquête. En résumé des  dépôts cités, plus détaillés. Ce sera long à lire mais peut-être instructif.

 

Le NON du citoyen français :

  • Dépôt 2211 du 15 avril : le dossier d’enquête publique contient plus de 2200 pages. En 37 jours, il est impossible à quiconque de les lire et de les analyser seul. Les vacances scolaires débutent sans que beaucoup de parents se soient forgé leur opinion, et pour qui part avec ses  enfants, la période d’enquête est réduite.
  • Dépôt 533 du 28 mars : par rapport au projet initial de 2010, le dossier ne comporte que les évolutions décidées par la SGP (passage du souterrain en aérien entre autres) ou certaines établies avec les acteurs favorables au projet, mais aucune des revendications émises par les collectifs ou associations. En fait, la SGP a simulé le processus de concertation citoyenne, au mépris des attentes d’une grande partie de la population.
  •  Dépôt 566 du 29 mars : depuis 2012 d’éminentes instances ont émis successivement des critiques et réserves sur ce projet (rapport Auzannet, Cercle des Transports, Commissariat Général à l’Investissement, Cour des Comptes). La SGP n’en a tenu aucun compte, et maintient les grandes lignes de son projet conçues en 2011.

 

Le NON du réaliste :

  • Dépôt 583 du 29 mars : le besoin en moyens de transport en commun de notre territoire est certes bien réel aujourd’hui, mais il est fallacieux de présenter ce métro comme la panacée pour le résoudre. Il arrivera bien trop tard et occulte  les autres solutions réalisables plus rapidement (rabattements sur les RER, prolongement du tram-train Massy-Evry et de la Tangentielle Ouest). Il s’approprie en outre les moyens techniques et les fonds publics nécessaires à l’amélioration tant réclamée du fonctionnement de l’existant (qui assurera toujours l’essentiel du trafic).
  • Dépôt 642 du 30 mars : la ligne 18 n’est pas adaptée à notre territoire, où les habitats sont dispersés. Elle ne dessert pas l’axe nord-sud, et sur l’axe est-ouest, la RD36 doublée est un appel à la circulation automobile. Le délestage sera négligeable pour l’A10 ou la RN118 nord, voire négatif pour la RN118 sud. L’asphyxie routière, aggravée par l’opération Paris-Saclay, ne sera donc pas soulagée par le métro.
  • Dépôt 657 du 30 mars : relier les bassins d’emploi du territoire est certes une nécessité, mais entre Saclay et St-Quentin, le besoin est atténué par la distance, et à St Quentin l’habitat est proche du travail. Comme les trajets entre les pôles d’activité pour des besoins professionnels sont marginaux, même dans une zone à forte valeur ajoutée, et qu’ils se font rarement en transport public, l’évaluation de fréquentation annoncée par la SGP sur ce secteur de la ligne 18 est une spéculation exagérée (voir le rapport DRIEA de 2010). Un moyen lourd comme le métro est surdimensionné (rapport Auzannet de 2012).

 

Le NON du contribuable :

  • Dépôt 713 du 31 mars :  le tracé aérien économiserait 250 millions d’euros ?

Le projet de réseau Grand Paris Express avait été évalué à 19 milliards d’euros en 2009.  La Cour des Comptes l’estime maintenant à 30 milliards (mais la SGP n’en avoue toujours que 24). Combien à terminaison ? L’économie visée par le tronçon aérien est donc moins de 1% du coût total du réseau GPE, c’est minime par rapport au coût supplémentaire accepté pour les nombreuses gares rajoutées sur tout le tracé.

La ligne 18 arrêtée provisoirement à Versailles (et sans les 2 gares différées) entre pour 12% du coût total du GPE avec seulement 6% des voyageurs en charge totale horaire, deux sens confondus (d’après l’étude DRIEA). Vu sa fréquentation insuffisante (délibération du STIF du 07/10/2015), son exploitation coûtera beaucoup à la région, donc à nous les contribuables.

  • Dépôt 2194 du 14 avril : la ligne 18 gaspille les fonds publics et accroit la pression fiscale.

La SGP se finance déjà par des recettes fiscales affectées (dont nos impôts locaux), elle attend des contributions de l’Etat et des collectivités territoriales, elle doit recourir à l’emprunt (14 milliards remboursable par les « péages » à percevoir sur l’exploitation du réseau). En final, tout cela sera plus payé par les contribuables que par les usagers.

Engager trois milliards d’euros pour une « demi-ligne » de très grande ceinture sous-employée, c’est déraisonnable (ce que souligne le Commissariat Général à l’Investissement). Dans un pays déjà endetté d’une année de PIB, emprunter encore sur une durée comparable à la durée de vie de l’équipement (80 ans ? 100 ans ?), c’est faire payer cette déraison jusqu’à nos arrière-arrières petits enfants !

 

 Le NON du Saclaysien :

  • Dépôt 721 du 31 mars : le projet demande la mise en compatibilité des documents d’urbanisme de la commune.

Dérogation aux articles concernant les interdictions et limitations de construction, et attribution d’un emplacement réservé supplémentaire de 4,6 ha pour la gare, en zone N (espaces naturels et forestiers devant être préservés) et en zone A (constructibilité encadrée pour la préservation du paysage et de l’activité agricole).

  • Dépôt 2165 du 14 avril : Une fois décrétée l’Utilité Publique, la mise en conformité des documents d’urbanisme sera obligatoire :

Les restrictions du PLU seront levées dans les parties du plan de zonage concernées par le métro, et en particulier sur l’emplacement réservé pour la gare, et pour ce que la SGP jugera bon de construire et faire construire autour, comme l’autorise la loi du Grand Paris de juin 2010,

Imaginons le poids de notre maire pour faire valoir une opposition au viaduc lors de l’examen préalable conjoint des modifications de PLU avec l’Etat, la SGP, et la CPS : négligeable.

 

Le NON de l’incrédule :

  • Dépôt 609 du 29 mars : La ligne 18 fait gagner du temps aux voyageurs ?

Sans doute mais pas autant que les chiffres biaisés de la SGP, qui ignorent les évolutions des moyens de surface présents (T7) ou à venir prochainement (TTME), et qui omettent totalement les temps d’accès. Ce gain n’est utile qu’à ceux qui habitent ou travaillent plus près des gares de la ligne 18 que des stations du réseau existant. Ce n’est pas le cas de tout le monde, loin s’en faut.

  • Dépôt 698 du 30 mars : les arguments pour justifier le viaduc sont peu sincères :

Ce serait une exigence des laboratoires sensibles aux perturbations ? Si cette solution était efficace, elle ne conduirait pas à écarter les options de tracé les plus directes, aussi bien à Moulon qu’à Polytechnique, ni à faire déplacer certaines installations de THALES et du SIRTA

Le réseau hydrologique empêcherait le passage en souterrain ? Si le tracé à la gare CEA était déjà souterrain, il n’y aurait plus aucun problème de déclivité  pour passer sous les drains des champs et sous l’« aqueduc des mineurs ».

 

Le NON de l’indigné :

  • Dépôt 680 du 30 mars : à l’ouest de Saclay , les villages sont coupés de la ZPNAF par une bande  de plus de 70 m  de large.  Cette emprise pour la mise en parallèle de la ligne 18 avec 6 voies routières (2 pour TCSP et  4 pour RD36, et une piste cyclable réglementaire) illustre l’effet pervers du morcèlement des enquêtes publiques : la surabondance inutile de modes de transport sur cet axe et le gâchis de terres agricoles expropriées.
  • Dépôt 2149 du 14 avril : après  « réflexion globale » avec la SGP, le Conseil Départemental de l’Essonne  a décidé, lors de sa dernière délibération, de différer on ne sait à quand le TCSP après le CEA, mais de conserver l’élargissement de la RD36 à 2×2 voies. C’est stupéfiant de voir ainsi supprimer l’alternative raisonnable concurrente du métro, au détriment des habitants de ces villages sans gare, et de maintenir une quasi-autoroute antagoniste du report modal de l’automobile vers les transports en commun !
  • Dépôt 689 du 30 mars : les colonisateurs prendraient ils les indigènes pour des attardés ? Entendu en réunion publique pour promouvoir le tracé aérien, et fort apprécié par les riverains :

-le bruit ne sera pas plus dérangeant que celui d’un aspirateur,

-c’est agréable pour les voyageurs de contempler le paysage de la région,

-le viaduc est un ouvrage emblématique de la modernité de l’opération Paris-Saclay.

  • Dépôt 2174 du 14 avril : Le projet est un puzzle auquel il manque deux pièces maîtresses :

la gare de Saclay, dite « CEA St Aubin » et la gare terminale « Aéroport d’Orly ».

Et il reste d’autres incertitudes comme :

Qui va payer la modification du laboratoire Thalès à Polytechnique ? Il s’accommode mal des perturbations générées par le métro aérien, pourtant plébiscité par POLVI.

Qui va payer la modification du site ERDF, en face du CEA ? Ses pylônes Haute Tension ne devraient pas faire bon ménage avec le viaduc.

  • Dépôt 2199 du 15 avril: quand le métro éjecte ce nucléaire utile à la santé publique …

La SGP a découvert lors de la concertation « renforcée » de 2015 que le CEA avait un périmètre de sécurité. Elle est contrainte aujourd’hui de différer l’achèvement de la gare « CEA –St Aubin », mais est soutenue par l’Etat et la direction du CEA qui ont fait arrêter le réacteur OSIRIS. Or il ne suffit pas d’arrêter un réacteur, il faut décharger le combustible, le conditionner, le conduire en déposante de stockage … La procédure est très longue à établir et à mettre en œuvre (des années).

Comme le réacteur de Cadarache qui devait remplacer OSIRIS a 4 ans de retard, la conséquence sera une pénurie européenne du radioélément servant au diagnostic des cancers du sein. Autre unité à risque et fournisseur de la médecine nucléaire : CIS Bio. Gênée désormais dans ses activités, la société canadienne se sentira sans doute poussée vers la sortie pour faire place au métro.

 

Le NON de l’écologiste :

  • Dépôt 702 du 31 mars : les arguments déclinés pour la promotion du tracé aérien allèguent à tort de la protection de l’agriculture.

Les contraintes de réalisation souterraine ne sont pas compatibles avec l’intégrité de la ZPNAF ? Pourquoi alors ne pas initier des  échanges de parcelles ? Par exemple,  50 ha de terres fertiles sur le secteur de Corbeville mériteraient bien d’être intégrées dans la ZPNAF.

Le viaduc limiterait donc la consommation de terres agricoles ? Il est pourtant évident que la multitude de fondations de ses piles  (tous les 25 m) a plus d’emprise au sol que les puits de service réglementaires (tous les 800 m) d’une ligne souterraine. Et le trajet serait moins long avec un tunnel plus direct.

  • Dépôt 2202 du 15 avril : la faune sauvage n’est pas conviée à s’exprimer lors de l’enquête publique.

Elle le fera peut-être plus tard : l’aménagement du Quartier Polytechnique a déjà repoussé sangliers et chevreuils vers les jardins d’Igny et de Vauhallan (article du Parisien Essonne du 2 février).

Et les oiseaux nichant à la réserve ornithologique de l’étang vieux, à 1250 m du viaduc ? S’accommoderont il mieux du passage du métro toutes les 3 minutes (dans chaque sens) que les habitants voisins du Christ, ou ceux de Villiers-le-Bâcle?

  • Dépôt 2204 du 15 avril : La ligne 18 entre Palaiseau et Saint-Quentin-en-Yvelines c’est le coin que le secrétaire d’Etat Christian Blanc a voulu enfoncer en 2009, pensant déjà urbaniser la moitié du plateau.

La lutte pour la ZPNAF a stoppé bétonnage et goudronnage au-delà de la frange sud, mais qui peut croire que ce rempart est éternel ? Il n’est pas d’exemple de moyen de transport lourd qui n’ait pas amené d’urbanisation adjacente. Ce qu’une loi a fait, une autre pourra le défaire, à la poursuite d’un modèle de croissance obsolète et contraire aux déclarations de la COP21.

Il n’y a qu’à regarder la carte : même en souterrain total, le métro, c’est le ver dans le fruit de la vocation agricole du plateau. Alors a fortiori, avec un tronçon aérien qui pourrira le travail des champs et où il sera facile d’ajouter des gares, y offrant à la SGP la préemption pour urbaniser sur 50 ha autour (loi 2010-597) …

 

D’accord ? Pas d’accord ? Si vous avez lu, c’est que vous accédez à internet :

Pour consulter les avis du registre :
http://www.enquetes-publiques.com/Enquetes2?RLIRE=EP16029
Pour déposer les vôtres :
http://www.enquetes-publiques.com/Enquetes2?RDEPOT=EP16029

Et pour faciliter le dépouillement et éviter une globalisation réductrice, il est préférable de séparer les points d’intérêt. Autant de fois que nécessaire, c’est permis. Et ce sera facile de prononcer chaque fois un avis clair sur ce point : favorable/défavorable. Les commissaires-enquêteurs feront le tri pour juger de l’utilité publique du projet, avec ou sans réserves.

Nous sommes tous concernés.
Si vous partez en vacances,  usez de votre smartphone ou d’un terminal local, la limite c’est mardi 26.

Bon courage

Environnement, Paris-Saclay, Plateau de Saclay, Transport

Pétition contre le métro : Le maire de Saclay ainsi que ceux de quatre communes du plateau se mobilisent

Fév 14, 2016

Source : Communication du Collectif Enterrez le Métro


saclay non au metro ligne 18
Les Maires de communes sur le trajet de la ligne 18 – Chateaufort, Magny Les Hameaux, Saclay, Saint-Aubin et Villiers Le Bâcle – s’élèvent, au cotés du collectif « Enterrez le Métro », contre la traversée du plateau de Saclay sur 14km par un métro du Grand Paris perchée sur des pylônes de 10 m de haut.

Il n’est pas question de laisser sacrifier les conditions de vie des habitants et le patrimoine naturel du plateau de Saclay par ce projet dévastateur que nous promet la Société du Grand Paris pour 2024.

Qu’il soit enterré, ou qu’il ne passe pas!

A l’aube de l’enquête publique ultime et décisive qui démarrera en avril 2016, soyez nombreux à nous suivre et à faire entendre votre volonté de préserver le plateau de Saclay.

metro saclayPlus d’infos

La Société du Grand Paris projette depuis 2011 de construire une ligne de métro aérien pour la traversée du plateau de Saclay.

Nous refusons de laisser un viaduc de béton défigurer les dernières terres agricoles du plateau de Saclay qui ont été sanctuarisées par décret du 31 décembre 2013 sous la forme d’une Zone de Protection Naturelle, Agricole et Forestière (ZPNAF) unique en Europe.

Nous refusons de laisser un viaduc de béton pénétrer sur le Parc Naturel Régional de la Haute-Vallée de Chevreuse.

Nous refusons de voir notre paysage coupé par des piles de béton vouées aux tags et autres insalubrités et réclamons la prise en compte de notre droit au paysage, comme il est reconnu en Europe et en France. Le paysage constitue un élément essentiel du bien être individuel et social et que sa protection, sa gestion et son aménagement impliquent des droits et des responsabilités pour chacun.

Nous n’acceptons pas que le bruit lancinant et assommant de rames de métro passant à 80km/h toutes les 2 mn vienne nuire à la santé des riverains. Ajoutée à la dégradation visuelle des espaces naturels, la pollution sonore achèvera de rendre impropres à leur destination les espaces naturels de loisirs offerts aux usagers actuels mais aussi futurs.

Nous dénonçons l’absence de concertation avec les habitants et leurs élus. La Société du Grand Paris bafoue les règles du débat public depuis 2011 en ignorant l’expression du public qu’elle invite pourtant à participer à des réunions qualifiées de concertation.

Que penser de la volonté de l’EPPS – Etablissement Public Paris-Saclay – qui projette d’utiliser cette empreinte paysagère comme “nouvelle signature du plateau de Saclay”?

Que penser du silence complice des institutions gouvernantes qui n’osent pas prendre leurs responsabilités et répondre aux complaintes des citoyens qui les sollicitent en vain pour faire entendre leurs revendications?

Contredisant ses propres études et sa propre affirmation en débat public “le métro souterrain est bien plus respectueux des terres agricoles”, c’est bien un métro aérien que la Société du Grand Paris soumettra à enquête publique début 2016 pour son projet de ligne 18.

Pour signer la pétition, 2 possibilités s’offrent à vous :

Texte de la pétition

Alors nous sommes déterminés à porter haut et fort notre refus du métro aérien.

Nous exigeons un passage en souterrain sur la totalité du plateau de Saclay ou l’abandon pur et simple de ce projet si cette disposition n’est pas satisfaite.

Simplement parce que nous avons la conviction profonde que le plateau de Saclay doit conserver son caractère naturel pour le bien des générations actuelles et futures.

Suivez-nous.

En signant cette pétition, en la faisant circuler, chacun de nous contribuera à faire entendre notre voix au plus haut.

Suivez notre collectif et les Maires des communes sur le trajet de la ligne 18: Chateaufort, Magny Les Hameaux, Saclay, Saint-Aubin, Villiers Le Bâcle

 

Association, Environnement, Info Citoyen, Plateau de Saclay, Transport

Saclay : Le métro aérien est passé sous silence – L’état d’urgence un risque pour les libertés

Déc 13, 2015

Sur le plateau de Saclay les opposants au métro aérien souhaitaient profiter de la Cop21 pour attirer l’attention des médias.

Un groupe de manifestants venus de Notre Dame des Landes devait s’arrêter sur le plateau de Saclay avant d’arriver à Paris et être hébergés dans la ferme d’Emmanuel Vandame à Villiers-Le-Bâcle.

« Nous avions prévenu les autorités », déclare Emmanuel lors d’un entretien téléphonique avec MonSaclay.fr. « Nous leurs avions communiqués les noms des participants, leur l’itinéraire et la date d’arrivée ».

La réaction du gouvernement n’a pas tardé : le plateau de Saclay a été placé en zone de sécurité. Lire l’article de MonSaclay.fr.

« Des gendarmes ont été déployés devant la ferme », dit-il. « Nous ne pouvons aller dans nos champs sans que nos identités soit systématiquement contrôlées ».

« Résultats : personne n’a parlé du métro aérien », regrette Emmanuel Vandame.

« Le gouvernement cherche à étouffer toutes contestations », ajoute Emmanuel, « tout comme lors de la réunion publique d’Orsay sur le Contrat de Développement Territorial Paris-Saclay Territoire Sud ».

Dans son article de Michel Meunier écrit : « Imaginez aussi la colère de cet agriculteur de Villiers-le-Bâcle quand on l’a empêché de parler du métro en interrompant brutalement sept fois sa question ! Alors que la ligne 18 est élément du CDT, fiche 2, qui parle même de son « intégration paysagère » (page 47) ».

Ce difficile équilibre démocratique ne risque-t-il pas d’être mis à mal par l’Etat d’Urgence ? De Saclay à Notre Dame des Landes c’est ce que craignent les militants.

 

Je reprend ici une communication de la zad de NDDL du 11/12/2015

Etat d’urgence : ne nous laissons pas bâillonner !

Appel du mouvement anti-aéroport

Face aux attentats meurtriers du 13 novembre, la réponse immédiate de l’État français a été la proclamation de l’état d’urgence, d’abord pour douze jours, puis pour trois mois (vote à la quasi unanimité du Congrès). Censé faciliter ou permettre, par des mesures d’exception, l’arrêt des attentats et la mise hors d’état de nuire de leurs auteurs, cet état d’urgence multiplie les mesures liberticides et, dans la lutte contre l’aéroport de NDDL, nous nous confrontons à certaines de ses conséquences

Violences PolicièresLes fichages réalisés par la police dans les mouvements de luttes servent désormais à des mesures répressives sans contrôle d’un juge ou sans procès. Des personnes ont été perquisitionnées à leur domicile et assignées à résidence pour avoir participé à une manifestation, distribué des tracts liés à la lutte de Notre Dame des Landes, ou  participé à l’accueil du convoi CAP sur la Cop à Paris. D’autres se voient bloquées aux frontières ou reçoivent des obligations de quitter le territoire. Au-delà, c’est l’ensemble des manifestations de rue prévues lors de la COP 21 qui a été interdit et de nombreuses autres assignations à résidence  ont été délivrées à des personnes ayant bravé l’interdiction.

Sous prétexte de protéger la population, l’État cherche à juguler et à dissuader toute contestation (interdiction des rassemblements et manifestations, liberté de s’exprimer)… mais n’annule pas les marchés de Noël ou les rencontres sportives dans de grands stades. On nous somme d’adhérer à l’union sacrée de gré ou de force : les « bons français » tous unis avec leurs politiques, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition.

Cette volonté d’enterrer des libertés fondamentales au nom de la sécurité ne concerne pas que les personnes en lutte mais touche de plein fouet les populations les plus discriminées, comme les personnes de confession musulmane ou les migrants qui fuient les fondamentalismes religieux et les conséquences de l’exploitation des pays du sud par les États occidentaux.

Violences Policières

Ce régime pourrait bien ne pas être que passager. Tout comme nous avons dû nous « habituer » à Vigipirate, ou à la généralisation du  fichage ADN , il est maintenant quasi certain que nous allons voir les mesures soi disant exceptionnelles de l’état d’urgence  se pérenniser et s’inscrire dans la Constitution.

Note de MonSaclay.fr : Il est intéressant de noter ce que déclarait dans Le Monde le Professeur de droit public à l’université Jean-Moulin Lyon III, Marie-Laure Basilien-Gainche,

« Il ne faut pas mélanger les genres et troubler ainsi la hiérarchie des normes. Il y a une loi qui est destinée à durer et une prorogation qui ne l’est pas. Il est à craindre que certains éléments ne finissent pas entrer dans le droit commun.
Par ailleurs, l’article sur la dissolution des associations qui est introduit me paraît inquiétant : quasiment toutes peuvent rentrer dans son champ d’application et se voir dissoutes avec pour seul recours le juge administratif.

De la même manière, la terminologie de l’article sur les perquisitions administratives est trop floue. Une marge de manœuvre bien trop large est offerte aux autorités. Le contrôle du juge administratif semble peu à même de sanctionner les atteintes démesurées aux libertés.

Si la lutte contre ces derniers révèle ses limites, ce n’est pas faute de textes mais faute de moyens, tout particulièrement humains. Il n’est nul besoin de révision constitutionnelle. »

En savoir plus sur le site du Monde 

Malgré l’état d’urgence, le convoi Tracto-vélo du mouvement anti-aéroport s’est rendu jusqu’en Île de France, faisant jour à après jour reculer les frontières de l’interdiction qui lui était faite.

Il nous semble crucial de continuer à faire vivre et partager l’espoir politique qui se construit depuis NDDL : celui qu’il soit possible d’arrêter ici et maintenant les projets nuisibles et imposés, celui qu’il soit possible d’inventer ici et maintenant d’autres manières de vivre, d’habiter, de produire ou de cultiver.

En ces temps sombres, il nous semble plus nécessaire que jamais de partager notre force collective. Ne nous laissons pas bâillonner, continuons à manifester et à contester dans l’espace public.

Des occupant.es de la zad de NDDL

La communication de NDDL était accompagnée d’une vidéo sur les violences policières

Info Citoyen

Le métro électoral

Déc 4, 2015

Peu d’entre vous sans doute ont pu assister mardi dernier à la réunion-débat de Bures-sur-Yvette :

« Les transports franciliens à travers le prisme des élections régionales »

Pds Agri VLB. Métro

Etaient présents, au moins partiellement :

–          Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France),

–          Marie-Pierre Digard (Ecologistes)

–          Alban Mosnier (Front de gauche)

 

 

Vous en trouverez les échos dans l’article d’Essonne Info :
http://essonneinfo.fr/91-essonne-info/85611/le-grand-paris-express-a-t-il-sa-place-dans-le-paysage-francilien/

pour les plus studieux, commentaires de la réunion et de l’article dans :
http://www.colos.info/actualites/grand-paris/116-le-grand-paris-express-a-t-il-sa-place-dans-le-paysage-francilien

En bref résumé, le réseau de métro Grand Paris Express n’est soutenu que par les partis dits « de gouvernement » (PS et LR/Centristes).
Normal puisque le GPE est le fruit de leurs désamours coupables. Devant l’inflation de coût prévisible et l’incapacité de financement actuelle, ils comptent bien sur les collectivités territoriales pour mettre la main à la poche.

Les principaux autres partis stigmatisent une gabegie de prestige :

–          certains tronçons en zones peu denses sont d’utilité contestable,

–          l’amélioration du réseau existant est sacrifiée,

–          la cavalerie financière veut dire augmentation d’impôt et emprunt (donc dette).

Dans leur collimateur, la ligne 18 qui nous concerne, emblème du déséquilibre coût/service :

–          DLF et le FN en demandent l’abandon pur et simple,

–          EELV la veut plus courte (s’arrêtant à Massy, compte tenu des TCSP prévus jusqu’à St Quentin en Yvelines),

–          le FG aussi, mais jusqu’à Orsay, tout en pensant à une dérivation vers le RER B, à Villeneuve-St-Georges.

C’est donc le métro de la discorde qui préside ces élections, mais attention de ne pas se laisser prendre ni à la démagogie ni aux discours incantatoires.

Et ne pas oublier le reste des programmes, qu’on aimerait bien d’ailleurs mieux connaître, tant les évènements ont étouffé la campagne.

Alors quitte? ou le double ?

à vos bulletins dimanche

Association, Environnement, Grand Paris, Paris-Saclay, Plateau de Saclay, Transport

Manifestation contre le futur métro aérien du Plateau de Saclay

Nov 2, 2015

Source : Le Parisien

Photo: MonSaclay.fr


métro aérien du Plateau de Saclay

Un ras-le-bol. «Nous ne sommes pas écoutés», peste Olivier Boucharlat, du collectif «enterrez le métro». Alors pour se faire voir, les habitants et les élus des communes de Villiers-le-Bâcle, Saint-Aubin, Saclay, mais aussi de Magny-les-Hameaux, Voisins-le-Bretonneux et Châteaufort (Yvelines), ont décidé ce samedi, d’empiler sur plus de 6m de haut des bottes de pailles, pour y accrocher des pancartes contre le futur métro aérien attendu sur le plateau de Saclay, théoriquement à partir de 2024.

Devant le rond point d’entrée de ville de Villiers-le-Bâcle, des dessins et des slogans évocateurs ont été installés sur trois des quatre façades de paille.

«C’est symbolique car c’est à cet endroit ou presque, que nous aurons des pylônes de 12m de haut pour soutenir le métro aérien qui est prévu», reprend Olivier Boucharlat. Comme tous les élus et habitants du secteur, il n’est pas contre ce projet de ligne 18 du métro. Il veut seulement que son tracé soit entièrement souterrain. «C’est ce qui a été recommandé dans tous les rapports effectués par la société du Grand Paris, lance Patrice Gilbon, le maire (DVG) de Villiers-le-Bâcle. C’est ce qui était prévu à l’origine. Mais des villes ont demandé des arrêts supplémentaires, faisant passer ce tracé de 3 à 11 gares.»

métro aérien du Plateau de SaclayDerrière le mouvement de riverains, les élus des communes sont aussi mobilisés. A l’image (de gauche à droite) de Patrice Gilbon, le maire (DVG) de Villiers-le-Bâcle, Patrice Pannetier, maire (SE) de Chateaufort, Jean-Jacques Debras, 1er adjoint de Saclay et Pierre-Alexandre Mouret, maire (SE) de Saint-Aubin qui s’opposent à ce métro aérien.

«Donc ils ont décidé de passer à un métro aérien (sur une portion de 13 km entre Palaiseau et Magny-les-Hameaux, NDLR) pour faire des économies», résument les membres du collectif. Selon les études de la société du Grand Paris, un métro situé sous ces terrains agricoles de l’Essonne et des Yvelines coûterait entre 250 et 600 M€ en plus. «C’est rien, à peine 1% dans le projet global qui est de 67 Mds€», reprend le maire de Villiers-le-Bâcle. «Pour moi, le problème est politique, les décideurs veulent que leur métro se voit, pour montrer leur oeuvre», soupire Olivier Boucharlat.

Le collectif de riverains contre ce projet aérien ainsi que les maires des communes de Villiers-le-Bâcle, Saint-Aubin, Saclay, Magny-les-Hameaux, Voisins-le-Bretonneux et Châteaufort, ont engagé un cabinet d’avocat. «Nous avons relevé des incohérences dans les enquêtes et les réponses qu’on nous a données», argumente Olivier Boucharlat. «Et nous envisageons d’attaquer si besoin», annonce Patrice Gilbon.

Agenda, Environnement, Grand Paris, Paris-Saclay

Samedi 31 octobre : un totem de paille pour dénoncer le projet de métro aérien sur le Plateau de Saclay

Oct 30, 2015

 

Source : Communiqué du Collectif Enterrez le Metro

Saclay Collectif Enterrez MetroVenez samedi 31 octobre, nous reconstruirons ensemble un totem de paille pour dénoncer le projet de métro aérien sur le Plateau de Saclay

Retrouvez-nous à la sortie de Villiers-le-Bâcle au rond-point de la RD36
Ce samedi à 10h00 – Plusieurs journalistes seront présents
 

Vu dans la presse ce mois-ci :

27 octobre 2015 : Châteaufort pourrait attaquer la future ligne 18 du métro en justice
Cette initiative forte attendue rejoint les démarches juridiques entreprises par la commune de Villiers-le-Bâcle depuis quelques semaines déjà.

21 octobre 2015 : Université Paris-Saclay … tout ne va pas franchement comme sur des roulettes
Désaccords, retards, rivalités … les critiques sont nombreuses sur ce mastodonte qui d’après les spécialistes serait trop grand pour être bon. En effet avec ses 60 000 étudiants l’Université Paris-Saclay serait d’avance ingérable pour rivaliser avec le top 20 des universités les plus brillantes du globe :

1) Harvard : 20 000 étudiants
2) Stanford : 14 900
3) MIT : 10 900
4) Berkeley : 35 000
5) Cambridge : 22000
6) Princeton : 6 600
7) California Institute of Technology : 2 100
8) Columbia : 28 000
9) Chicago : 14 700
9 ex-aequo) Oxford : 19 000
11) Yale : 11 250
12) Californie Los Angeles : 41 000
13) Cornell : 20 300
14) Californie San Diego : 29 000
15) Washington : 43 000
16) Pennsylvania : 21 800
17) Johns-Hopkins : 18 700
18) Californie San Francisco : 2 600
19) Ecole Polytechnique Zurich : 15 100
20) University college of London : 21 600

13 octobre 2015 : Remise des trophées du bétonneur 2015 : le Plateau de Saclay à l’honneur

12 octobre 2015 : L’interview « toquée » : Le métro aérien c’est bien, il ne faut pas priver les voyageurs du beau paysage qu’est le Plateau de Saclay …. Non mais on aura tout entendu ! On voit bien que ce fabuleux métro ne passera pas sous ses fenêtres ! Et un métro sur rails, perché sur des piles de béton de 10 mètres et bardées de tags, vous trouvez ça beau ?

8 octobre 2015 : Exposition universelle de 2025 : Saclay en première ligne … On atteint des sommets…Malheureusement, ils ont l’air très sérieux… Après le métro aérien, l’autoroute RD36, l’inquiétant « challenge » de l’aéroport de Toussus, voici une « tour Eiffel » sur le plateau de Saclay !

7 octobre 2015 : Délibération n°2015/514 du STIF sur la Ligne 18 du Grand Paris Express (PDF, 1.9 Mo) … en bas de la page 3, on peu lire « Le STIF souligne la faiblesse de la rentabilité économique de la ligne 18 comparée aux autres projets du Grand Paris déjà étudiés ».
Bravo … et merci de dire tout haut ce que la SGP tente de dissimuler via des calculs bancals depuis des années !

Merci de relayer cette newsletter au plus nombreux et rendez-vous samedi matin juste à la sortie de notre village.

Très cordialement,

Le Collectif Enterrez le Metro
[email protected]
www.enterrezlemetro.fr

 

Info Citoyen

Enterrer le Métro ?

Avr 16, 2015

Revenons sur la manifestation de Jeudi dernier, 9 avril,  qui réunissait environ 150 personnes.

Union des Associations de Sauvegarde du Plateau de Saclay

Union des Associations de Sauvegarde du Plateau de Saclay

Banderoles du Collectif "enterrez le Métro"

Banderoles du Collectif « enterrez le Métro »

Bâtiment de la CAPS au Moulon

Bâtiment de la CAPS au Moulon

 

Manifestation à l’initiative de deux organisations qui revendiquent l’enterrement de la ligne 18 (dite « verte » …) mais chacune avec son acception du terme :

  • enfouissement de l’ouvrage pour le Collectif « enterrez le Métro»,
  • abandon pour l’UASPS, au profit de solutions alternatives.

Mais les deux s’accordent pour juger le projet inacceptable dans sa forme actuelle :

Sur le plateau, de Saclay à Châteaufort, une saignée du gabarit d’un Boeing : 4 voies RD36, 2 voies TCSP, viaduc du métro, le tout en parallèle (en prime : une piste cyclable,  dans ces lieux bien agréables …).

On peut comprendre la colère des Villebâclais et des Castelfortains du Collectif, que cet axe tangente. Les Saclaysiens qui, bien qu’épargnés pour l’instant dans leur environnement immédiat, se rappelleront l’émoi du Bourg en 2006 devant le projet d’autopont de la RD36.

L’UASPS dénonce quant à elle un gaspillage d’argent public de par la démesure du projet étatique (voir son bulletin « la Voix du Plateau ») et propose de plutôt réhabiliter les réseaux ferrés existants dans les vallées pour y relier le Plateau par des transports souples ou innovants. Coût et délai moindres, besoins réels mieux satisfaits.

Une délégation des manifestants a été reçue par le Conseil Communautaire.

Dans la nuit, les Terres Fertiles, vous écoutent ...

Dans la nuit, les Terres Fertiles, vous écoutent …

Harm Smit, coordinateur COLOS/UASPS

Harm Smit, coordinateur COLOS/UASPS

Michel Bournat et Emmanuel Vandame

Michel Bournat et Emmanuel Vandame

 

Elle en est ressortie quelque peu dubitative :

  • D’abord de s’être fait reprocher de ne pas utiliser de bons moyens de communication avec la CAPS, laquelle faisait pourtant la sourde oreille aux revendications des maires concernés.
  • Ensuite de s’entendre dire que le trajet aérien Palaiseau-Saclay n’est pas négociable (impératif du 1er ministre ?). En dehors du fait que ce paysage mérite aussi de ne pas être gâché, cela hypothèque sérieusement la promesse de rediscuter de l’enfouissement après : il apparaît techniquement peu probable que le dénivelé puisse être absorbé sur la courte distance entre la gare de Saclay et Villiers-le-Bâcle.
  • Enfin, pas de rendez-vous avant un mois pour continuer à en parler.

Mais où sont donc passées les personnalités politiques qui soutenaient les 600 manifestants du 12 mai 2012 pour « enterrez le métro » ? Les élections passées, les motivations ont changé de bord. Que pèsent donc des riverains qui clament « NIMBY », même à juste titre ?

Et le collectif COLOS, dont fait partie l’UASPS, représente pourtant plus de 100 associations dans le périmètre de l’OIN. Avec des compétences manifestes et des analyses de qualité. Sera t’il plus écouté ?

Une lueur dans la nuit, une motion de revendication, sous-entendant des menaces envers l’EPPS, a été votée lors de ce conseil communautaire : pas encore du Michel Audiard, mais la CAPS se rebiffe …

En attendant l’enquête publique de janvier 2016, préparons-nous à suivre des débats animés en mai lors des réunions publiques SGP, dites de « concertation renforcée » :

  • le 12 à Versailles, le 18 à Antony, le 20 à Massy, le 26 pour le Plateau, et le 27 à Guyancourt.

Pour en savoir plus sur la contestation, voir les pétitions hébergées sur le site [email protected] :

Et pour garder la main avec les Enquêtes Publiques : en cours jusqu’au 5 mai, celle sur la Déclaration d’Utilité Publique de l’aménagement du secteur de Corbeville (DUP Corbeville). Attention, délai court et vacances scolaires, mais vous pouvez consulter les blogs associatifs habituels et adresser votre avis à :

[email protected]

Soyez nombreux à participer.

Agenda, Environnement, Grand Paris, Info Citoyen, Paris-Saclay, Plateau de Saclay, Transport

Manifestation contre le métro Ligne 18 du Grand Paris Express le jeudi 9 avril 2015 devant les locaux de la CAPS

Avr 7, 2015

Le futur campus urbain imaginé par l’Établissement Public Paris -Saclay (EPPS) sur la frange sud d u plateau de Saclay avance à marche forcée. Il prévoit une programmation de plusieurs millions de m² répartie entre établissements d’enseignement supérieur et de recherche, activités économiques et logements.

À l’horizon 2025, une « ville nouvelle » de quelque 35 000 habitants devrait voir le jour sur les 7 k m entre Saint-Aubin et Palaiseau, desservie par un transport lourd sous forme de la Ligne 18 du Grand Paris Express (GPE). Lors du débat public de la CNDP sur le réseau de transport du Grand Paris (« Grand Huit ») d’octobre 2010 à janvier 2011, différents experts réputés avaient sévèrement critiqué le projet. Ces avis très pertinents ont été superbement ignorés tant dans le compte rendu du débat public que dans « l’acte motivé » de la Société du Grand Paris, pourtant supposé indiquer comment les avis exprimés au cours du débat étaient pris en compte. De nombreuses objections exprimées dans ces avis d’expert se retrouvent dans une étude solidement étayée, publiée récemment par le Cercle des transports. Il en va de l’intérêt national que cette fois-ci l’avis des experts soit entendu : nous n’avons pas les moyens de mener de front la modernisation du réseau existant et le Grand Paris Express, dont le coût d’investissement est colossal et qui majore de 50% les coûts d’exploitation, lesquels sont déjà à la dérive.

Pour le Grand Huit, on pariait que la crise économique allait être très éphémère ; cinq ans plus tard, il est grand temps de se rendre à l’évidence de la croissance molle durable au lieu de continuer comme si de rien n’était. Le rapport montre qu’on peut faire beaucoup mieux, à un coût très nettement inférieur, dans des délais bien plus rapprochés. L’attractivité du Grand Paris n’a rien à y perdre !

La Ligne 18 du GPE s’inscrit dans la même trajectoire: on veut y engager une somme faramineuse pour construire un métro qui ne servira au mieux qu’à 5 000 voyageurs à l’heure de pointe. En organisant le rabattement sur les gares de RER B et C, avec des téléphériques et des navettes, on résoudrait le problème de la desserte du plateau de Saclay depuis Paris, économisant ainsi 6 à 9 milliards d’euros en investissement (en comptant les habituels dépassements) et des dizaines de millions d’euros de frais de fonctionnement annuels.

On éviterait aussi un décalage d’une bonne décennie entre l’arrivée des établissements et de ce métro. Enfin, on ouvrirait une réelle perspective de report modal pour les usagers du plateau habitant les vallées limitrophes – beaucoup plus nombreux que les usagers parisiens – qui encombrent les routes d’accès au plateau et pour qui la Ligne 18 ne serait d’aucune utilité.

En effet, le vrai problème de la desserte du plateau va être d’affronter le formidable accroissement du trafic routier induit par la démesure du projet Paris-Saclay. Or, personne n’a de solution à ce problème !

Qui sommes-nous ?

L’UASPS, association créée en 1988, regroupe 19 associations de défense de l’environnement et du cadre de vie, implantées sur le plateau de Saclay et dans les vallées limitrophes. Membre de l’union régionale Ile-de-France Environnement (IDFE) et membre fondateur du Collectif OIN Saclay (COLOS), elle est agréée sur le plan régional.

 

Manifestation « NON au métro, OUI aux solutions alternatives »

Date et heure : 9 avril 2015 à partir de 18h15

Lieu : devant les locaux de la CAPS, 1 rue Jean Rostand, Park Club Orsay Université

Accès par la route :

  • Sortie 9 de la RN 118 (« Centre universitaire, Grandes écoles »)
  • Au rond-point de Corbeville, 3ème sortie : rue Noetzlin, continuer sur 360 m
  • Au rond-point Noetzlin, 3ème sortie : rue d’Arsonval, continuer sur 380 m
  • Au rond-point Chemin du Petit Saclay, 1ère sortie : rue Jean Rostand, continuer sur 150 m
  • Locaux de la CAPS : premier bâtiment à gauche après entrée dans le Park Club

Pour en savoir plusUASPS – Non au métro gouffre financier

Grand Paris, Info Citoyen, Plateau de Saclay, Transport

GrandParis: le métro et les voyageurs peuvent attendre..

Juin 8, 2014
entrefilet Canard Enchaîné, 14/05

entrefilet Canard Enchaîné, 14/05

Un entrefilet inquiétant du généralement bien informée Canard Enchaîné du 14/5 nous apprend que l’état puise dans le budget des lignes nouvelles du Grand Paris pour maintenir les RER à bout de souffle..
En ces temps de disette budgétaire extrême, ou l’état est comme chacun sait à la recherche de liquidités, il parait de plus en plus probable que le métro ne passe jamais à Saclay..
Tandis que la RD 36 serait doublée, faisant ressurgir les vieux fantômes de la B12..
Ainsi, on cumulerait les handicaps avec la gentrification de la frange sud du plateau et les désagréments liés à l’augmentation du trafic routier dans une zone peu ou mal desservie par les transports en commun..

Environnement, Info Citoyen, Paris-Saclay, Plateau de Saclay

« Pourquoi ne pas faire des terres agricoles une chance pour la métropole de Paris ? »

Mar 26, 2013

SourceLe Monde.fr – 

 triangle de Gonesse

Vue des terres agricoles du triangle de Gonesse (95). | Angela Bolis / LeMonde.fr

Europa City, ses 80 hectares de galeries commerçantes, d’infrastructures culturelles, de parc d’attraction… Situé entre la Seine-Saint-Denis et le Val-d’Oise, à Gonesse, ce projet fait miroiter des créations d’emplois et un développement qui semblent bienvenus dans cette zone de banlieue déshéritée. Mais il attise aussi la méfiance de nombreuses associations, qui s’inquiètent du maintien de l’agriculture et des commerces locaux.

Lire le reportage : Europa City, ou l’art de construire des pistes de ski en banlieue parisienne

Le géographe Michel Lussault, professeur à l’ENS de Lyon, analyse les choix urbanistiques qui sous-tendent ce projet de méga-complexe initié par le groupe Auchan, qui devrait voir le jour à l’horizon 2020 dans le cadre du Grand Paris

  • A l’heure des discours sur la densification de la ville, que pensez-vousde la construction de ce vaste complexe très dévoreur d’espace en banlieue parisienne ?

Le projet répond lui-même à cette question, en expliquant qu’il ne mange « que » 80 hectares (« soit 8 % seulement des 1 000 hectares du Triangle de Gonesse »). Mais il ne peut évincer une problématique centrale : celle de considérer quelle politiquede gestion des espaces non bâtis – agricoles, forestiers, naturels – on mène dans une grande métropole comme Paris. Comment les insère-t-on dans une stratégie urbaine, sans qu’ils finissent forcément en friches ou en espaces dédiés à l’urbanisation ?

Lire la suite 

Info Citoyen

Ayrault donne le feu vert au Grand Paris des transports et à la Métropole de Paris

Mar 6, 2013

Par Sophie LAUTIER | AFP 06/03/2013 

Le Premier ministre dévoile mercredi après-midi sa vision du Grand Paris, tant sur le volet concret des transports avec un feu vert au supermétro automatique que sur le volet politique de la future « Métropole de Paris ».

Le discours que Jean-Marc Ayrault doit prononcer devant un parterre de 700 élus et décideurs économiques, annoncé par certains à gauche comme « historique », est surtout attendu pour donner un signal fort aux investissements qui se profilent pour les 20 prochaines années dans une région qui pèse 30% du PIB national.

« Il y a des inquiétudes qui ne datent pas d’hier. Le Premier ministre apaisera toutes ces inquiétudes », a-t-on assuré à Matignon mardi.

Les derniers arbitrages sur les montages financiers seront pris mercredi dans la matinée à Matignon, a-t-on affirmé de sources proches du dossier, mais les principaux chapitres du Grand Paris des transports sont d’ores et déjà écrits, avec l’horizon acté de 2030.

Ayant pris la mesure de l’urgence sociale et l’enjeu politique des transports du quotidien, Jean-Marc Ayrault devrait présenter une « perspective unique qui intègre l’amélioration de l’existant, des prolongations de certaines lignes et le nouveau Grand Paris Express dans un plan d’ensemble où les différents projets ne sont pas concurrents », a expliqué à l’AFP une source ministérielle.

Cela pourrait se traduire concrètement par l’annonce « d’objectifs de mises en service très claires par période de trois ou cinq ans », a-t-on précisé de même source, avec le souci d’éviter l’écueil politique d’avoir des territoires gagnants et d’autres perdants.

Et pour incarner le Grand Paris, les futures lignes du Grand Paris Express (200 km de nouvelles lignes et leurs 72 gares) devraient recevoir des appellations dans la lignée du métro parisien, une idée chère à Cécile Duflot, ministre en charge du dossier. Ainsi la rocade la plus proche de Paris pourrait devenir la ligne 15, d’autres devenir la ligne 16, 17 ou 18, avec des inaugurations parallèles du prolongement de la ligne 11 ou du RER E vers l’ouest.

« Je suis assez enthousiaste, on a eu des périodes de scepticisme mais globalement nous avons été entendus par le gouvernement », s’est réjoui auprès de l’AFP Alexis Bachelay, député PS des Hauts-de-Seine et co-rapporteur de la mission de suivi de la loi sur le Grand Paris.

Le réseau se fera donc bien dans « sa globalité » avec des « adaptations » de capacité pour certaines lignes en fonction des projections d’augmentation de trafic à long terme.

Trois types de métro seront retenus: du très capacitaire pour la zone dense (comparable au métro parisien), un métro moins capacitaire et par endroits en surface pour le grand Est et vers Roissy et enfin du plus léger en surface entre Saclay et Orly.

Sur la question des financements, plusieurs voix – jusqu’à des élus UMP mardi soir – ont proposé de multiples pistes pour sécuriser le projet global d’environ 35 milliards d’euros: allongement de la durée de l’emprunt, déplafonnement de la taxe bureau (qui abonde la Société du Grand Paris, maître d’ouvrage), création de nouvelles taxes (sur les billets d’avions au départ d’Orly et Roissy, écotaxe poids lourds, etc.)

Afin de dégager une « vision » gouvernementale pour la région capitale et dans la mesure où l’ultime version du projet de loi sur la décentralisation a été déflorée, le Premier ministre va aussi parler de gouvernance institutionnelle.

La révélation lundi de la création d’une « Métropole de Paris » sur la zone dense de l’agglomération parisienne, avec notamment des compétence en matière de logement, a suscité des réactions, souvent critiques, à gauche comme à droite et particulièrement émanant du Conseil régional qui se voit mis à l’écart.

L’UMP a dénoncé une « nouvelle usine à gaz » et l’ajout d’une « énième couche au millefeuille administratif », EELV a fustigé « un coup fatal porté à l?égalité des territoires », tandis que le PS s’est alarmé d’un risque accru de « relégation des territoires périphériques ».

« Ce projet est plus un point de départ et un minimum syndical qu’un projet de décentralisation abouti mais il a le mérite d’exister. Il y aura un débat parlementaire et nous sommes plusieurs à savoir rédiger des amendements », a souligné M. Bachelay.

Environnement, Grand Paris, Paris-Saclay, Plateau de Saclay

Métro Incertain : Campus de Saclay Menacé

Juin 29, 2012

Source : Communiqué de presse

Hervé HOCQUARD, conseiller régional UMP et administrateur de l’Etablissement Public de Paris Saclay représentant les maires de l’Essonne, prend acte des inquiétantes déclarations de la Ministre de l’Egalité des Territoires qui a la charge du dossier du Grand Paris.  Elle affirme qu’il est nécessaire de « séquencer le projet » du Grand Paris  et que « tout ne pourra pas se faire tout de suite ni en même temps »,

Hervé HOCQUARD demande à la Ministre de préciser si la ligne « verte » allant d’Orly à Versailles et desservant le plateau de Saclay demeure au premier rang des priorités, ou bien si elle est au contraire reléguée à plus tard.

Tout retard ou incertitude concernant ce projet serait fatal au projet Campus. Plusieurs grands établissements ont en effet clairement conditionné leur arrivée sur le plateau de Saclay à la réalisation rapide de ce transport en commun qui doit les mettre à moins de 30 minutes de Paris. Le nouveau Président de l’université Paris-Sud a lui-même déclaré dès son élection ce mois de juin « pas de métro, pas de campus ».

Environnement, Info Citoyen, Plateau de Saclay

Agriculture, métro, et cohabitation

Juin 7, 2012

Ce mardi 5 juin, une réunion publique s’est tenue à la mairie de Saclay, sous la présidence de Marie-Pierre Digard, candidate « Europe Ecologie – Les Verts » dans notre circonscription, avec pour objet initial un sujet qui mobilise fortement les habitants du Plateau de Saclay : « Agriculture et métro, la cohabitation est elle possible ? ».

 Le volet « Agriculture » du débat n’a pu être développé en raison de l’absence pour force majeure de François Lerique (ancien président de l’AMAP « les jardins de Cérès »), mais cette problématique était déjà bien connue de par l’unanimité des prises de position de tous bords, bien relayées par les médias locaux.

Par contre le volet « Métro » a fait l’objet d’une intervention détaillée de Pierre Serne, (vice président du Conseil Régional en charge des transports).

Entendons-le : depuis le protocole d’accord entre l’Etat et la Région Ile de France, la fusion entre leurs deux projets concurrents pour créer le « Grand Paris Express », (circuit ovale barré ceinturant la capitale), est d’une utilité incontestable.

Même si certains tronçons auraient pu être traités de façon moins coûteuse, les lignes bleues et rouge desservent des bassins d’habitation et d’emploi très denses. Mais il lui apparaît que la ligne verte du Plateau est déconnectée des urgences et préoccupations des franciliens.

Les relations ne sont pas simples entre la « Société du Grand Paris » (SGP, établissement public étatique chargé de la réalisation du réseau) et le « Syndicat des Transports d’Ile de France » (STIF, établissement public administratif chargé de l’exploitation). Le STIF est l’émanation des collectivités territoriales depuis la loi de décentralisation de juillet 2005, mais La SGP, créée par la loi Grand Paris de juin 2010, a redonné à l’Etat un pouvoir régional. Expression d’un conflit politique qui n’a fait que freiner la Région dans son effort d’amélioration des transports.

Les financements relatifs aux missions sont de sources différentes, voire interpénétrées (cf protocole d’accord Etat/Région précité). En résumé, la SGP est dotée d’effectifs généreux (presque le double des 160 agents du STIF) qui effectuent le lobbying auprès des élus. Qui ne veut pas inaugurer sa station de métro ? Où il veut, et tant pis si la connexion aux autres transports radiaux est plus problématique, elle est à la charge du STIF ! La SGP n’en est qu’à la préfiguration du réseau, et accumule à ce jour le produit des taxes dédiées, pendant que le STIF peine à entretenir l’existant. En particulier les RER B et C qui concernent la région de l’OIN, et surtout la ligne A, qui est la plus chargée d’Europe (1,2 millions de voyageurs par jour).

 

Alors la ligne verte du métro apparaît comme un luxe au détriment de toute la Région IdF : 4,5 milliards d’euros, pas encore budgétés, pour seulement 5.000 voyageurs par heure de pointe, 20.000 par jour. Avec cette somme, le STIF trouverait de quoi résoudre tous ses problèmes (lignes à moderniser, tunnels à agrandir, matériel à remplacer). Il pourrait remplacer ce métro du Plateau par un bus BHNS (Bus à Haute Densité de Service), 20 fois moins cher, et tout à fait adapté au flux. Et aussi créer des liaisons modernes entre le Plateau et les vallées desservies par les RER.

Ou alors c’est que masquée, l’urbanisation massive guette. Le Schéma de Développement Territorial (SDT) de l’Etablissement Public Paris Saclay (EPPS, autre création étatique de la loi Grand Paris) ne prévoit il pas (page 75) jusqu’à globalement 8.000 logements par an sur les 49 communes de l’OIN (Opération d’Intérêt National), soit le doublement en 30 ans de la population de cette région ?

Marie-Pierre Digard remet également en cause l’ampleur et la centralisation de l’opération Campus. Les seuls emplois crées seront le fait d’entreprises « start up » du « cluster », mais combien sur l’ensemble ? Car tous les autres, à volume constant en Ile de France, seront des emplois déplacés, avec leurs tracas de déplacement, de logement, ou de précarité.

C’est vrai que le rassemblement d’Etablissements d’Enseignement Supérieur (ENSTA, Mines, Centrale, ENS Cachan …) peut sembler séduisant et les responsables d’établissement acteurs de la Fondation de Coopération Scientifique ont signé pour rejoindre Polytechnique et Supélec. Qu’en pensent la majorité de leurs enseignants, employés, et élèves ? La mutualisation d’équipements lourds de recherche est bien sûr souhaitable, mais Agro Paris Tech Grignon a-t-elle besoin du diffuseur neutronique Soleil au point de laisser ses champs expérimentaux à 30 km ? Ne semble t’il pas absurde aussi de déplacer l’université Paris Sud d’Orsay de 3 km en l’éloignant de sa station RER pour la rapprocher d’un métro hypothétique dans 15 ans ? A moins que l’attraction du foncier libéré dans des sites très prisés ne soit visée pour financer en partie le jeu de taquin …

A notre époque, la communication entre scientifiques n’a pas besoin d’une cafetaria commune pour se réunir. La synergie est plus fonction d’une souplesse des gouvernances que de la proximité géographique. Le précédent gouvernement s’y est d’ailleurs frotté avec Polytechnique.

Un millier de participants aurait manifesté le samedi 12 mai à l’initiative du collectif « Enterrez le Métro ». Avec en tête, les candidats UMP et PS.

Mais pas EELV, Pierre Serne nous dit pourquoi :

Pour lui, la meilleure façon de supprimer les nuisances, ce n’est pas d’accepter le métro et de l’enfouir, mais c’est le projet lui-même qu’il faut « enterrer ».

En croyant que l’essentiel était déjà joué, une bonne partie des manifestants s’est fait enrôler insidieusement derrière la bannière des héritiers des grands projets spectaculaires (les abattoirs de la Villette, le France, le Concorde), dont les slogans (« Silicon Valley », « visibilité mondiale », « développement », « croissance ») frappent les esprits et les vanités.

Pour EE-LV, l’OIN n’est pas une invention du dernier Président, elle a été décrétée avant lui par Dominique de Villepin, car elle traîne dans les rêves des technocrates depuis 40 ans. Cet état d’esprit d’un autre âge subsiste dans les partis dits « de gouvernement », qui ne se posent plus la question de refaire la donne, vu « l’énergie déjà dépensée ». Et qui sait si ceux qui en ont été frustrés ne sont pas tentés par la gouvernance d’un « grand machin », l’EPPS ou la SGP ?

A l’instar de nombreuses associations environnementales, et des cahiers d’acteurs de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), les « Verts » du Plateau ont affirmé leurs positions : vraiment contre le gaspillage des deniers publics, absolument contre la ligne de métro pernicieuse, et judicieusement pour la qualité de vie des citoyens. De quelque couleur que soient les couleuvres, Marie-Pierre Digard et Fabienne Elbaz les lèvent, elles ne les avaleront pas. Elles sont armées pour pouvoir défendre ces positions à l’Assemblée Nationale.

Photos Claude Gallas

Association, Environnement, Plateau de Saclay, Transport

Manifestation contre le métro Aérien du plateau de Saclay

Mai 12, 2012

Lire égalementhttp://www.monsaclay.fr/?s=metro

Mise à jour : dimanche 13 mai.

Le maire Christian Page nous fait savoir que « Par solidarité et conviction, quelques Élus de et des habitants de Saclay ont participé à cette manifestation ».

Par : Jean-Christophe Peyrard de Toussus.net 
 Cette après midi une foule très nombreuses c’est réunie sur la RD36 avec les élus locaux Villiers le Bacle, Chateaufort… contre le passage du métro en Aérien sur ce plateau de Saclay. Valérie Pecresse a assisté à la manifestation et a exprimé son soutient à la manifestation contre le passage du métro en aérien.
Manif-Metro-2.JPGLire la suite sur Toussus.net
Agenda, Association, Environnement, Grand Paris, Info Citoyen, Plateau de Saclay, Transport

Les habitants du plateau de Saclay se mobilisent contre le projet de métro aérien du Grand Paris.

Mai 10, 2012

Source : dossier de presse du collectif « Enterrez le métro »

Saclay enterrez metroLe collectif organise une manifestation le samedi 12 mai.

  • De 14h à 16h, une grande marche réunira les habitants du plateau de Saclay.
  • Elle partira de Villiers le Bâcle, et nous conduira au village de Châteaufort.
  • Plusieurs élus seront à nos côtés: Valérie Pécresse, Maud Olivier (Maire des Ulis, Conseillère général de l’Essonne), M. Hocquart (maire de Bièvres et conseiller général d’ile de France), M Jacques Gimel (maire de Villiers le Bâcle), M. Pannetier (Maire de Châteaufort)  et le Gilles Pancher, maire de Toussus Le Noble.

C’est la première expression publique d’une action populaire déterminée à ne pas se soumettre à des décisions autocratiques.

Le collectif Enterrez le Métro cherche à sensibiliser l’opinion publique sur les nuisances d’un métro aérien.

Une implantation aérienne du métro sur le plateau, synonyme de dégradation du paysage et de création de délaissés agricoles : des piliers d’environ 7 m de haut, espacés de 25m.

Une cadence d’un métro toutes les deux minutes ! C’est à dire des nuisances sonores continues : le métro passera à 120 km/h à 10 m de haut et à moins de 100 m des maisons de certains villages.

L’unique revendication du Collectif « Enterrez-le-métro » est l’implantation souterraine du métro sur le plateau de Saclay.

Le développement du plateau de Saclay ne doit pas se faire au détriment de ses habitants et de leur cadre de vie.                        

          Des habitants déterminés

Depuis sa création, le collectif « Enterrez le métro » se réunit chaque semaine pour organiser la riposte et lance une première série d’actions.

  • 12 mars : création du collectif, début des réunions hebdomadaires
  • Le collectif lance les prises de contact avec les autres communes et associations du plateau. Les habitants de Saint-Aubin et de Châteaufort, Gif sur Yvette, Saclay, Guyancourt rejoignent le collectif.
  • Fin mars : Un premier communiqué est adressé à la presse et aux élus locaux.
  • Avril-Mai: Pétition. Plus de 1300 signatures recueillies dont 570 sur Villiers le Bâcle et 400 sur Saint Aubin.
  • 6 avril : réunion avec la CAPS
  • 6 avril : des piliers symbolisant ceux du projet et porteurs de nos revendications ont été implantés sur le tracé envisagé.
  • 12 avril : rencontre avec Antoine Dupin de la SGP
  • 25 Avril : rencontre avec Valérie Pécresse qui s’engage à soutenir notre action (voir sa lettre au président de la SGP

               Les grandes lignes du projet de la SGP 

Caractéristiques générales du tronçon

La ligne verte du réseau desservirait le Plateau de Saclay pour relier Orly à Versailles via Massy. Le projet prévoit le passage de la « ligne Orly-Versailles » du métro automatique en viaduc le long du CD36.

– 37 km dont actuellement environ 17 km en viaduc
– Budget de 2,3 Milliards d’euros
– 11 gares
_ 3 gares en correspondance _ 8 gares à créer
– Un objectif de temps de parcours de 30 minutes entre le plateau de Saclay et Paris

Le détail du tronçon entre Palaiseau et Saint-Quentin-en-Yvelines

  •  La gare de Palaiseau desservirait les grandes écoles et laboratoires, dans le secteur dit Quartier Ouest de Polytechnique. Elle serait le point d’articulation entre le tracé souterrain et le viaduc.
  •  La gare Orsay-Gif desservirait les établissements d’enseignement supérieurs présents ou appelés à s’implanter sur le Plateau du Moulon dans le cadre du Plan campus.
  • La gare de CEA-Saint-Aubin desservirait les centres de recherches du CEA, Saclay, Saint-Aubin, Villiers-le-Bâcle.
  • Le tracé à l’étude rejoint ensuite l’ouest du plateau, toujours en aérien : « la ligne verte entre les gares de Palaiseau et Saint-Quentin épouse, en viaduc les voiries existantes, notamment la RD 36 ». La ligne de Transport en Commun en Site Propre Massy-Saint-Quentin serait maintenue pour assurer les correspondances.
  • La gare Saint-Quentin-est desservirait un secteur dense en population et en emplois : Guyancourt, Voisins-le-Bretonneux.

Les choix techniques avancés par la SGP

A ce jour la SGP (Société du Grand Paris) a choisi l’option métro aérien sur le plateau de Saclay pour les raisons suivantes :

  • Création de 7 gares supplémentaires sur la ligne verte (au lieu de 4 au départ) donc surcoût à absorber
  • Métro aérien sur viaduc annoncé 2 fois plus rapide et 2 fois moins cher à la construction
  • Plateau de Saclay très peu urbanisé => urbanisation future s’adaptera au métro sur viaduc 

Un projet très controversé

Les nuisances dénoncées

  • Dégradation du paysage: des piliers d’environ 7 m de haut, espacés de 25m, les pieds dans les cultures…De quoi défigurer durablement nos espaces naturels et agricoles.
  • Bruit : Une cadence d’un métro toutes les deux minutes ! c’est à dire des nuisances sonores continues : le métro passera à 120 km/h à moins de 100 m des maisons de certains villages.
  • Création de délaissés agricoles: une partie des terres est rendue inexploitable par l’implantation du métro.

Des incohérences majeures

  • Le projet de Métro du Grand Paris se propose comme un modèle de « développement durable ». Sur un plateau agricole, sans végétation haute, l’intégration paysagère d’un métro aérien n’est pas à la hauteur des enjeux du Grenelle de l’environnement, et les dégradations annoncées s’annoncent elles véritablement durables!
  • Le projet du métro aérien s’explique avant tout par des impératifs budgétaires. C’est le seul moyen, affirme la SGP, de tenir les délais prévus. Que signifie cette urgence?    – Est-ce qu’elle justifie l’absence totale d’étude chiffrée pour légitimer ce choix?  – Est-ce que les modifications d’un projet qui engagent les habitants pour plusieurs décennies peuvent s’imposer aussi brutalement en quelques mois? La réalisation du métro en aérien n’a pour objectif que de minorer les coûts d’aménagement au détriment du cadre de vie des habitants du Plateau
  • Le projet du schéma d’ensemble du réseau affirme s’appuyer sur le grand « débat public » qui s’est achevé le 31 janvier 2011

Dans le bilan de ce débat, on peut lire que les échanges ont «  mis en lumière des inquiétudes en matière environnementale : franchissement de la vallée de la Bièvre, atteinte aux zones cultivables du plateau de Saclay. Notons que les préoccupations de cette nature, avec celle d’un étalement urbain excessif, ont surtout été à l’ordre du jour lorsque les échanges ont porté sur cette partie du projet. Mais c’est à propos de cet itinéraire que la controverse a été la plus vive. En revanche, le débat a fait apparaître pour ces trois lignes une très nette préférence, sinon une exigence : celui d’un passage en souterrain alors que la proposition de la SGP prévoyait une construction en aérien sur une vingtaine de kilomètres. » …

La  « très nette préférence, sinon l’exigence » du métro aérien exprimée par les citoyens consultés serait-elle passée à la trappe? De quel débat parlons-nous? 

Le calendrier

La ligne verte serait prioritaire dans le calendrier de mise en service : l’échéance de 2018 est annoncée.

  • 2012 études préliminaires, études d’ingénierie spécifiques (programmation des gares et des ateliers, diagnostic de sûreté), premiers sondages des sols, nouvelle concertation et premières enquêtes publiques, préparation des premiers marchés de travaux.
  • 2013 Poursuite des enquêtes publiques en vue des déclarations d’utilité publique et autres autorisations réglementaires (loi surl’eau, icPe). Premières dUP – Premiers travaux.
  • 2014 Démarrage des travaux, dUP restantes et montée en puissance des travaux.
  • 2018 Ouverture des premiers tronçons du nouveau métro.
  • 2025 Ouverture de l’ensemble du réseau

Plus d’information surhttp://www.enterrezlemetro.fr/

Lire les articles traitants du transport sur le plateau de Saclay

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Saclay : Création de collectifs contre le métro aérien – questions à Gérard Guillan

Mar 28, 2012

Deux collectifs d’habitants viennent d’être créés l’un sur Villiers le Bâcle et l’autre sur Saint Aubin. Leur objectif commun est d’imposer à la Société du Grand Paris SGP la réalisation de ce métro en mode souterrain, tel que prévu à l’origine et non en aérien. Notons par ailleurs que le 3 mars 2012 le Figaro titrait : « La SGP défend un métro souterrain à Saclay« 

 métro aérien saclay

Tracé du métro aérien

M. Gérard Guillan Président de Association pour la Préservation des Espaces naturels et de l’Environnement de Saint Aubin (APESA) déclare :

« La réalisation de la ligne de métro, en mode aérien avec des piles en béton de 7m de hauteur tous les 25m à travers tout le Plateau de Saclay, va très sérieusement et durablement altérer nos paysages et aussi et surtout le cadre de vie de beaucoup d’habitants. A Villiers le Bâcle, par exemple, cette ligne de métro passera à 150m des habitations. De plus, sur le même tracé, à cette même distance, il est prévu le passage à 4 voies du CD36, les voies du TCSP et maintenant le métro! »

Questions à Gérard Guillan Président de l’APESA

Q : Qu’en est-il d’un métro sur le plateau? 

R : il a été décidé par la loi du grand Paris

Q : Quelles sont les échéances ? 

R : L’objectif visé est 2018 (objectif de notre Président actuel)

Pourquoi pensez-vous qu’il sera aérien? il semble qu’à l’origine, il ait été prévu en souterrain, mais devant le nombre de gares demandées par certaines municipalités, les coûts devant rester constants, il est plus économique de faire en aérien

Q : Ne pensez-vous pas que le plateau a besoin de meilleurs transports ? 

R : Nous ne sommes pas contre le métro, mais pas à tout prix. Le fait qu’il soit aérien empiétera fatalement sur les surfaces agricoles, dévisagera le plateau et provoquera des nuisances sonores aux habitants (à Villiers il passera à moins de 100m des premières habitations.

Q : Existe-t-il une carte de son tracé? 

R : oui, voir illustration ici

Q : Pourquoi avoir créé un collectif ? 

R: La mairie de Villiers a alerté ses habitants en organisant une réunion publique avec la SGP. De là, les habitants se sont mobilisés. Voir le tract (Pdf) qui sera distribué sur St Aubin cette semaine

Q : Quel est l’objectif de ce collectif? 

R : Demander à ce que le métro soit enterré (souterrain ou en tranchée couverte)

Q : Comment en savoir plus ? 

R : Une pétition est en cours à Villiers et Saint Aubin. On a des réunions tous les lundi soir à la maison pour tous à Villiers à 20h30. Une réunion d’information est prévue sur St Aubin le 5 avril.

Association, Environnement, Grand Paris, Plateau de Saclay, Transport

Un collectif pour enterrez le métro sous le Plateau de Saclay

Mar 25, 2012
saclay metro aerien

Métro Aérien selon Portzamparc

Le 12 mars 2012 a été créé un collectif des habitants des différentes communes du plateau de Saclay  touchés  par  la construction  aérienne  du  métro  ligne  verte  envisagée par  la  Société  du Grand Paris dans le cadre de l’Opération d’Intérêt National Paris –Saclay.

L’unique revendication de ce collectif d’habitants -citoyens  est l’implantation souterraine de ce métro sur tout le plateau de Saclay et notamment sur les communes de Châteaufort (78), Gif -sur -Yvette  (91),  Guyancourt  (78),  Saclay  (91),  Saint-Aubin  (91),  Villiers-le-Bâcle  (91),  Voisins  le Bretonneux (78).

Fort  du  soutien  des  élus  et de  plusieurs  centaines  d’habitants, le  collectif  a  été  constitué  pour défendre les intérêts de tous ceux qui ne veulent pas d’un viaduc à côté de chez eux.

 

 

 

Contact :

Olivier Boucharlat – Pour le collectif « Enterrez le Métro sous le Plateau de Saclay ».

Mail : [email protected]

Tél : 066170148

Lire également sur le même sujet :

Saclay Côté Etudiant : pour un métro aérien

Le Grand Paris évalue les impacts environnementaux de son futur métro

Ainsi que les articles ayant pour catégorie « Transport »

 

 

 

Grand Paris, Plateau de Saclay

La RATP propose un PPP pour le métro léger de Saclay

Oct 29, 2011

Source : www.ville-rail-transports.com 27/10/2011

La RATP a proposé dans une lettre d’intention adressée à la Société du Grand Paris un montage en PPP pour la réalisation du métro léger de Saclay, a indiqué à la presse Pierre Mongin, le 27 octobre.

La RATP s’associerait avec Siemens France et Bouygues pour réaliser ce métro léger en trois phases : Massy – Saclay pour commencer, Saclay – Versailles ensuite et Massy – Orly pour finir, une fois la ligne 14 du métro prolongée jusqu’à Orly. Ce métro léger serait interopérable avec la ligne 14. Si la formule PPP convient à la SGP, celle-ci ouvrirait des consultations auprès de différents candidats.

Info : Jean-Luc Martin 

Grand Paris, Plateau de Saclay, Transport

Grand Paris : le décret relatif au tracé du futur métro automatique est paru

Août 29, 2011

Source : Le Moniteuret le LegiFrance

carte transport public du Grand Paris saclay

Le schéma d'ensemble du réseau de transport public du Grand Paris

Le schéma d’ensemble du réseau de transport public du Grand Paris Attendu pour la fin juillet, le décret relatif au schéma d’ensemble du réseau de transport public du Grand Paris est paru au Journal Officiel du 26 août.

Il approuve le tracé de Grand Paris Express, le futur métro automatique en rocade autour de Paris (environ 200 kms pour 75 gares), voté à l’unanimité le 26 mai par le conseil de surveillance de la Société du Grand Paris (SGP).

Ce réseau, dont l’objectif de réalisation est fixé à l’horizon 2025, sera construit par la SGP pour l’essentiel, le Syndicat des transports d’Ile-de-France assurant la maîtrise d’ouvrage du prolongement de la ligne 14 entre la gare Saint-Lazare et la mairie de Saint-Ouen et de l’arc Est en proche couronne entre Saint-Denis-Pleyel et Noisy-Champs. Une première enquête publique est prévue fin 2012 (fin 2011 pour le prolongement de la ligne 14) avec une mise en service des premiers tronçons en 2018. Les investissements à effectuer d’ici à 2025 s’élèvent à 20,5 milliards d’euros (hors liaison Versailles-La Défense dont la mise en service est repoussée après 2025). La publication du décret marque aussi le point de départ du délai de 18 mois au cours duquel les contrats de développement territorial (CDT) devront être mis à l’enquête publique.

Initiés dans les neuf grands territoires stratégiques du Grand Paris (1) en cohérence avec l’implantation des nouvelles gares, ces contrats conclus entre l’Etat et les communes concernées définiront un projet global de développement économique, urbain et social. A ce jour, dix-sept CDT sont en cours d’élaboration sous l’égide du préfet de région, Daniel Canepa. A noter enfin que le décret relatif au réseau du Grand Paris vaut nouvelle mise en révision du schéma directeur de la région Ile-de-France.

 

(1) Les grands territoires stratégiques : Le Bourget ; La Défense et les Deux Seine ; Ville durable-Est parisien ; Est de la Seine-Saint-Denis ; Roissy pôle, Saclay ; Cône de l’Innovation (Paris sud) ; Confluence et Création-Plaine Commune-Saint-Ouen

 

Pour en savoir plus

LegiFrance : Décret n° 2011-1011 du 24 août 2011 portant approbation du schéma d'ensemble du réseau de transport public du Grand Paris
La Société du Grand Paris
Articles sur le transport sur le plateau de Saclay

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sont Bievres, Jouy en Josas, Orsay, Vauhallan.

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