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Assises de la mobilité : Foire aux questions, solutions alternatives.

Nov 19, 2017

Gif-Supélec- 18 nov. 2017

Si, au fond, lors de ces Assises qui auront duré plus de cinq heures – problèmes techniques et retard des intervenants (les députés Amélie de Monchalin et Cédric Villani étaient à Lyon pour l’élection de Christophe Castaner à la tête du mouvement politique La République en Marche), on avait parlé que de problèmes de couple ? Du couple emploi & main d’œuvre et du rôle que les transports peuvent jouer entre eux.

Approche par les territoires avec la ligne 18 en ligne de mire

Au cours de sa longue carrière, Jacqueline Lorthiois (urbaniste et socio-économiste) a rencontré des zones centripètes (où la population active converge), exemple : d’Antony, des Ulis, de Palaiseau, de Chilly…on converge vers Massy. A l’inverse, d’autres qui sont centrifuges (aire de diffusion d’actifs) et, enfin, des zones « miraculeuses ». « Autonomes », à la fois bassin de vie et zone d’emploi, bassin d’emploi et réservoir de main d’œuvre. Et de citer Trappes et St-Quentin-en-Yvelines. 60% des habitants travaillent sur place. Préservons les miracles. En termes de transport, dit-elle, les petits flux (tels Lonjumeau-Massy, Savigny/Orge-Massy) ne nécessitent pas d’infrastructure lourde, type future ligne 18 du Grand Paris. Concernant le plateau de Saclay, Jacqueline Lorthiois y voit une gamme étroite d’emplois spécialisés (200/12 000) pour des masses de travailleurs qui viendront tous les jours de loin. « une dissociation de territoires terrible ».

L’interroge-t-on sur la ligne 18 ? _ On voudrait structurer une ville par les transports, c’est du non-sens, une anomalie de conception.

Retour en arrière. Genèse du Grand Paris

_ Pas d’évaluation socio-économique indépendante, manque de temps des experts mandatés, accès limité aux données…on bafoue la démocratie, dit le Pr Jean-Pierre Orfeuil (Institut d’urbanisme de Paris) qui parle du projet du Grand Paris (GP) comme « un projet du monde d’avant,  un roi thaumaturge fait le bonheur des citoyens en mobilisant des moyens financiers extrêmement lourds».

En 2009, le secrétaire d’Etat Christian Blanc élabore le projet en treize mois. _ Si on le relit, rappelle Frédéric Denhez (journaliste), le GP, c’est merveilleux, on va soigner le cancer, marcher sur l’eau…et la première évaluation faite par la Sté du Grand Paris date de 2013, « cherchez l’erreur ». On a consulté sur le GP quand le projet était bouclé, c’est normal, en France, on n’évalue rien.

Point de situation ligne par ligne

_ Je le vois bien sur ma ligne, entonné sur tous les tons.

Le « la » est donné par Frédéric Denhez : le bus Noctilien est plein, les gens préfèrent s’embouteiller en écoutant de la musique plutôt que de prendre des trains en retard à cause du mauvais entretien. Le Pass Navigo dézoné n’est pas utile à grand monde. Et c’est un mauvais signal envoyé : le transport ne vaut rien.

Le RER aura bientôt quarante ans. Certaines rames ont plus de trente ans, le réseau est à bout de souffle (source : PjL du Grand Paris) avec des effets sur la santé _ selon l’OMS, il y a des problèmes de santé si l’on dépasse 1 heure de transport par jour. Pour Marc Pélissier (Pdt Association des usagers des transports d’IdF), « Il y a eu des progrès, mais de nouveau, les difficultés continuent de plus belle ». Avec 900 000 voyageurs par jour, la ligne B est la deuxième ligne la plus chargée d’Europe ; suivent les taux de panne, les colis suspects et autres sources de perturbation. Il veut un matériel avec davantage de places assises, plus d’offre en heure creuse, le soir et le week-end.

Solutions d’ingénieurs
Modes alternatifs complémentaires vs nouvelle ligne structurante

Dans cette partie, la parole est forcément aux ingénieurs. Pas de philosophie.
Paul Ortais. _ On peut proposer de « tirer une ligne » de Versailles vers Buc et le Technocentre…

Comme Brancusi réduisait la matière à son essence, il réduit un problème à son essence. Plus un sujet (transport en IdF) est complexe, plus il le ramène à une problématique simple. Remettre à plat, repartir à zéro, Paul Ortais (ingénieur, inventeur du concept de mobilité CarLina) vante les mérites de cette technique qu’il a éprouvée. _ Appliquons la méthode à Saclay. Le cahier des charges s’énonce clairement : transporter des personnes et des biens 24h /24h et pouvoir aller partout. Son système de mobilité CarLina est constitué d’un plateau pour cabines polyvalentes. Autres options (« outils d’aménagement urbain »), le téléphérique, le tram-train…solutions chiffrées, avec leur vitesse donnée et leurs avantages & inconvénients. _ Pour le téléphérique, il faut un cheminement avec peu d’intrusion dans la vie des gens…

Transport pour Saclay, oui mais lequel ?

Veuillez m’excuser de n’avoir pas encore dit que nous étions depuis le début (14h le 18 novembre) à un grand rassemblement hétérogène dans le grand amphi « Janet » de Supélec : associations, urbanistes, économistes, élus, opérateurs, usagers et entreprises des transports… pour questionner les enjeux de la mobilité sur le plateau de Saclay et les vallées.

Laurent Probst (IdF Mobilités, anciennement STIF) a entendu ces solutions alternatives, mais selon lui, même s’il travaille à améliorer l’offre de bus pour arriver sur le plateau de Saclay (actuellement, il n’y a que la ligne 91.06, qui « explose »), _ Ça ne suffira pas, on ne peut pas faire sans métro, ça ne passe pas.

Les modes alternatifs complémentaires évoqués ne pourraient pas remplacer, à certains endroits, les infrastructures structurantes, si ?

                                                                                     Christophe Baillat

Info Citoyen

En-visager l’avenir

Juil 8, 2014

Salle obscure et techniciens sur scène, ainsi fut présenté lundi 7 juillet à Orsay, l’état d’évolution du Contrat de développement territorial (CDT) Paris-Saclay[1]. La réunion publique a réuni plus d’une centaine d’habitants du secteur. Introduite par David Ros, maire d’Orsay, elle a été menée par Guillaume Pasquier, Directeur Général Délégué de l’Etablissement public Paris-Saclay (EPPS).

Après un panorama complet des constructions en vue (implantations industrielles, universitaires et grandes écoles, logements) et des infrastructures routières et ferrées prévues (métro, sites propres, pistes cyclables, réaménagement des carrefours, parkings), il a tenté de répondre à des questions affutées et critiques du public. La circulation a constitué le noyau dur des échanges. L’afflux massif de quelque 50 000 personnes sur un territoire de 7 700 hectares, aux artères aujourd’hui déjà saturées fait peur. Le déphasage avec l’arrivée du métro (ligne 18) en 2025-26 aggrave l’inquiétude. Une tonalité qui rappelle la mise en garde d’Alain Fuchs président du CNRS, lors des auditions de l’Office parlementaire des choix scientifiques et techniques (OPECST) sur l’avenir du plateau de Saclay, le 27 octobre 2011[2]. « Je voudrais attirer votre attention sur les sites, clusters, pôles étrangers récents (…) Tsukuba par exemple, qui a été une expérience extrêmement réussie pendant une vingtaine d’années, est en train de s’essouffler aujourd’hui. Ce sont les entreprises qui nous le disent, et aussi les étudiants. Ils se disent fatigués par les conditions de transport et de logement. Le train Tokyo-Tsukuba est toujours le même et il met toujours autant de temps, et les étudiants ont toujours aussi peu de logements. C’est aussi simple que cela ».

Si les choix thermiques (chauffage par échange de chaleur avec l’eau souterraine) font preuve d’innovation et d’adéquation avec les défis de durabilité, il semble que les articulations entre transports en commun et circulation douce restent très conventionnelles. Pas de solutions proposées pour connecter étroitement la vallée et le plateau (un serpent de mer selon Guillaume Pasquier alors que FNE vient de remettre en selle l’idée d’un téléphérique), pour doper le RER B véritable boulet de la banlieue sud ou pour acheminer des populations du sud du département (Etampes, Dourdan..) en transport collectif.

 

Mais qui sont les pilotes ?

On l’a entendu, les habitants familiers du territoire et pour beaucoup engagés pour une défense de la qualité de vie, de l’air, de l’agriculture locale sont en demande d’ajustements de ce Contrat de développement territorial. D’ailleurs, Guillaume Pasquier souligne que beaucoup de choses ont évolué depuis qu’en septembre 2013, l’État, (représenté par le préfet de région) et les communes et leurs groupements ont signé le CDT. Pourtant c’est le texte, figé en janvier 2012 qui sera discuté lors de l’enquête publique prévue à l’automne. Pourtant, l’enquête publique se limitera à une évaluation d’impacts comme le prévoit la loi… Alors pourquoi ne pas être plus clair avec les citoyens ? Pourquoi laisser croire que les scenarii présentés peuvent évoluer ou faire l’objet d’ajustement ?

La distribution des rôles manque ici de clarté. Car comment comprendre qu’une soirée consacrée aux infrastructures locales mobilisant plusieurs milliards d’euros soit pilotée par l’opérateur technique, en l’occurrence l’EPPS. Pourquoi Michel Bournat, nouveau président de la Communauté d’agglomération du plateau de Saclay (CAPS) et maire de Gif présent dans la salle n’a-t-il pas coordonné les échanges. Quels vis-à-vis peut-on élaborer dans une salle de cinéma où aucun visage ne se montre ?

L’affaire n’est pas anodine. Car partout on déplore une démission du politique au profit d’un paravent : l’expertise technique. Ce 7 juillet, s’est répétée cette posture. Et c’est ainsi qu’est montée dans la salle une impression sourde : la rencontre est-elle un espace de dialogue et d’écoute ? Peut-elle contribuer à former des projets d’intérêt commun ? Quel est le contrat de confiance qui lie véritablement élus et administrés ?

En clôture de la soirée, David Ros a rappelé que l’enquête publique devait s’achever en décembre 2014. Mais il n’y eu aucune précision au sujet du cadre d’intervention, des marges de manœuvre, de la demande des Elus… Il serait bon que démocratie représentative rime avec contributions citoyennes pour en-visager l’avenir.

Dorothée Browaeys

[1] 17 contrats de développement territorial (CDT) sont en cours de négociation. Ils ont été définis dans la loi du 3 juin 2010 relative au Grand Paris

[2] p. 237, Rapport sur l’Innovation à l’épreuve des peurs et des risques, Cl. Birraux et j.Yves Le Déaut, députés. OPECST

 

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