Environnement, Info Citoyen, Plateau de Saclay, Val d'Albian

Videos & Photos – Plateau de Saclay : Inondation rue Emile Zola

Juin 20, 2013

Hier vers 17h, après plusieurs jours de pluie, l’orage qui a frappé Saclay a provoqué une inondation rue Emile Zola devant l’Ecole Maternelle.

Pour Emmanuel Porcheron  un habitant du quartier à qui l’on doit ces images, « Il semble que le drainage des champs n’a pas été bien dimensionné, car l’orage d’hier n’a pas duré très longtemps ».

Les anciens vous le diront le plateau était autrefois un marécage. Ce n’est qu’après de grands travaux de drainage que les terres ont été asséchées.  Le Val d’Albian a été construit en limite de la rigole de Favreuse et était depuis protégé par celle-ci. Les nouvelles habitations elles, sont protégées par une digue et comme l’a montré l’inondation d’hier, là où la digue n’existe pas, l’eau passe et les collecteurs sont saturés.

Comme le disait à Lourde Delphine Batho, ministre de l’Ecologie  « Il faut revoir la prévention des inondations ».

Mise à jour vendredi 21 juin:

Pour Gérard Delattre, Président de A.D.E.R. « Cette inondation était hélas prévisible. Une première alerte avait eu lieu cet hiver. Dès le  lancement de ce lotissement nous avions tiré la sonnette d'alarme. Dans les conditions actuelles, un évènement pluvieux similaire à celui d'avril 2007 à Villiers et à Châteaufort aurait des conséquences catastrophiques. »

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  • Vianney Lecroart Juin 20, 2013 at 20 juin 2013 10:41

    Images impressionnantes. On comprend mieux pourquoi les caves sont interdites !

  • Adrien Lefèvre Juin 20, 2013 at 20 juin 2013 11:25

    C’est vrai qu’avant qu’on ne distribue les permis de construire, ces terres étaient agricoles et inondables. Mais ça c’était avant…

  • GALLAS Juin 21, 2013 at 21 juin 2013 08:07

    Comme à Lourdes, le gouvernement devrait envoyer Delphine Bateau!

  • danieledugelayDanièle Dugelay Juin 21, 2013 at 21 juin 2013 09:34

    Je suis une ancienne habitante du Val d’Albian où mes parents avaient une petite maison de week-end achetée en 1947. J’y ai élu domicile de 1970 jusqu’à ces dernières années. Je me suis inscrite sur ce site, dont je remercie le créateur, car je suis restée très attachée à la commune de Saclay. Je me souviens qu’avant mon départ, il y a eu une réunion de concertation sur les projets de construction dans la salle du Foyer-Club du Val. Un Saclaisien est intervenu plusieurs fois, au grand agacement de l’intervenant de la mairie, pour mettre en garde contre les risques d’inondation en raison des dimensions insuffisantes des buses. Je vois que, malheureusement, il n’a pas été tenu compte de ses observations. Encore une réunion de concertation qui se révèle n’avoir été qu’une réunion d’information…

  • Raphael Juin 21, 2013 at 21 juin 2013 10:58

    J’aimerais d’ailleurs bien comprendre comment est fait ce drainage, ce qu’est cette rigole de Favreuse,… A proposer à la prochaine réunion d’information et d’échange… Et d’ailleurs comment faîtes vous pour adresser à la mairie ce genre de requête ? un contact particulier ? Raphaël, plein de question…

  • Yasmay3 Juin 21, 2013 at 21 juin 2013 19:02

    Incroyable !!! J’arrive pas à le croire…

  • Nicolas Meyer Juin 22, 2013 at 22 juin 2013 09:19

    Si ce n’était aussi grave, on pourrait s’en amuser : l’école qui porte le nom de Thomas Gaubert, dont on nous dit qu’il fut celui qui a réalisé le réseau de drainage du plateau de Saclay il y a quelques siècles… est partiellement construite sur la rigole de Favreuse, l’un des éléments de ce réseau de drainage. Elle est large, cette rigole… Pourquoi ? Sans doute parce qu’à l’époque, elle fut dimensionnée pour faire face à de grosses venues d’eau correspondant à ce qu’on nommerait aujourd’hui la pluie centenaire. Maintenant, sous l’école, il y a des buses dont le diamètre est peut-être insuffisant ? Il faudrait demander à Thomas Gaubert ce qu’il en pense… La rigole est également en herbe… Cela ne facilite pas l’écoulement des eaux pluviales ! Dans d’autres régions de France, les réseaux de drainage de ce type font l’objet d’un faucardage annuel obligatoire par les riverains ! Quand ceux-ci oublient de le faire, les communes s’en chargent… et envoient la facture au riverain oublieux ! Enfin, cette rigole de Favreuse fut établie pour drainer l’eau des champs, donc s’écoulant sur une terre limoneuse, peu perméable, certes, mais un peu perméable quand même… Il n’était pas question de recueillir les eaux de quelques dizaines de milliers de mètres carrés de toitures, de trottoirs, de chaussées…
    Inondation il y a eu, inondations il y aura si on ne redimensionne pas la rigole et ses buses de substitution, et si on ne met pas en place un drainage idoine tenant en compte l’énormité de la collecte par toutes ces surfaces imperméables supplémentaires en intégrant au minimum la pluie centenaire, voire millénaire si on veut voir en grand… Je le crains…
    Allô, Monsieur Thomas Gaubert ? J’aurais un conseil à vous demander…

  • Les articles les plus lus du mois de juin 2013 sur monSaclay.fr | MonSaclay.fr Juil 1, 2013 at 1 juillet 2013 16:35

    […] Videos & Photos – Plateau de Saclay : Inondation rue Emile Zola 8 commentaires| 1 630 lectures […]

  • Inondations à Saclay : Il faut restaurer le système hydraulique du Plateau | MonSaclay.fr Juil 29, 2013 at 29 juillet 2013 10:01

    […] Retour sur les inondations de la rue Emile Zola à Saclay […]

  • Pierre Masselin Juil 29, 2013 at 29 juillet 2013 22:39

    Bonjour, 

    Encore une triste nouvelle, et surtout une triste journée et suivantes pour les habitants. En 2005, 2007, 2013, périodiquement de fortes précipitations conduisent à des situations désastreuses pour les habitants et les biens du Plateau de Saclay et communes environnantes jusqu’aux rivières plus bas. J’ai connu pareil désastre dans l’est de l’Essonne, entraînant l’inondation d’un sous-sol et la perte de la majeure partie de mes biens entreposés. Soit 3 longues journées pour extraire eau et biens détruits.

    Tandis que les années passent et les inconvénients se renouvellent, se poursuivent discutions, rapports, contre-rapports, enquêtes, bref, polémiques sans que des réalisations concrètes, efficaces, et durables soient effectuées en priorité.

    Pourtant, la sécurité des personnes et de leurs biens est une mission essentielle, régalienne,  des Autorités administratives françaises. Si la loi du 13 août 2004 relative à la modernisation de la sécurité civile étend la prérogative d’action à la participation active de chaque citoyen, la cohérences entre connaissance des risques (PPRI) et la mise en place de moyens efficaces et durables dans le temps demeurent la base d’une situation préventive pérenne. Bien supérieure en qualité et logique, aux déclarations de catastrophe « naturelle » et dédommagements d’assurances, avec leurs cortèges de démarches et difficultés, quand le sinistre est arrivé.

    Malgré les épisodes, les désastres continuent. Jusqu’à quand va-t-on continuer ainsi? Malgré des solutions multi-séculaires éprouvées.

    Le plateau naturellement fut insalubre et marécageux. Très tôt, selon des recherches archéologiques, il fut en partie drainé pour y établir des cultures; mais c’est surtout à partir de 1686, pour des raisons autres que l’agriculture, que le Plateau de Saclay devint une terre riche, drainée en totalité, par un réseau de drains et rigoles de captation, d’étangs de stockage et d’aqueducs pour utiliser les eaux aux fontaines du parc de Versailles. Les précipitations annuelles fournissent sur la seule surface du plateau, environ 35 millions de m3. Considérable.

    A cette occasion, une agriculture très productive vit le jour, suite au sol d’une qualité exceptionnelle et de son drainage absorbant les excès d’eau. Donc depuis plus de 3 siècles, par les ingénieurs de Louis XIV, une première solution durable était trouvée. Plus d’inondation ni d’insalubrité.

    Cela fonctionna jusqu’en 1950. Mais la priorité donnée alors aux routes et à l’urbanisme ignorèrent sciemment l’utilité du réseau de drainage, qui par les terrassements intempestifs, les construction sans souci de préservation, mirent ce magnifique ouvrage hors service, tout en laissant l’essentiel des rigoles et étangs en place. Mais sans écoulement cohérent, le réduisant dans la meilleur des cas à des écoulements par busages de diamètres inappropriés à de fortes sollicitations qu’évitait l’écoulement naturel à l’air libre.

    Deuxième solution, la restauration du réseau initial: 

    En 2008, pour remédier a ces inconvénients tout en restituant le réseau, partie intime du château et du parc de Versailles indissociables de la féerie royale, avec le concours de l’Agence de l’Eau Seine Normandie, des Conseils Généraux de l’Essonne et des Yvelines, de la Communauté d’Agglomération du Plateau de Saclay regroupant 11 communes (CAPS), plus 6 communes et le Domaine National du château de Versailles, le Syndicat mixte de l’Yvette et de la Bièvre (SYB) a été mandaté pour restaurer le système hydraulique en vue de conduire les eaux du plateau à Versailles, pour rétablir le concept originel dans son intégralité. 

    Cette démarche effectuée avec économie de gestion de l’eau comme demandé par les Nations Unies en cette année internationale de l’eau 2013, et supprimant les risques d’inondation par une gouvernance  de l’eau maîtrisée.
    (actuellement seuls le château et le parc sont classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, à l’exclusion du réseau qui ne bénéficie d’aucune protection). Un budget d’environ 20 millions d’euros a été prévu sur 10 ans.

    Qu’en est-il aujourd’hui?

    Les travaux devraient en 2013 approcher de la moitié de la restauration pour une fin en 2019. Le SYB apporte toute ses compétences et son énergie pour cela, et bien entendu, a débuté le chantier par les points les plus critiques déduits des précédents sinistres. Mais on est encore loin du compte. Pourquoi?

    Malheureusement, tous les travaux doivent être entrepris après délibération des diverses entités administratives et territoriales. L’eau ne connaît pas ces limites. Or, président à toute intervention sur l’ensemble du plateau:
    2 Départements, 4 Communautés d’Agglomérations, 17 communes plus le château de Versailles, et outre certaines communes précitées (3) et le SYB en propre, 4 entités distinctes au niveau de l’Etat. Rendant chaque intervention d’une complexité inouïe.

    La solution: Facile à formuler. C’est restaurer dans  le plus bref délai le système hydraulique acheminant les eaux vers le parc de Versailles, qui est demandeur de ce fluide précieux pour assumer les Grandes Eaux dans leur intégralité (en 2013, 620 jets / 2.400 au XVII° siècle). Des écrits, rapports, décisions officielles, ont été publiées en ce sens. Seuls des freins « administratifs » en apparence en retardent l’exécution.

    Pourtant, ces travaux restaureraient la totale intégrité du château et de son parc (qui sans les jeux d’eau, n’existent pas dans leur réalité), tout en préservant les occupants du plateau et localité voisines des versants, de graves préjudices, et le tout, avec économie de finances dans l’exploitation. 

    De plus, les chemins longeant les rigoles sont tout indiqués pour créer un réseau de circulations douces; ce réseau devenant aussi un parti de structuration du plateau dans le cadre des aménagements projetés. Enfin, à l’instar de l’aqueduc Médicis qui fête cette année ses 400 ans en qualité de « plus long monument de France » (13 km), le système hydraulique du Plateau de Saclay restauré intégralement, conférerait aux lieux une valeur indiscutable au niveau des prétentions des sites dédiées à des recherches au niveau mondial avec ses 72 km de rigoles et d’aqueducs et ses étangs.

    Présentement, un certain nombre d’associations regroupées au sein de l’organisation Collectif OIN Saclay (COLOS), dont Association Des Etangs et Rigoles du plateau de Saclay (ADER), qui s’investit en priorité pour la réhabilitation du système hydraulique tel le cite son président, Gérard Delattre, dans l’article, les Amis du Grand Parc de Versailles (AGPV), qui œuvrent aussi très activement au sujet, les Amis de la Vallée de la Bièvre (AVB), Association de sauvegarde de l’environnement Saclay (ASES), Terre & Cité, l »Union des Associations de Sauvegarde du Plateau de Saclay et des vallées limitrophes (UASPS)… Lesquelles associations organisent avec brio selon leurs moyens, des initiatives d’information sur les valeurs patrimoniales du plateau, de découverte par visites commentées, d’édition de brochures et cartes spécifiques. Il y a une vie sur le plateau, d’intérêt bien supérieur à partager plutôt que périodiquement être astreint à réparer des inondations qui peuvent être évitées si l’on prend soin de réparer les erreurs graves que des générations antérieures ont commises, en laissant détériorer un patrimoine considérable par les travaux qu’il a requis, qui fut opérationnel pendant plus d’un tiers de millénaire, et qui de nouveau en fonction, éviterait bien des préjudices tout en apportant des valeurs à partager dans la sérénité.

            Pierre Masselin

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