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Assises de la mobilité : Foire aux questions, solutions alternatives.

Nov 19, 2017

Gif-Supélec- 18 nov. 2017

Si, au fond, lors de ces Assises qui auront duré plus de cinq heures – problèmes techniques et retard des intervenants (les députés Amélie de Monchalin et Cédric Villani étaient à Lyon pour l’élection de Christophe Castaner à la tête du mouvement politique La République en Marche), on avait parlé que de problèmes de couple ? Du couple emploi & main d’œuvre et du rôle que les transports peuvent jouer entre eux.

Approche par les territoires avec la ligne 18 en ligne de mire

Au cours de sa longue carrière, Jacqueline Lorthiois (urbaniste et socio-économiste) a rencontré des zones centripètes (où la population active converge), exemple : d’Antony, des Ulis, de Palaiseau, de Chilly…on converge vers Massy. A l’inverse, d’autres qui sont centrifuges (aire de diffusion d’actifs) et, enfin, des zones « miraculeuses ». « Autonomes », à la fois bassin de vie et zone d’emploi, bassin d’emploi et réservoir de main d’œuvre. Et de citer Trappes et St-Quentin-en-Yvelines. 60% des habitants travaillent sur place. Préservons les miracles. En termes de transport, dit-elle, les petits flux (tels Lonjumeau-Massy, Savigny/Orge-Massy) ne nécessitent pas d’infrastructure lourde, type future ligne 18 du Grand Paris. Concernant le plateau de Saclay, Jacqueline Lorthiois y voit une gamme étroite d’emplois spécialisés (200/12 000) pour des masses de travailleurs qui viendront tous les jours de loin. « une dissociation de territoires terrible ».

L’interroge-t-on sur la ligne 18 ? _ On voudrait structurer une ville par les transports, c’est du non-sens, une anomalie de conception.

Retour en arrière. Genèse du Grand Paris

_ Pas d’évaluation socio-économique indépendante, manque de temps des experts mandatés, accès limité aux données…on bafoue la démocratie, dit le Pr Jean-Pierre Orfeuil (Institut d’urbanisme de Paris) qui parle du projet du Grand Paris (GP) comme « un projet du monde d’avant,  un roi thaumaturge fait le bonheur des citoyens en mobilisant des moyens financiers extrêmement lourds».

En 2009, le secrétaire d’Etat Christian Blanc élabore le projet en treize mois. _ Si on le relit, rappelle Frédéric Denhez (journaliste), le GP, c’est merveilleux, on va soigner le cancer, marcher sur l’eau…et la première évaluation faite par la Sté du Grand Paris date de 2013, « cherchez l’erreur ». On a consulté sur le GP quand le projet était bouclé, c’est normal, en France, on n’évalue rien.

Point de situation ligne par ligne

_ Je le vois bien sur ma ligne, entonné sur tous les tons.

Le « la » est donné par Frédéric Denhez : le bus Noctilien est plein, les gens préfèrent s’embouteiller en écoutant de la musique plutôt que de prendre des trains en retard à cause du mauvais entretien. Le Pass Navigo dézoné n’est pas utile à grand monde. Et c’est un mauvais signal envoyé : le transport ne vaut rien.

Le RER aura bientôt quarante ans. Certaines rames ont plus de trente ans, le réseau est à bout de souffle (source : PjL du Grand Paris) avec des effets sur la santé _ selon l’OMS, il y a des problèmes de santé si l’on dépasse 1 heure de transport par jour. Pour Marc Pélissier (Pdt Association des usagers des transports d’IdF), « Il y a eu des progrès, mais de nouveau, les difficultés continuent de plus belle ». Avec 900 000 voyageurs par jour, la ligne B est la deuxième ligne la plus chargée d’Europe ; suivent les taux de panne, les colis suspects et autres sources de perturbation. Il veut un matériel avec davantage de places assises, plus d’offre en heure creuse, le soir et le week-end.

Une rame duplex ferait-elle l’affaire ? selon Julien (Antony), si l’on a un bus ou un téléphérique pour rejoindre le RER B et C, ce sera suffisant.

Solutions d’ingénieurs
Modes alternatifs complémentaires vs nouvelle ligne structurante

Dans cette partie, la parole est forcément aux ingénieurs. Pas de philosophie.
Paul Ortais. _ On peut proposer de « tirer une ligne » de Versailles vers Buc et le Technocentre…

Comme Brancusi réduisait la matière à son essence, il réduit un problème à son essence. Plus un sujet (transport en IdF) est complexe, plus il le ramène à une problématique simple. Remettre à plat, repartir à zéro, Paul Ortais (ingénieur, inventeur du concept de mobilité CarLina) vante les mérites de cette technique qu’il a éprouvée. _ Appliquons la méthode à Saclay. Le cahier des charges s’énonce clairement : transporter des personnes et des biens 24h /24h et pouvoir aller partout. Son système de mobilité CarLina est constitué d’un plateau pour cabines polyvalentes. Autres options (« outils d’aménagement urbain »), le téléphérique, le tram-train…solutions chiffrées, avec leur vitesse donnée et leurs avantages & inconvénients. _ Pour le téléphérique, il faut un cheminement avec peu d’intrusion dans la vie des gens…

Transport pour Saclay, oui mais lequel ?

Veuillez m’excuser de n’avoir pas encore dit que nous étions depuis le début (14h le 18 novembre) à un grand rassemblement hétérogène dans le grand amphi « Janet » de Supélec : associations, urbanistes, économistes, élus, opérateurs, usagers et entreprises des transports… pour questionner les enjeux de la mobilité sur le plateau de Saclay et les vallées.

Laurent Probst (IdF Mobilités, anciennement STIF) a entendu ces solutions alternatives, mais selon lui, même s’il travaille à améliorer l’offre de bus pour arriver sur le plateau de Saclay (actuellement, il n’y a que la ligne 91.06, qui « explose »), _ Ça ne suffira pas, on ne peut pas faire sans métro, ça ne passe pas.

Les modes alternatifs complémentaires évoqués ne pourraient pas remplacer, à certains endroits, les infrastructures structurantes, si ?

                                                                                     Christophe Baillat

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Assises de la mobilité

Nov 12, 2017

Réunion Publique 18/11/2017Des Assises de la mobilité du plateau et des vallées voisines sont organisées à Gif-sur-Yvette, le 18 novembre 2017 à l’école Centrale Supélec, de 14h à 19h. Bâtiment Bréguet, 3 rue Joliot Curie à Gif.

Réunion à l’invitation des maires des communes de Magny-les-Hameaux, Saclay, Châteaufort et Toussus-le-Noble.

Découvrez le Programme

Vallée de la Bièvre

L’odeur qui s’est répandue dans la vallée, quelle en est l’origine ?

Nov 5, 2017

Un soir*à HEC,

Deux étudiantes tiennent

Autour d’une table

Une sorte de conseil de cuisine.

Pour faire les plus belles hallot de l’année

Elles ont aligné tous les ingrédients sur la table :

Farine, eau, levure, huile, sucre et œufs

Chacun d’eux placé entre la recette et l’horloge.

Jamais on n’avait vu deux filles se mettre dans un état pareil

Attendraient-elles leur fiancé pour une permission

Elles consulteraient moins souvent le calendrier.

Le calendrier hébraïque des marées

Un petit livre qu’elles feraient mieux de laisser ouvert

Plutôt que de le manipuler sans arrêt comme elles le font

A une cadence de plus en plus rapide

Au fur et à mesure que l’heure se rapproche.

Seul, sous la table et dans le noir,

Le chandelier s’impatiente, lui aussi.

Avec tout leur cœur

Les étudiantes se préparent à accueillir le Chabbat**

Leurs yeux vont du petit livre vert à l’horloge

Et de l’horloge au petit livre vert.

Le tableau des entrées et des sorties

Indique pour chaque Chabbat

L’heure de la marée divine montante

Et l’heure de son reflux.

Aussi fixent-elles le cadran de l’horloge

Elles ne voudraient sous aucun prétexte rater Celui qui va bientôt entrer

Nul n’ouvrirait au facteur _ même s’il portait un recommandé _

Même s’il était le messager de Dieu

Elles le feraient décamper.

Ce jour est le « saint Chabbat » mondial

Qui n’arrive qu’une fois l’an.

_ Les bougies ! crient-elles, allumons les bougies !

Le moment tant attendu est enfin arrivé.

Chacune plonge sous la table tête la première

pour s’emparer du chandelier.

&

Alors que l’école est sur un plateau

A soixante-dix mètres

Peut-être cent mètres

Au-dessus de la vallée

On raconte qu’autrefois

HEC fut inondée.

En ce 12 novembre

En contrebas du plateau

Perdue dans le brouillard

La Bièvre se réveille

Ragaillardie par les pluies.

Aux abords de l’INRA

Sur la berge

Un cavalier tiré à quatre épingles

Attend l’ouverture du centre équestre de Vilvert.

Il voit l’herbe disparaître

Sous l’épais manteau des feuilles mortes.

&

Il fait six degrés

L’air transporte merveilleusement

Un mélange d’olives, d’épices et d’oignons frits.

&

_ Quelle est l’odeur qui domine ?

Se demandent en même temps

Le cavalier et l’étudiante qui photographie les hallot

tout juste sorties du four.

&

Un moment de pur silence.

Un reflet porté par la flamme des bougies

Sur la croûte badigeonnée avec un jaune d’œuf.

La cuisinière en chef, sans réfléchir:

_ Une odeur de Gan Eden.

&

L’odeur du Paradis descendue dans la vallée

Cette commune, c’est une bénédiction.

Christophe Baillat

* Soir du 11 au 12 novembre 2016

** Le Chabbat ou Shabbat est le jour de repos assigné au septième jour de la semaine juive, le samedi, qui commence dès la tombée de la nuit du vendredi.

Art

Marcel Arland. N’oublions pas que ce grand écrivain a été professeur au Montcel.

Oct 1, 2017

Ce n’est pas gagné d’avance. Reprenons au début, il est 20h30 à la Médiathèque de Toussus-le-Noble. Nous sommes avec les fidèles qui font confiance à la programmation de Maria du Souich.

_ Ce soir, nous découvrirons des lieux saints de l’écriture. Grâce à quelques complicités, nous pénétrerons dans l’enceinte de son bureau à la nrf et grâce à celles de ses gardiens, nous irons – ce sera un privilège d’y être reçus – à Brinville (photo). Qui sait, peut-être surprendrons-nous le maître de maison en train de lire après le dîner. N’a-t-il pas sur sa table dix ou douze livres ? N’est-il pas obligé de lire une partie de la nuit pour choisir les romans dont il parlera ?

Tout Marcel Arland en trois lettres, ce serait presque possible avec ABC : Amance, Brinville et Corona (sa bonne machine à écrire), à condition d’en ajouter aussitôt trois autres : NRF.

Abécédaire. Pour la lettre A, à part l’Amance, qui a bercé son enfance, je ne vois que cette rivière pour mériter la première place. Saluons-la, nous aussi, l’Amance, de loin mais le cœur y est. Nous voilà en relation avec la Haute-Marne par l’esprit. Pour le B, Banlieue le dispute à Brinville. Qui pour lire le texte onirique qui illustre la lettre B, prendre place dans un train, s’acagnarder sur une banquette, faire soudain apparaître Marie Laurencin entre deux clochards ? Assis ou debout, selon le personnage à qui il prête sa voix, Jean-Yves Saez, fondateur du collectif Passeurs de Rimes, est l’invité–surprise de cette soirée du 29 septembre.

21h, certains n’ont encore rien mangé. Qu’à cela ne tienne, un sandwich, un verre d’eau. Là-dessus, les textes, la lampe électrique (une projection de diapos plonge la salle dans l’obscurité), reprenons. Direction Paris, la nrf et celui que le Figaro littéraire[i] a qualifié de « découvreur », Marcel Arland. 21h30, s’il ne partait pas en vacances, il avait le cafard. Au Rondon[ii], la maison de repos des auteurs. De là à Port-Cros. Découvrons un tout autre Arland, côtoyant Gide ou Paulhan. Son côté gamin dont sa physionomie est imprégnée trouve ici, au-dessus des vagues, un terrain d’application à sa mesure. Pour le L, Langres ou Lecture ? Est-ce que Marcel Arland a choisi ? 22h _ Merci à la ville de Toussus-le-Noble et à Maria du Souich, qui pour les besoins de la bibliothèque lit peut-être autant que Marcel Arland. _ Merci aux signataires de la lettre qui suggère au Montcel (quand il réouvrira) d’honorer la mémoire de Marcel Arland au Montcel où il fut professeur et heureux parmi ses garçons. Tout particulièrement Christian Bouda, proviseur de lycée et fils des gardiens de M. et Mme Arland à Brinville. Sans oublier ceux qui sont au départ de cette initiative : Claude Cailleau (fondateur de la Revue Les Cahiers de la rue Ventura), Michel Crépu (directeur de la NRF), Yvon Houssais (professeur à l’Université de Franche-Comté, Langue et littératures françaises), Rémi Soulié (modérateur des colloques Littérature en Lagast[iii]), Michel Thénard (journaliste en Haute-Marne qui partage avec Marcel Arland une parenté d’Amance[iv]). Ils ont été rejoints depuis par : Jean-Pierre Alix (membre du Groupe de Recherches Historiques de Jouy-en-Josas), Annette Cossonnet (Présidente du Syndicat d’Initiative intercommunal  Jouy & Les Loges-en-Josas), … Le public présent à Toussus a été particulièrement réceptif à cette démarche.

Christophe Baillat

[i] 1er décembre 1951. Article de Maurice Chapelan sur les coulisses du Prix Fémina.

[ii] à Olivet, près d’Orléans. Corinne Fourquier, qui accueille pour une ou plusieurs nuits en chambre d’hôte (Achacunsapose) a bien voulu aller photographier Le Rondon.

[iii] dont le dernier, le 15 juillet 2017, fut consacré aux paysages dans l’œuvre de Marcel Arland.

[iv] C.f le site chemindeleau.com

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Visite au temple protestant avant le 500e anniversaire de l’affichage des thèses de Luther

Sep 20, 2017

L’anniversaire sera célébré le 15 octobre

_ Entrez, il n’y a rien à voir, c’est à peu près en ces termes un brin provocateurs que Patrick Michon, membre du conseil presbytéral attaché au temple de l’Eglise Protestante Unie* de Jouy-en-Josas, accueille les visiteurs les 16 & 17 septembre.

Si notre guide craignait de se retrouver un peu seul, quand il entre, ce samedi vers 14h, des personnes l’attendent déjà à l’intérieur. En dehors des offices et de ces Journées du patrimoine, le temple est fermé. Il faut donc profiter de l’occasion.

Construit il y a 152 ans, de l’extérieur, rien ne distingue cet édifice d’une église de campagne (_ Il a été construit sur un plan type d’église). Il y a même apparemment des chapelles sur les côtés de la nef centrale. Ne nous y trompons pas : ici, elles n’abritent pas de saints : l’une est une issue de secours, l’autre, la place réservée des enfants.

Suivons le guide. Il tente de cerner la culture religieuse du public. Catholique, ou, plutôt catholique, il voudrait connaître les différences et similitudes avec la branche protestante. Catholiques et protestants reçoivent le même baptême (mais où est la cuve baptismale ?), partagent la croyance dans la Trinité et lisent la même Bible. Mais alors, quelles sont les différences, a-t-on envie de demander ? Les différences sont visibles dans l’architecture intérieure du temple. Ni bénitier, ni tableaux, ni chemin de croix. Juste l’essentiel : sous la croix (mais où est le Christ ?), une table de communion avec une Bible ouverte.

Les us et coutumes à connaître.

_ Le dimanche, après psaumes, prières et lectures, le pasteur monte en chaire pour une prédication** qui dure vingt à trente minutes, sans référence à l’actualité, pendant laquelle les citations en grec et en hébreux sont habituelles. Les paroissiens en cercle autour de la table se transmettent l’un à l’autre la corbeille de pain et la coupe de vin, mais cette cène*** n’est pas systématique et ignore la transsubstantiation ****, autrement dit : le pain est du pain, le vin est du vin.

La paroisse protestante comprend les communes de Jouy, Chaville, Vélizy et compte 250 fidèles. Jusqu’en 1950, la chapelle appartenait à la famille Oberkampf. Inaugurée en 1865, Christophe Philippe Oberkampf, venu à Jouy en 1760 créer la manufacture des Toiles de Jouy, ne l’a pas connue. Mais il a fait venir de nombreux ouvriers d’Allemagne et de Suisse et contribuer ainsi à l’essor du protestantisme.

Christophe Baillat

Travaille sur Marcel Arland. Conférence à la Médiathèque de Toussus-le-Noble le 29 septembre

* EPU, fusion des églises réformée et luthérienne

** La prédication développe longuement les versets de l’évangile qui ont été lus

*** La Sainte Cène, qui commémore le dernier repas du Christ, l’équivalent de l’Eucharistie des messes catholiques

**** Selon la foi catholique, le pain et le vin sont transformés en corps et sang du Christ. Pour le protestantisme il n’y a pas cette « transsubstantiation ».

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Promenade du dimanche après-midi

Août 27, 2017

 

Remerciements à Jean-Michel Baillat

Fin du repas : _  Et si on allait faire un tour sur le plateau de Saclay? Bien sûr, un dimanche en plein mois d’août, nous avons peu de chances de trouver des équipes au travail, mais l’envie est forte. Voir où en sont les chantiers (l’unité de mesure semble être de 100 000 m2). Il y a une bonne dizaine de grues, des voies de circulation que le GPS semble ignorer et nous nous trompons plusieurs fois. Direction Polytechnique. Nous arrivons par l’ancien sentier qui mène à l’école. On voit de loin le bâtiment circulaire EDF Lab. On a l’impression que l’on peut circuler librement partout d’un chantier à l’autre et prendre des clichés. (_ Ce serait dans un autre pays, on nous aurait déjà tiré dessus). Le bâtiment d’Horiba est dans notre dos au moment de la photo. Rapide recherche sur internet : M. Horiba est le chairman (président), son entreprise fabrique des instruments de mesure de précision notamment pour les pots d’échappement.

La passion littéraire partagée commande une visite à la maison Charles Péguy à Palaiseau, où est le point de départ du chemin de pèlerinage vers Chartres (C.f article précédent sur ce blog). Nous avons le temps, il fait beau, poursuivons notre périple à Orsay. Quartier résidentiel avec des plaques minéralogiques de tous les départements. La porte ouverte d’une maison nous attire. Est-ce un restaurant ? Il est 16h, les propriétaires sont encore à table. _ Ah, dans ce cas…_ Mais non, vous ne dérangez pas, entrez, installez-vous sur le canapé.

Mme L’Orphelin a 75 ans dont 40 passés aux fourneaux, même du temps où le couple avait un restaurant, c’était elle la patronne en cuisine. Particularité à connaître, elle conçoit le menu (il n’y a pas de carte) pour des clients (entre 4 et 20) selon leur budget. La cuisinière choisit ses produits à Rungis _ Jamais le lundi, ce sont les restes de la semaine, j’y vais le jeudi ou le vendredi. Je me lève à 4h.

Que du frais donc et que le haut du panier. Ici, on ne trouvera pas du foie de canard à 20€ le Kg venant de Pologne. Les avocats prennent le temps de mûrir sous un meuble de la salle à manger. La maison en haut du lac de Lozère fait aussi traiteur. Pendant 10 ans, elle a livré le CEA où 150 couverts attendaient. Sa clientèle compte des stagiaires opticiens (de Chartres, Strasbourg…) qui arrivent à 14h, leur journée finie. Son mari, ancien gérant du restaurant, épluche les légumes, hier, 2 Kg de haricots frais. Il y en aura encore au menu car sur une liste de courses entr’aperçue, on lisait : brocolis, pèches, haricots…

Le plateau scientifique et sa vallée, le couple les connait bien, puisqu’il a habité à la sortie de l’X. Revenons aux clients, après tout, quand on a une petite retraite de commerçants, il n’y a pas de secret, il faut travailler. Un client s’est offert un repas « tout au champagne » pour fêter sa Légion d’Honneur. La Table d’Hôtes est très encombrée (piles d’assiettes, bibelots, cartons de légumes..), on ne vient pas ici pour la décoration, on dirait que l’on a voulu mettre trois maisons dans une. Mais Les Agapes*, c’est une maison pleine où il fait bon vivre et rester discuter.

Nous sommes en août… _ Les vacances ? Mme L’Orphelin ne connait pas. Mais leur formule de table d’hôtes leur convient parfaitement, moins exigeante que le restaurant avec tout de même un revenu. L’approvisionnement en cacao de son fournisseur de chocolat belge ou les dessous de la grippe aviaire, Mme L’Orphelin vous parlera de tout. Le livre des réservations, un grand format avec une épaisse couverture cartonnée noire, est rempli. _ Quel était le dernier menu concocté ? _ Plateau de fruits de mer, lotte à l’Armoricaine, fraisier en dessert. Je ne sais pas s’il y a un livre d’Or, mais la table a eu les honneurs du Prix Nobel de physique Georges Charpak!

Voilà comment s’est terminée notre balade qui avait pour but, au départ, rappelons-le, uniquement la visite des chantiers en cours sur le plateau et la maison Péguy. Il faudrait toujours laisser une part pour l’imprévu.

Christophe Baillat

Travail en cours sur Marcel Arland avec soirée de présentation le 29 septembre à Toussus-le-Noble

* 55 rue de Lozère 91400 Orsay – Tel : 016931 4089

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Chemin de Palaiseau à Chartres

Fév 23, 2017

Je ne sais pas par où passaient avant les deux millions de visiteurs qui effectuaient le pèlerinage de Chartres afin de découvrir la cathédrale, ce joyau du Moyen-Âge et ses 2600 mètres carrés de vitraux. En 2013, l’Amitié Charles Péguy a créé un nouveau chemin allant de Palaiseau à Chartres, pour les pèlerins, les marcheurs de tout poil et ceux qui veulent se mettre « dans les pas de Péguy ».

L’écrivain catholique gérant des Cahiers de la Quinzaine a vécu à Orsay et Palaiseau. Il fit deux fois le trajet à pied en 1912 et 1913 à l’allure, précise l’association, de 5 Km/h. Le chemin discrètement balisé _ suivre « Chemin Charles Péguy » sur fond bleu _ a bénéficié des fonds du Conseil Général d’Eure-et-Loir. Il reprend l’itinéraire emprunté il y a 100 ans en l’adaptant à notre époque moderne. TGV et autoroutes obligent, quand Charles Péguy parcourait la distance de 70 Km, il faut désormais en avaler 94.

La suite à lire sur mon blog jimdo                                                      Christophe Baillat

Ecoles, Entreprise

Handicap & social business stories à HEC

Déc 10, 2016

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« Il y a plein de projets possibles sur le handicap, c’est un océan bleu. » Gabrielle Portnoi

Amphi Bellon, 2 modérateurs, 3 traducteurs, 2 cadreurs et réalisateurs attendent 6 conférenciers. Route barrée pour cause de canalisation cassée à Jouy-en-Josas, embouteillage à Paris, la navette conduisant les speakers sur le campus d’HEC le 7 décembre 2016 a bien du mal à arriver.

La conférence intitulée : « Au-delà de nous-mêmes… Agir sur notre puissance d’agir » s’inscrit dans la lignée du social impact movement lancé par Muhammad Yunus en novembre avec Emmanuel FABER.

Gabrielle Portnoi a des parents déficients auditifs qui ont été « une grande source d’inspiration ». Sa mère et son père parlaient la langue des signes, il fallait les aider à répondre aux administrations… (Comme ses parents, il y a 500 000 sourds profonds en France). Mais les enfants quittent un jour le foyer familial. Quand Gabrielle entre à HEC entrepreneur, elle a déjà pu observer que les personnes sourdes, vivant dans un monde visuel, sont très douées dans les arts visuels puisqu’elles s’expriment par la peinture, le graphisme, l’audio-visuel. Certes, « ce sont d’excellents réalisateurs-monteurs… mais ils ne réussissent pas à se vendre.» Elle voulait travailler avec eux.

Gabrielle Portnoi a fondé La Manufacture Digitale, agence de communication et Entreprise Adaptée (Paris) mêlant des sourds et des entendants.

Franck Pruvost est né très malvoyant, mais il a pu se représenter « une banque d’images » dans son enfance. Deux sentiments lui sont vite apparus, un sentiment de protection et le fait que pour réussir, il devrait être meilleur que les autres car le marché du travail fait peu de place aux personnes handicapées. Dans le monde des autres, celui des voyants, Franck est comme un voyageur à l’étranger, il n’a pas les codes. S’il veut inter-agir, il doit capter des signaux qu’il ne voit pas. Il est parvenu à décrypter son environnement et a compris comment il y était parvenu. C’est grâce à la « sensibilité » qu’il a développée.

Son cabinet : Sensitive Ways intervient dans la communication, le management, la GRH… Il propose « une sensibilité à développer comme un outil pour développer la performance, un outil de compréhension de son environnement pour construire de la richesse humaine ».

Après la conférence, Franck a dit son envie de partager avec Louis Debouzy, fondateur d’Amabilis, société de services aux personnes, avec Anne-Laure Baudrillart, fondatrice de Handimagine.

Louis, lui-même en situation de handicap, voit comment les intervenantes à domicile travaillent chez lui. Il a été client de services d’assistance à personnes à New-York et Paris. Amabilis s’inspire du modèle anglais et américain où l’aidant, gouvernante ou major d’homme, est un partenaire pour les personnes en grande dépendance. Après avoir travaillé 10 ans en PME, Anne-Laure s’est « lancée dans l’aventure » cette année, comme consultante RH, pour développer dans les PME qu’elle connaît bien, leur mission handicap.

Anne-Laure Baudrillart a très envie d’intervenir dans les écoles et Franck Pruvost a challengé HEC pour qu’elle développe des axes de recherche sur « le handicap et les compétences inattendues, l’impact de la différence sur la performance et développe l’emploi des travailleurs handicapés dans les grandes entreprises ». Et de conclure _ « HEC pourrait faciliter les rencontres sur le marché du travail en trouvant des stratégies innovantes ».

Christophe Baillat

cbaillat@orange.fr

La soirée était animée par Camille de Monredon (Master HEC Sustainability and Social Innovation 2016 -2017) et Corentin Voiseux (HEC 2014 et co-fondateur de Hypra) sous l’œil de Lise Penillard, Directrice exécutive du Master Sustainability and Social Innovation et dans le cadre de la chaire SnO : Society and Organization. Un événement co-financé par : NET IMPACT, le Centre « Société et Organisations » et le Centre d’Entrepreneuriat

Lien vers la conférence sur Youtube. https://www.youtube.com/watch?v=Zu8hSlZ-x_Y

Le fil d’actualité de la conférence sur twitter:

Art

Daninos raconté par sa femme

Oct 23, 2016

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MAY I INTRODUCE PIERRE ?

Ecrivain levé à l’aube, Pierre entre très jeune dans les salles de rédaction. Il fait ses armes comme journaliste sportif avec son oncle qui possède la revue Tennis & Golf, avant de partir suivre les balles aux Etats-Unis pour Le Figaro. Journaliste, mais seulement le matin, il travaille l’après-midi à son œuvre romanesque. Il y brosse des souvenirs personnels, depuis la seconde guerre mondiale (Le sang des hommes -1941), jusqu’à une croisière de luxe (Les Touristocrates – 1974). Mon ami Pierrot montre l’écrivain au travail. Que lui faut-il ? Il ne demande qu’un bureau, une bonne plume et, le plus difficile à obtenir, le silence. On peut ajouter une bonne épouse. Il disait à sa femme, «  Si tu me quittais, je me noierais …dans le travail et les voyages. » Travailler, voyager, aimer et faire de l’humour. A l’école, il avait appris à rire de tout, ensuite, il s’est souvenu de ce qu’il avait appris. Lui disait-on : _ « En somme, on peut dire que vous occupez une place à part dans la littérature française ». Il répondait _ « Bien sûr je ne vais pas m’asseoir sur les genoux de quelqu’un. »

Dans le livre qu’elle consacre à son mari (Editions du Panthéon – Collection Mémoires), Marie-Pierre fait une grande place aux textes de Pierre dont elle loue le professionnalisme. Il connaissait à ce point son métier qu’il dicta un jour deux chroniques plongé dans le coma et, selon Marie-Pierre, qui était également sa documentaliste et plus encore sa partenaire, il n’y avait rien à retoucher.

MAY I INTRODUCE MARIE-PIERRE ?

Andreï Makine lui faisait l’amitié de toujours lui adresser son dernier livre. Il arrivait à la dédicataire dans son appartement du Parc de Diane à Jouy-en-Josas, où des photos de Pierre rappelaient sa présence à ses côtés. Marie-Pierre vous invitait pour une tasse de thé aussi bien en français qu’en anglais (I will arrange tea time for the two of you this summer with pleasure). Vous la trouviez chaussée de mocassins en fine fleur de cuir, prête malgré les ans à aller visiter une exposition en voiture à Paris ou à s’envoler pour New-York. J’ai connu Marie-Pierre octogénaire. Eternelle amoureuse des mots étudiant les langues. Avec les Aînés de la commune en Pologne. Participant en toute simplicité à l’Atelier d’écriture. Cet amour qu’elle a toujours porté aux mots, cet amour qui lui a fait rencontrer Pierre. Peu de personnes connaissent sa vie et pourtant elle l’a racontée avec talent dans Belle-Mère en exclusivité, paru chez de Fallois en 1996. Pierre écrit en quatrième de couverture : « Il est parfois difficile pour un écrivain d’accepter qu’il y en ait d’autres _ surtout des meilleurs. Mais avoir une épouse qui prend la plume, s’empare de votre nom, publie un livre, et, de surcroît, ne manque pas d’esprit _ c’est dur à avaler ». C’est troublant, ce titre : Belle-Mère …alors qu’elle évoque sa propre mère. Pierre a choqué sa vie. « Je n’aurais jamais dû faire la connaissance de Pierre », écrit-elle encore et encore.

Un livre provoque l’improbable rencontre

La rencontre des deux familles, d’origines sociales si différentes, n’était pas inscrite dans les cartes. Il a fallu que le destin fasse un gros, un très gros effort d’imagination. Leur histoire d’amour commence par le livre que Pierre a écrit et que Marie-Pierre achète. Nous sommes à New-York, en 1954, l’année des Carnets. Pendant que sa mère essaie de joindre les deux bouts, Marie-Pierre Dourneau garde des enfants et a la bonne idée de passer à La Librairie française. Le livre Les Carnets du Major Thompson va changer sa vie. Voilà l’homme (cet auteur qui a eu le génie de lancer un Major anglais plus vrai que nature dans la jungle des Français) avec qui elle aimerait vivre ! Aimerait, car Pierre est marié. Ralenti, le coup de foudre dure treize ans.

Marie-Pierre Daninos a la plume assassine, son mari, qui fut une sommité de la littérature est mort à l’hôpital comme un chien. En 2005. Onze ans plus tard, Marie-Pierre invective son personnel tout autant pour son manque d’humanité que pour ses soins défaillants. Le carnet de notes de Pierre et son stylo disparaissent en même temps que lui. Marie-Pierre a concentré sa dernière énergie sur terre pour raconter la vie du célèbre journaliste, celle de l’écrivain voyageur et leur vie de couple durant cinquante ans. Elle est décédée sitôt après avoir déposé le manuscrit entre les mains de son éditeur.

_ Buvons un coup, buvons en deux

A la mémoire des amoureux…

Christophe Baillat

Info Citoyen

L’histoire d’établissements liés à la communauté juive à Jouy-en-Josas et Orsay, est abordée dans deux livres

Fév 13, 2016

Deux livres très différents mais avec deux points communs : les Eclaireurs Israélites de France (E.I.F ou E.I pour faire plus court) y sont à l’honneur et la préoccupation de « Ramener dans la Communauté » les enfants (premier livre) ou les jeunes adultes (le second livre) est commune.

couve Gardien de nos frères Couverture livre un lieu où reconstruire

Le premier livre,  Le gardien de nos frères (Belfond – 2016),   est le prolongement romanesque d’un mémoire écrit, en 1984, qui portait sur la résistance juive mais que peu de lecteurs à part les membres du jury de Science-Po ont pu lire. Ariane Bois a donc fait avant tout une œuvre de vulgarisation. L’auteur hésite trop entre journalisme, mémoire de chercheur et littérature. Le résultat est un roman populaire fort bien documenté. Cette fiction historique raconte l’histoire des « enfants cachés » pendant la guerre, que les « dépisteurs » ont eu pour mission, la guerre finie, de retrouver pour les ramener aux leurs, pas forcément les parents, qui sont ou ne sont plus, mais au moins dans leur Communauté. L’enquête passe par Jouy-en-Josas où se trouvait une des premières maisons à accueillir en 1945 des enfants juifs dispersés et cachés.

Le second livre nous fait entrer dans l’Ecole d’Orsay* où 400 élèves ont été scolarisés de 1946 à 1970. L’aventure est retracée dans « UN LIEU Où RECONSTRUIRE. L’école G.B d’Orsay. » Quand Robert Gamzon crée l’école, le projet pédagogique est fortement influencé par le mouvement des E.I.F, fondé par le même Gamzon. Aux candidats, il pose cette question _ Veux-tu consacrer un an de ta vie pour étudier ensemble les sources du judaïsme et comprendre ce qui nous est arrivé ? Barou’h Haba ! (bienvenue en hébreu). A la sortie, l’école pousse ses élèves vers le service social pour la Communauté. Mais deux ans après, la création de l’Etat d’Israël pousse le fondateur à partir avec 40 E.I. Léon Askénazi, ancien élève de la promo 1, prendra bientôt les rênes de l’école. Le petit-fils du Grand Rabbin d’Algérie succède au petit-fils du Grand Rabin de France. Il renouvelle l’enseignement, distille l’ésotérique Kabbale à quelques élus dans le parc. Avec Askénazi (Manitou chez les scouts, où Gamzon l’avait repéré), « le rêve d’un mouvement E.I adulte » disparaît au profit du renouveau de la personnalité juive auquel il se voue.

Le grand mérite du livre de Lucien Gilles Benguigui, paru aux Editions Elkana en 2009, est d’aborder ce lancinant tangage entre les deux projets. Un vrai travail d’historien accompli par cet ancien élève (1953-1954). L’éditeur (une maison francophone installée à Jérusalem) écrit à propos de l’auteur qu’il a été bouleversé par son passage dans l’école « C’est pourquoi il a choisi de vivre en Israël ».

Christophe BAILLAT

* On pourra également lire l’article de Monique Vénier-Ziesel paru dans le Cahier de Chloé (Comité d’Histoire Locale d’Orsay) n°8 – Juin 2002

 

Info Citoyen

Journée de l’Entrepreneuriat Technologique, l’ENSTA organise sa 2e édition

Nov 18, 2015

Tout le monde peut venir découvrir les meilleurs projets dans le Grand Hall de l’Ensta ParisTech, sur le Campus de Polytechnique (*) le 19 novembre.

Une cinquantaine d’étudiants y suivent la formation dédiée à l’innovation et à l’entreprenariat : KITE (Knowledge Innovation neTworks Entrepreneurship). « Elle s’organise autour d’un projet à mener en équipe », projet qui peut éventuellement être repris d’une promotion à l’autre. (Quid du droit de paternité dans le cas où le projet deviendrait une florissante start-up …)

Initiée en 2015, avec des projets comme un dérailleur de vélo intelligent, un drone marin, un transport par câbles sur le Plateau de Saclay… l’Ensta ParisTech organise la 2e édition de la JET.

En parallèle du Salon KITE EXHIBITION, avec les meilleurs projets de la promo 2016, et avant la remise des Prix KITE 2016, se tiendront une :

– Table ronde « Entreprenariat et Génie maritime » à 14 h

– Conférence  « Innovation en Gendarmerie » donnée par le Lieutenant-Colonel François BREMAND à 16h

L’Ecole étant sous tutelle du ministère de la Défense, les militaires en recherche d’une seconde carrière pourront, quelle que soit leur arme, trouver sur place un programme inédit de formation pour faciliter leur reconversion.

Lancement du Salon à partir de 13h.

(*) Gratuit, ouvert à tous mais il est impératif de s’inscrire (http://jet15.eventbrite.com) et de se munir d’une pièce d’identité.

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Lancement de la 7e édition du concours « Nouvelles avancées »

Oct 21, 2015

bas buste avec papier stylo buste Newton à Cambridge compressé

Avec la sortie en librairie du recueil des nouvelles primées lors de l’édition 2015 (Les Presses de l’ENSTA), la 6e édition laisse la place à la 7e. Le 20 octobre, l’équipe organisatrice a dévoilé le sujet de cette 7e édition : « Dans la peau d’Archimède, Einstein et les autres ». Les auteurs (catégorie Grand public, Etudiants scientifiques et Collège/Lycée) ont cinq mois pour remettre leur copie. Dans cet intervalle, il est tentant de scruter les variations d’une saison à l’autre. L’équipe des 8 étudiants de l’ENSTA, associée à la préparation, et encadrée par Laurence DECREAU, créatrice et directrice du concours, est augmentée d’un étudiant en biologie de l’Université Paris Sud et d’un élève de Polytechnique. A la présidence du jury, on retrouve un romancier et un scientifique : Jérôme Ferrari & Etienne Klein (Fatou Diome & Cédric Villani).

La soirée de remise des prix aura lieu à l’ENSTA ParisTech le 31 mars 2016 pour rappeler que le concours de nouvelles « Nouvelles Avancées » fait joyeusement tomber le mur entre science et littérature. L’an passé, la veille de la date limite de remise, un professeur de lettres du collège Les Garrigues (Rognes-13) relisait et corrigeait encore le travail de ses élèves, Louna, Lona et Matthias ; mais le texte est arrivé à temps …pour figurer au palmarès ! Cette année, vous avez jusqu’au 23 janvier 2016 minuit !

Plus d’information sur les sites :

eduscol.education.fr/cid82196/concours-nouvelles-avancees.html

concours-nouvelles.enstaparistech.fr

Christophe BAILLAT

Info Citoyen

Une série d’entretiens à la ferme

Juil 24, 2015

« Il n’y a pas si longtemps, l’agriculture du Plateau, c’était le Père Vandame, le Père Dupré, le Père Trubuil, le Père Laureau…Maintenant, ce sont tous les fils (ou toutes les filles !) qui ont repris l’activité. »

Terres précieuses

Célébration collective des familles agricoles du Plateau de Saclay

C’est en lisant la newsletter envoyée par la Présidente de Jouy Ecologie que j’ai été informé de la parution de ce livre de témoignages d’agriculteurs et agricultrices du Plateau de Saclay. Le préfacier de « Terres précieuses », Thomas Joly, est Président de Terre & Cité. Le livre participe donc à un courant de défense du territoire qui mobilise depuis des années ses acteurs pour la pérennité des terres agricoles. On y retrouve plusieurs signatures emblématiques comme celles de François Lerique, porteur du projet « alternatif » contre « l’entêtement de l’Etat » et amapien*, de Laurent Sainte-Fare Garnot, gérant de Terres Fertiles qui « rassemble des gens très engagés dans la réflexion sur le devenir du territoire »… Voilà pour les présentations.

Revenons au livre et d’abord à son auteur.

Sous l’apparente harmonie de la voûte céleste, le scientifique voit un lieu de combats. Je ne veux pas mettre ici l’accent sur les combats, encore qu’ils existent (c’est l’un des mérites du livre de les rappeler), mais souligner l’importance de l’œil de l’observateur dans l’observation.

Formée à l’Ecole de la statistique, plutôt que de continuer à « compter les vaches », comme elle le dit, Martine Debiesse a préféré conter les vies. Comment s’est formé l’œil de cette biographe professionnelle qui a trempé sa plume dans la terre, et d’où lui vient sa sensibilité pastorale ? En réalité, sans s’en douter jamais, son destin était écrit. Sa généalogie combinée la convoquait pratiquement pour écrire l’histoire de ce territoire qui a comme elle une double identité. Non aveuglée par son ascendance paternelle (son grand-père dirigea le CEA durant seize ans), Martine Debiesse a su tirer parti de ses racines paysannes du côté maternel pour tisser des liens avec les agriculteurs entrepreneurs du plateau. Sous sa plume on les voit comme les truites dans l’eau transparente d’une rivière. Rivière menacée mais les poissons sont bien décidés à se battre pour vivre.

Tour de plaine

Le livre nous emmène sur la terre des générations qui se succèdent. De la G1, « Le Plateau de Saclay, dans l’temps »,  la génération qui s’implante initialement, à aujourd’hui (G3, G4), c’est-à-dire avant et pendant le « tsunami de l’urbanisation » (interview de Cristiana Modica Vandame, une Sicilienne devenue agricultrice à Villiers-le-Bâcle pour une raison sentimentale). Vers l’an 2000, ces familles d’agriculteurs du Plateau se demandaient, face aux projets qui s’annonçaient, si les gens qui habitaient ou travaillaient sur le Plateau voulaient conserver ce paysage agricole ou si ça leur était complètement égal. Guillemette Dupré–des Courtils (G3) explique qu’une poignée d’agriculteurs du Plateau a tout déclenché, « la création de Terre et Cité, toutes ces études […] », qui ont fait connaître le métier, ses enjeux, pour que change le regard sur l’agriculture.

Je ne sais pas si l’homme descend du poisson, laissons cette question aux scientifiques, mais ces fils et filles (Francine Allavoine Garcin, Emmanuel Laureau, Emmanuel Vandame…) qui poursuivent aujourd’hui l’exploitation ont  envie de « défendre le côté agricole du territoire ». Ténacité exigée. On sera surpris de  la résilience dont Charles Monville, éleveur de volailles bio, a fait preuve pour que son rêve de posséder une exploitation se réalise enfin, à 37 ans.

Avec ce nouveau livre, on perçoit mieux la mentalité agricole car il est écrit à hauteur d’homme, dans la pâte humaine qui fermente, qui lève et donne – parfois – des « pousses de cultivateurs ».

Christophe Baillat

* AMAP : Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne

Martine Debiesse est l’auteur de « Terres précieuses » paru aux éditions Grand Carroi

http://terresprecieuses.jimdo.com/le-trouver/

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Petit manuel d’économie naturelle et réaliste

Juin 7, 2015

J’ai reçu un livre d’économie dans ma boîte aux lettres, cela n’arrive pas si souvent mais il y a tout de même un précédent. Expédié par Alain Madelin, alors ministre des entreprises et du développement économique, le livre : Ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas avait suivi le même chemin. Bien des années après, Gérard Dréan, m’envoie son B.A. BA d’économie. Entre son livre paru en 2013 et celui de Frédéric Bastiat, impossible de ne pas voir une même source d’inspiration, humaniste, individualiste et libérale.

Ce que tout citoyen doit savoir d'économie

Ce que tout citoyen doit savoir d’économie

Gérard Dréan est un ancien de Polytechnique (X 1954), aujourd’hui bénévole à la Fondation de l’Ecole, entre autres mandats, car lorsque l’on a occupé des postes de direction dans l’industrie, le pli est pris, aussi préside-t-il également aux destinées d’une importante co-propriété à Jouy-en-Josas et est-il membre de la Société d’Economie Politique.

A ceux que l’économie rebute, disons tout de suite que l’auteur n’a pas recours aux mathématiques, il préfère nous emmener sur un marché, acheter des choux. Oui, des choux. Après tout, c’est la première leçon, « le sujet même de l’économie, ce sont les désirs et la satisfaction des besoins humains ». Deuxième leçon, à chacun son terrain, Gérard Dréan ne tentera pas d’expliquer pourquoi le client veut du choux. Le comportement dépend de la psychologie, il est souvent imprévisible et l’auteur prend pour seul objet l’économie, « la science des richesses », pour la rendre accessible à tous. La troisième leçon est une leçon de modestie. L’auteur connaît les limites de la science économique. Préférant la réalité à la fiction, il ne se risque jamais à des prévisions.

Mais alors, pourquoi a-t-il écrit – et édité – ce livre ?

Car il croit avoir trouvé pourquoi certaines sociétés se sont plus développées que d’autres. Le postulat de Gérard Dréan est que la société cherche à développer la « prospérité matérielle » mais pour y réussir, elle doit faire une place aux innovations, autrement dit, aux iconoclastes, aux empêcheurs de tourner en rond. Si les pouvoirs établis (les Eglises, les Etats) ou les communautés ont des comportements tyranniques qui étouffent, empêchent, plus de progrès possible. Malheureusement, regrette-t-il, la tyrannie et la méfiance dominent la majorité de l’humanité…même dans les sociétés les plus évoluées.

Christophe Baillat

 

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Entrepreneuriat d’Oberkampf à aujourd’hui

Mai 16, 2015
Club des Entrepreneurs de Jouy - Bicentenaire Oberkampf (1815-2015)

Club des Entrepreneurs de Jouy – Bicentenaire Oberkampf (1815-2015)

Le Club des entrepreneurs de Jouy-en-Josas vous présente l’exposition : « L’entrepreneuriat : d’Oberkampf à aujourd’hui »
Vendredi 22 mai 2015 de 11h à 20h
A la salle du Vieux Marché de Jouy-en-Josas, Place de la Marne.
L’exposition commentée permet d’explorer le parcours unique, riche de succès et d’enseignements de Christophe-Philippe Oberkampf, qui constitue un important héritage 250 ans plus tard.
Cet entrepreneur de talent a révolutionné l’impression sur toile au milieu du XVIIIe siècle et fait de sa manufacture la troisième industrie de France. Il a été précurseur dans plusieurs domaines touchant l’innovation, le management, le social et le commerce.
Durant cette exposition, en fin de matinée à 11H30, Etienne MALLET, Président des Amis du Musée de la Toile de Jouy et descendant d’Oberkampf, dédicacera son livre :
« OBERKAMPF Vivre pour entreprendre ; Journal de l’inventeur de la Toile de Jouy » (éditions Télémaque).
Et au cours de la journée, Christophe BAILLAT, auteur, membre du CEJ, dédicacera son roman historique :
« Le neveu de l’abbé Morel, le roman de la Toile de Jouy » (éditions L’Harmattan).

Lien vers le site du Club des Entrepreneurs de Jouy-en-Josas

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Remise du prix de la nouvelle ENSTA ParisTech

Avr 3, 2015

_ J’ai écrit l’histoire vraie qu’un confrère m’a racontée avec les larmes aux yeux.

Jean-Luc Seigneur 1er prix pour la catégorie Grand public

avant jury inquietaprès lauréat soulagée

C’était en février 2015, Lucie, élève ingénieur à l’ENSTA ParisTech, m’adressait ce mail : Suite à notre discussion dans le train Lyon-Paris, vous trouverez ci-dessous l’invitation pour la table-ronde liée au concours de nouvelles organisé à l’ENSTA. Je ne pourrai malheureusement pas y participer mais j’espère que vous l’apprécierez. Ajouterai-je que je revenais des obsèques d’un cousin ingénieur à Grenoble ?

Quelle était la probabilité d’une telle rencontre ? A peu près nulle et la série de belles coïncidences pourrait d’ailleurs s’arrêter là. Si l’on demandait à des élèves d’imaginer un scénario avec des rencontres de hasard, ils n’oseraient sans doute pas aller plus loin. Ils auraient tort ! On oublie des coïncidences quand on essaie d’imiter le hasard. C’est l’un des enseignements de la table ronde qui a précédé la remise des prix du concours NOUVELLES AVANCEES à l’Ensta.

Dans l’amphi de 400 personnes, où se déroulait la soirée co-animée par Monique Legrand (inspectrice pédagogique régionale de Lettres) et Mathieu Guglielmino (étudiant ENSTA ParisTech), quelle était la probabilité de me retrouver assis côte à côte avec le lauréat ? Et le pourcentage de chances pour qu’un artisan coutelier passe un jour dans l’atelier d’un graveur à Neuilly-Plaisance, lui raconte l’histoire d’un couteau qui a traversé 2 siècles avant d’atterrir dans ses mains, que cette histoire touche Jean-Luc Seigneur et qu’il décide de l’écrire ?

Que pensent les scientifiques des coïncidences ?

Pour Cédric Villani qui vivait là sa dernière année de présidence du Jury, partagée avec l’écrivain Fatou Diome, plus on travaille à grande échelle, plus il y a de coïncidences en raison de phénomènes combinatoires. L’échelle rend la coïncidence probable. Certes, mais comment expliquer – a posteriori – que le jour même où Agro Paris Tech votait pour le déménagement  sur le plateau de Saclay, cette Ecole rafle les 3 premières places du concours de nouvelles dans la catégorie Etudiants scientifiques ? Il ne faut pas sur interpréter, direz-vous

Sans pouvoir citer tous les lauréats mais avancer tout de même un peu dans le palmarès, annonçons que le 1er prix Etudiants scientifiques revient à la nouvelle d’Emmanuelle Chevalier (Agro Paris Tech) : « Quarante-huitième maison ». L’inspiration lui est venue en passant un partiel de statistiques. L’histoire croise probabilité et démographie. _ Je me suis demandé comment, dans la vraie vie, on pourrait en avoir besoin.

Il y avait beaucoup de monde, je ne sais plus qui l’a dit mais j’ai entendu _ C’est affaire de point de vue. Impossible de restituer le contexte (on retient en moyenne 25 % de ce que l’on entend) mais il me semble que le point de vue des deux lauréats suivants l’illustre fort bien. Serait-ce la ligne de partage entre optimistes et pessimistes ?

A partir d’une « règle farfelue » que l’auteur s’est donné, Grégoire Hamon a imaginé l’histoire d’une famille où chaque membre provoque une catastrophe le jour anniversaire de ses 30 ans, du bombardement accidentel d’un orphelinat au naufrage du Titanic.

Pour Pauline Husseini, témoin d’une coïncidence stupéfiante et lauréate du 2e prix Grand public pour « Un souffle de vie », c’est tout différent, elle a été attentive aux belles coïncidences qui arrivent dans la vie.

Le récit « Le couteau à grimaces » qui a obtenu le 1er prix pour la catégorie Grand public souligne magnifiquement que ce concours de nouvelles est la rencontre entre les Sciences & Techniques et les Arts, avec cette histoire d’artisans qui se transmettent un savoir-faire de siècle en siècle.

Un tel événement ne peut être que le fruit d’un hasard bien doux et bien organisé.

Nouveau partenaire financier, le directeur de la Fondation ParisTech, Guillaume Ravel, a invité les futurs compétiteurs à « continuer à écrire sur un univers sur lequel on se pose des questions ». Ce non littéraire a pris goût au mélange des genres entre Science & Lettres.

Que la flèche du temps prolonge son mouvement jusqu’au prochain concours !

 

Ch. Baillat

Christophe Baillat

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Certainement le plus littéraire des livres de management.

Jan 24, 2015

Valérie Gauthier a écrit Savoir-relier, fruit de ses expériences dans des milieux interculturels, dans un souci d’efficacité des relations humaines.

Couleurs douces, plusieurs nuances de jaune et de vert, le côté littéraire de la jaquette frappe. La même douceur se retrouve dans la traduction française (Le Savoir relier. Vers un management intuitif et relationnel), mais l’effet vient cette fois d’une teinte bleue. Faites confiance à cette première sensation. Valérie Gauthier a une double sensibilité, elle a écrit un livre (en anglais) qui transcende les genres. N’a-t-elle pas commencé par enseigner la poésie américaine à HEC Paris avant de diriger le programme MBA ?
L’état des lieux qu’elle dresse à son arrivée à HEC (In my own leadership experience) est sévère, elle utilise broken spirit pour le traduire. La position du MBA dans les classements internationaux n’est pas à la hauteur de ses ambitions. Elle ouvre donc considérablement le recrutement, un virage qu’elle parvient à négocier en remaniant l’équipe en place. La diversité des origines sera un terreau pour la pédagogie. Quel défi pour des équipes de 5/6 étudiants, qui doivent réaliser une action commune, que de devoir combiner ces diversités. (Open yourself up to different ways of thinking and acting, while confronting reality). Une fois sa mission à HEC accomplie, Valérie Gauthier est partie deux ans au MIT faire de la recherche.

Le livre expose une méthode qu’elle a testée auprès de ses étudiants et lors de séminaires.
Tout au long de LEADING with SENSE (titre du livre en anglais), les références à Edgard Morin (le tout et la partie), et Pascal (la chaîne invisible qui relie les choses les plus distantes et les plus différentes) alternent avec les portraits de dirigeants. L’ensemble éclaire la méthode Savoir-relier que Valérie Gauthier propose. Clara Gaymard (General Electric), Apollonia Poilâne (Poilâne) et quelques autres nous accompagnent périodiquement. Elle les a choisis pour leur sincérité, leur générosité et leur capacité de résilience. Clara Gaymard, par exemple, a éduqué neuf enfants en les faisant grandir dans la confiance. Savoir-relier est aussi une méthode qui favorise l’innovation. Apollonia Poilâne a repris au pied levé la boulangerie familiale après le décès accidentel de son père et c’est sous son leadership que la cuillère qui se déguste (spoon cookie) est imaginée.

Lors de la présentation* du livre à laquelle j’ai assisté, Valérie Gauthier a détaillé la mise en œuvre de sa méthode pour faciliter les inter-actions de toute nature. (voir le chapitre 6 –How it works in practice). Elle repose sur une conversation qui suit l’écriture d’un auto-portrait. Quarante questions permettent à chacun de mieux se cerner individuellement et dans sa relation à des groupes allant d’une organisation à la société. (Par exemple : jusqu’à quel point faites-vous preuve de compassion ?). L’échange des auto- portraits fournit une matière riche et intime qui alimente la conversation du binôme durant deux heures. Aux nombreuses remarques des auditeurs sur la troublante accélération du processus de la connaissance de l’autre, induite par cette méthode, l’auteur a répondu que «le protocole a fait ses preuves ».
Le Professeur Valérie Gauthier a formé ses étudiants et des cadres d’entreprises à son protocole, soit 1 500 personnes qui, en binôme, ont eu cette conversation profonde après échange d’un auto-portrait rédigé. Les résultats l’ont convaincue que sa méthode aide à améliorer l’intelligence collaborative. Un site internet apportera bientôt des réponses à tous ceux qui se demandent : comment articuler le côté unique de chacun et le cadre contraint d’une organisation et en attendant, vous pouvez vous plonger dans la lecture du livre.

Christophe Baillat
Auteur
christophebaillat.jimdo.com

* Livre présenté au restaurant Chai Moi à Jouy-en-Josas, le 16 janvier au Bar des sciences et des lettres du Syndicat d’initiative.
couve Leading with Sense Valerie Gauthier

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Soirée Maison Léon Blum à HEC : Quatre-cent convives répondent à l’appel à la générosité

Nov 28, 2014

photo amphi Blum HEC photo repas Blum HEC
Ils n’ont pas les mêmes mouvements, ne fument pas le même tabac, l’arrivée des « congés payés » au bord de la mer l’été 1936 n’est pas passée inaperçue. Les plus aisés sont allés s’installer un peu plus loin. Certains habitués ont envié les nouveaux venus pour la liberté avec laquelle ils offraient leur peau au soleil. Qui les avait rendus si hardis, si près de leurs plages ? Léon Blum et il en était fier. _ La France a désormais une autre mine et un autre air.

Voici à peu près la couleur du documentaire projeté en ouverture de la soirée de soutien à la Maison Léon Blum, Eté 1936 : les premières vacances des Français. Une très jolie carte postale de Front Populaire-les-Bains. Comme Léon Blum a insinué le principe des loisirs, le film a introduit le débat sur l’application de ce principe en 2014. Qui va à l’opéra, pourquoi les bibliothèques sont-elles fermées le dimanche ? (Yann Lasnier, SG Fédération Léo Lagrange). Partir nombreux sur un énorme paquebot de croisière, est-ce expérimenter le vivre ensemble ? (Catherine Tasca, ancien ministre). Toutes ces questions et d’autres, nettement plus business, (Pierre Salles, Pdt Best Western France) ont été abordées pour mettre le film en perspective. Trois étudiants d’HEC, Judith Camarcat, Zoé Feltesse-Tapinos et Ambroise Coulomb (association Le Salon – HEC) ont modéré le débat.

Un imposteur parmi les orateurs

Je peux passer sur le cocktail, les friandises Técomah, encore que le foie gras en barbe à papa… Mais je suis obligé de parler de cet imposteur qui troubla le dîner. On l’annonça à la tribune, il venait spécialement de New-York. Au micro, il parla d’un peu plus haut que les orateurs précédents. Sa présentation forçait le respect : historien, politologue, spécialiste de Léon Blum. Un ponte très attendu, Philippe Davis. Il déclara que les enchères commenceraient à 5 000 euros, pas moins. En-dessous, on ne pourrait récupérer son vestiaire. Spécialiste du canular, formé à l’école d’Alphonse Allais, il se fit applaudir par une salle comble. Les descendants de la famille de Jeanne et Léon Blum ont apporté ensuite un témoignage plus intime qui complétait celui des spécialistes, les vrais ! (Pascal Ory, Pierre Nora…)

Autour d’une table de dix

Je dois au Club des Entrepreneurs de Jouy-en-Josas d’avoir eu un couvert à ce dîner de soutien servi dans le Hall d’honneur de l’Ecole. Comme il restait deux places vides autour de la table (un train manqué et une autre excuse dont je ne me souviens pas), et que nous étions à côté de la scène, la chanteuse de l’association HEC AssRock n’eut qu’un pas à franchir pour nous rejoindre, accompagnée par un membre du BDE. Il était tentant de leur poser la question : _ Vous qui êtes jeunes, que représente pour vous Léon Blum ? C’est vrai, c’est surtout pour les nouvelles générations qu’a lieu l’opération de réhabilitation, pour que la Maison soit un lieu de mémoire qui rayonne (Jacques Bellier, maire de Jouy-en-Josas).

 
Une urne transparente comme la mer, inviolable comme un droit fondamental, munie d’un très sérieux compteur, attendait les dons.

La souscription a commencé en juin. Il suffit de soustraire trente mille euros déjà récoltés aux cent-vingt mille nécessaires pour comprendre l’enjeu de cette nouvelle manifestation du 25 novembre. La présence de personnalités (Axel Kahn, Valérie Pécresse…), de journalistes (la Croix…) et de nombreuses associations comme le Lions Club, le Syndicat d’Initiative, Solidarités Nouvelles face au Chômage, les Amis de la Toile de Jouy…devrait lui assurer un large écho.

Christophe Baillat

christophebaillat.jimdo.com

PS : Vous avez la possibilité de soutenir la Maison Léon Blum en effectuant un don qui ouvre droit à des avantages fiscaux au titre de l’impôt sur le revenu, de l’impôt sur la fortune, ou de l’impôt sur les sociétés.

Info Citoyen

Tour de France, brèves de comptoir à Vauhallan

Août 1, 2014

 

visage souriant motard enfile casque IMG_20140727_171409_0photographe et présentoir à journaux IMG_20140727_170100_0

Les coureurs sont partis d’Evry à 15h et nous sommes exactement 50 km plus loin en direction de la capitale. Descendant tranquillement des hauteurs de Vauhallan, je chemine avec une dame qui habite une maison isolée à côté de l’abbaye.  Elle a remarqué un hélicoptère au-dessus de chez elle il y a deux jours, preuve, me dit-elle, que  les images des paysages diffusées chaque jour sont bien enregistrées avant à cause du temps de montage. Une famille se repose sur un carré de toile à l’ombre, sous le hayon du  van, en rivalité amicale pour attraper les lots de la Caravane avec celle d’à côté. _ Ce coup-ci, vous avez eu quoi ?_ Et vous, vous avez réussi à choper des trucs ? Partout le long de la route, des scènes de bonheur simple, aux passages de la bande annonce publicitaire du Tour, évoquent l’insouciance des premiers congés payés.

Sac à terre, au centre du vieux village, avec Hotel pastis de Peter Mayle à l’intérieur, je m’assieds face à L’Atlas, restaurant marocain réputé de la place et apprécié de ma femme, d’où les maisons en front de rue montent vers l’église. Un annonceur de Radio trottoir dit qu’ils arriveraient dans deux heures. Depuis douze ans que le Tour passe ici, à Vauhallan, le public qui veut passer à la télé a appris à se placer comme un acteur. Un ado prévient sa mère qu’il ne va pas rester dans l’ombre car les caméras vont sûrement braquer le trottoir d’en face. Un homme jeune, torse-nu, quitte sa fenêtre. Il loge à côté d’un bar tabac presse tenu par un fier Breton, où je pense avoir un meilleur point de vue. Un scooter est garé devant contre un palmier en caisse, sous un grand parasol beige. Une femme gendarme barre un accès à un croisement. Tout le monde attend.

Assis à une table au bar, un habitant qui vit ici depuis trente ans partage un verre (bière Super Bock) avec sa mère (diabolo-menthe). _ La menthe, c’est interdit par ma religion, dit le fils. A la table d’à côté, originaire de St-Etienne, une étudiante en cinéma à Paris (studios Luc Besson à St-Denis) qui a un copain à Vauhallan (elle n’a plus de batterie pour l’appeler). Speakerine pour Radio trottoir, une jeune maman est venue avec ses deux petites filles qui ne s’éloignent pas de la poussette. Portant une casquette Skoda blanche, par la fenêtre ouverte on l’entend dire au téléphone : _ Ils sont à Polytechnique.  Les deux tables engagent la conversation autour de la transformation du plateau de Saclay. L’étudiante que cette discussion fait patienter imagine un campus à l’américaine. 1, 2, 3, mot magique, défais-toi. Le local de l’étape, les rigoles qui ruissellent du plateau le tourmentent. _ L’eau, elle va aller où ?  Il veut bien des nouvelles constructions pavillonnaires  mais se demande bien par où l’eau s’évacuera, vu qu’Orsay n’en veut plus et que le bassin de rétention de Gommonvilliers n’y suffira pas. _ L’alcool ne résout pas tous les problèmes, mais l’eau nous en pose beaucoup.

Une pile du journal L’Eaufficiel (Eau de Vittel), édition du dimanche 27 juillet 2014 Evry >Paris Champs-Elysées repose sur le zinc du comptoir où officie le patron.

_ Qu’est-ce que c’est ça ? _ On m’a dit que pour deux consignes ramenées, on avait une bière.

Un couple d’Anglais débarqué d’une voiture Skoda demande du thé (_ Pas de thé, pas de décaféiné) et quel est le nom du village.  J’épèle Vee, ei, you, etche…et ainsi de suite  jusqu’à la dernière lettre, le enne de Vauhallan. L’habit ne fait pas le moine (comment le dire en anglais ?). Ils m’expliquent que leur système de climatisation a été primé à Leeds en Angleterre et qu’ils ont gagné deux jours au cœur du Tour. _ You are very lucky !

17 h 15, du trottoir, sous nos fenêtres, monte encore : _ Ils sont à l’abbaye de Limon puis :  _ Ils sont au cimetière de Saclay, avant que le patron du bistrot sorte annoncer lui-même : _ Ils arrivent dans cinq minutes, ils sont vers Nestlé.

Arrivée au bar de deux jeunes gens sportifs, l’un torse-nu (mais bien porté) qui se fait admonesté (gentiment) par le patron. Le jeune homme enfile son T-shirt. Ils veulent des glaces. Le patron cherche dans le meuble du bar : _ Là, j’ai été dépouillé, les Skoda sont passés avant, je n’avais jamais vu ça. A la place, ils demandent deux Perrier et une bouteille d’eau (une grande si possible) à emporter. Le bistrotier : _ Dieu merci, j’avais prévu plein de cannettes. Il tend une grande Vittel.

Les coureurs arrivent groupés, le Tour est passé.

Dans le rétroviseur de la voiture-balai, une main verte fait une drôle de navette.  Avec le cadeau offert par le PMU  quand la caravane est passée il y a deux heures maintenant, un petit garçon fait au-revoir avec une main grande comme une raquette.

Le bar se vide mais des clients s’attardent. La patronne, cherche ce qu’elle doit taper sur sa caisse enregistreuse : _Normalement, le dimanche, je dors.

Le Tour a eu de la chance, la pluie s’est mise à tomber juste après son passage.

Christophe Baillat – Auteur à Jouy-en-Josas

Info Citoyen

Mathilde Llau had always dreamt of running the HEC’s annual JUMP event

Juin 20, 2014

Signs posted around the grounds read: Do not ask for an easy life, but to have the strength to overcome the difficultiesMathilde Llau, organizer in chief of Jump HEC 2014, exemplifies this message.

Mathilde Llau Photo d'indentité

Mathilde has been riding since the end of the 20th century. She was determined to get the best higher education, for which she went first to Toulouse then to Paris. On the day she arrived at HEC, she deposited her bags in her new bedroom in the students hall, attended the welcome meeting, walked in the 250-acre park and looked at the grounds. “When I started at HEC, I was quite determined to be the president of the students office, so that I could run the Jump event.”

She looked for the second year students who had organized the event in 2013 to tell them her plan, and set to work amassing all the information and advice necessary: deadlines, key contacts… Organizing such an event is the best way to test your abilities to become a good manager. “HEC students have to submit a project as part of their studies, which may consist in coaching an entrepreneur or helping an association. 3 out of 7 students in the Jump association have chosen this event to get their accreditation. Analyzing the project according to the SWOT method (Strength, Weakness, Opportunity, Threat), the Threat was not just theoretical. There was no sign of a senior student proposing their help. Where on earth was the Jump HEC team? I emailed my classmates : 14 answered. That was enough to start the association. October was the best starting point. What made me decide to take on such a task? I had no particular talent, but I had the stamina to motivate the team. Usually, the first year students would be chaperoned by the second years. For the first time, we had to fly solo for the riding competition.”

If you look round the spectators attending Jump with their family, you’ll see a horse  licking their children’s salty hands (a bald head would also do the trick), with Jouy Castle in the background or betting on the chances of the horse managing to empty its haynet before its next round. If you pick a spectator and ask him what he saw, he’ll say busy students wearing the HEC polo shirt and lots of horses being ridden by even more riders (962 in 4 days). If he were asked his opinion on Jump 2014, he would repeat what he heard many times through the loudspeakers: “a clear round, and under the time limit”.

The post of organizer in chief is open for next year. Mathilde is studying Chinescheval en toile de Jouye, and looking to the next step in her academic career. “Thanks to an exchange program, I’ll be going to the Fundan University School of Management in Shanghai. Successfully organizing Jump one year is one thing. Setting up the structure for the organization to run smoothly on a regular basis is another. The transition filled me with panic. Let’s be professional with the newcomers and help them play their own role to the best of their ability. This is vital for the event, and for our association”.

Next year, the SWOT analysis will no doubt come to a different conclusionb ut the challenge will remain as demanding and will fill the leader with terror.

 http://christophebaillat.jimdo.com

Acknowledgements : I would like to thank Jenny Pickman, herself an accomplished translator, for her input in this english version.

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de Saclay au bourg et au Val d'Albian et de l'ensemble des habitants du Plateau de Saclay. MonSaclay.fr est un blog d'entre-aide; un blog d'information citoyenne sur les
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commune de l'Ile de France sur le Plateau de Saclay en Essonne, 91 au sud de Paris. Les communes voisines
sont Bievres, Jouy en Josas, Orsay, Vauhallan.

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