L’ENS (Ecole normale supérieure) Cachan a sélectionné cinq équipes d’architectes pour la conception de ses nouveaux bâtiments sur le campus Paris-Saclay.
Le présent concours d’architecture et d’ingénierie a pour objet l’attribution d’un marché de maîtrise d’oeuvre pour la construction d’un ensemble immobilier de 64 000 m2 SHON dont le budget prévisionnel des travaux est de 143 millions d’euros HT.
Parmi les 124 dossiers de candidatures, le jury a sélectionné 5 architectes ou groupements d’architectes afin d’imaginer lesfuturs bâtiments de l’École normale supérieure de Cachan sur le campus Paris-Saclay : Groupement JLCG Arquitectos / GM (Guervilly Mauffret) ; Groupement Lacaton et Vassal / Druot Architecture ; Groupement Atelier Lion associés / Marc Mimram / Ignacio Prego ; Renzo Piano Building Workshop ; Groupement Michel Rémon / Jacques Ripault.
Le concours doit s’achever à l’automne avec la sélection du projet lauréat pour un démarrage des travaux prévu mi 2015.
L’École normale supérieure de Cachan doit rejoindre le grand pôle d’enseignement supérieur et de recherche Paris-Saclay à l’horizon 2018 aux côtés de ses partenaires universitaires et scientifiques (Supélec, École Centrale Paris, Université Paris-Sud, École Polytechnique, ENSAE, HEC, TELECOM, AgroParisTech, CEA, CNRS, INRA, INRIA…).
Elle contribuera ainsi, avec l’arrivée sur le quartier du Moulon de plus de 450 enseignants/chercheurs et 2 200 étudiants et doctorants, à la construction de l’Université Paris-Saclay, moteur du renouveau de la recherche scientifique et du développement technologique francilien et national.
Cette année, le congrès national de mathématiques junior organisé par l’association MATh.en.JEANS sera accueilli conjointement par l’École polytechnique et l’Université Paris-Sud en région parisienne. Ce congrès aura lieu les 5, 6 et 7 avril 2013, il se déroulera en Ile-de-France, à Marseille et à Toulouse. Près de 2000 personnes, élèves et professeurs se rencontreront à l’occasion de cet événement.
325 collégiens et 284 lycéens sont inscrits pour présenter leurs travaux de recherche lors de ce congrès. Pendant trois jours, ces jeunes concrétiseront leur travail de l’année scolaire 2012-2013 en présentant le sujet de recherche MATh.en.JEANS sur lequel ils ont travaillé au sein de leur atelier, accompagnés par des enseignants et un chercheur. Ils exposeront leurs résultats et les soumettront à la critique au moyen de posters et d’animations sur leur stand du forum et sous forme d’exposé en amphithéâtre.
Un congrès, c’est avant tout un lieu de rencontres, d’échanges d’idées, de méthodes, de pratiques. Les élèves pourront ainsi échanger avec leurs camarades, avec des chercheurs ainsi qu’avec le public. Ils aurontégalement l’occasion d’assister à plusieurs présentations de scientifiques reconnus, dont une conférence de Wendelin Werner, lauréat de la Médaille Fields en 2006.
Le samedi en fin de journée, les élèves seront invités à se rendre sur le campus de l’École polytechnique, où ils seront accueillis par des doctorants des deux laboratoires de mathématiques de l’École polytechnique (Centre de mathématiques Laurent Schwartz et Centre de Mathématiques appliquées). Ils assisteront ensuite à une conférence de mathématiques de Sylvie Méléard, sur le thème »Mathématiques du hasard et de l’évolution », puis seront conviés à un dîner suivi d’un spectacle co-organisé par des étudiants de l’École polytechnique et de la faculté des Sciences d’Orsay.
Le congrès national annuel de mathématiques junior : l’aboutissement d’ateliers organisés tout au long de l’année
Les ateliers MATh.en.JEANS existent dans toute la France et sont ouverts à tous les établissements quelle que soit leur position socio-géographique. Les jumelages favorisent le rapprochement des établissements scolaires.
La non-sélection des élèves, un des principes fondamentaux de l’association, contribue pour beaucoup à la spécificité et au succès des ateliers MATh.en.JEANS. Les mathématiques sont encore considérées comme un outil de sélection à bien des niveaux. C’est pour remédier à cette situation que les élèves de MATh.en.JEANS ne sont pas choisis parmi les bons élèves, mais parmi les volontaires. Leur participation à l’atelier leur permet de découvrir les mathématiques sous une forme moins académique, et certains d’entre eux révèlent des qualités qui n’auraient pu s’exprimer dans l’enseignement traditionnel.
Lors du congrès, la non-sélection est d’autant plus importante : les élèves ont le courage de venir présenter leur travail, de l’exposer aux questions et à la critique. C’est pourquoi seule la motivation est sollicitée pour pouvoir participer. Un atelier réussi se traduit par la satisfaction de l’élève devant son travail accompli tout au long de l’année, le but étant de lui transmettre le goût de la démarche scientifique, en particulier en mathématiques.
Source : Communiqué de presse de L’École polytechnique
Vue des terres agricoles du triangle de Gonesse (95). | Angela Bolis / LeMonde.fr
Europa City, ses 80 hectares de galeries commerçantes, d’infrastructures culturelles, de parc d’attraction… Situé entre la Seine-Saint-Denis et le Val-d’Oise, à Gonesse, ce projet fait miroiter des créations d’emplois et un développement qui semblent bienvenus dans cette zone de banlieue déshéritée. Mais il attise aussi la méfiance de nombreuses associations, qui s’inquiètent du maintien de l’agriculture et des commerces locaux.
Le géographe Michel Lussault, professeur à l’ENS de Lyon, analyse les choix urbanistiques qui sous-tendent ce projet de méga-complexe initié par le groupe Auchan, qui devrait voir le jour à l’horizon 2020 dans le cadre du Grand Paris.
A l’heure des discours sur la densification de la ville, que pensez-vousde la construction de ce vaste complexe très dévoreur d’espace en banlieue parisienne ?
Le projet répond lui-même à cette question, en expliquant qu’il ne mange « que » 80 hectares (« soit 8 % seulement des 1 000 hectares du Triangle de Gonesse »). Mais il ne peut évincer une problématique centrale : celle de considérer quelle politiquede gestion des espaces non bâtis – agricoles, forestiers, naturels – on mène dans une grande métropole comme Paris. Comment les insère-t-on dans une stratégie urbaine, sans qu’ils finissent forcément en friches ou en espaces dédiés à l’urbanisation ?
Terre et Cité organise 2 grands forums ouverts pour construire ensemble l’avenir du Plateau de Saclay: la parole est donnée aux citoyens pour faire émerger de nouveaux projets pour les espaces naturels et agricoles du Plateau de Saclay. Des élus, agriculteurs, citoyen, chercheurs, et autres acteurs déjà engagés dans la vie associative seront présents. C’est une occasion unique de partager leur vision du Plateau de Saclay, leurs ambitions et leurs idées pour leur territoire.
- Comment développer une alimentation locale et de qualité ? Le samedi 20 avril 2013 à 9h30 à l’Hôtel best Western de Jouy en Josas (près d’HEC) Déjeuner convivial à la Ferme de Viltain offert et inauguration d’une grande expo photo
La Plateau de Saclay fait partie des territoires qui, dans un milieu urbain dense à proximité de la capitale, disposent encore de terres agricoles d’une fertilité exceptionnelle. Il constitue donc une opportunité de continuer à produire, en Ile-de-France, une alimentation locale et de qualité pour la population. Les agriculteurs du plateau ont d’ailleurs mis en œuvre de nombreux projets en ce sens ces dernières années (vente directe, approvisionnements restauration collective, etc)
- Comment construire ensemble un territoire vivant et convivial ?
Circulations douces, patrimoine, agriculture et Biodiversité Le samedi 27 avril 2013 à 13h30 à la Maison pour Tous de Villiers-le-Bâcle Précédé d’une randonnée découverte autour de Villiers-le-Bâcle à partir de 9h30 avec buffet campagnard offertLe Plateau de Saclay recèle un patrimoine bâti, agricole, naturel et humain remarquable, occasion d’échappées nourrissantes hors de l’agitation de la métropole parisienne. Ces aspects sont malheureusement insuffisamment valorisés et reconnus aujourd’hui.
- Nous vous rappelons également l’évènement de présentation de ces deux grands évènements qui aura lieu Mardi 26 Mars à Jouy-en-Josas de 16h à 19h. Plus d’informations et inscriptions ici.
Source : Communiqué de la mairie de Vélizy-Villacoublay
Mercredi 27 mars, la commune de Vélizy-Villacoublay accueille l’arrivée de la première étape de la Course du cœur. Vélizy est un partenaire historique de cette course à pied entre Paris et Bourg-Saint-Maurice/Les Arcs, faisant la promotion du don d’organes.
Relier Paris à Bourg-Saint-Maurice/Les Arcs pour promouvoir le don d’organes. La 27e édition de la Course du Cœur, organisée par l’association Trans-Forme, débutera mercredi 27 mars. L’arrivée de la première étape est prévue au Centre Maurice Ravel de Vélizy-Villacoublay, à partir de 21 heures. Monsieur le Maire Joël Loison, sera présent pour accueillir l’ensemble des coureurs.
La ville de Vélizy-Villacoublay est partenaire de longue date de cet évènement invitant entre 12 et 16 équipes – dont une composée exclusivement de personnes greffées – de 14 personnes à parcourir 750km en courant. Clôturée par une arrivée aux Arcs le 1e avril, la Course du Cœur se déroule sur 4 jours et 4 nuits divisés en étapes longues de 10 à 60km.
La ville de Vélizy-Villacoublay offrira à chaque concurrent une collation. Le Service des Sports et de nombreux bénévoles seront à disposition des coureurs entre 20h et 22h30. Les habitants de Vélizy sont ainsi attendus nombreux pour venir applaudir les courageux participants d’une épreuve dépassant les simples valeurs sportives.
Des cœurs fabriqués par les enfants de la ville seront remis aux concurrents transplantés par les élus et Mr le Maire. En outre des 300 créations de papier, peinture et collage réalisées lors d’ateliers, un grand cœur sera offert à l’association Trans-Forme.
Le marché de maîtrise d’oeuvre relatif à la construction de la nouvelle École normale supérieure de Cachan à Paris-Saclay est officiellement ouvert aux candidatures.
L’École normale supérieure de Cachan doit rejoindre le grand pôle de développement scientifique et technologique de Paris-Saclay à l’horizon 2018.
Son implantation est prévue sur le site du Moulon, dans la commune de Gif-sur-Yvette, au sein d’un campus urbain en cours de constitution.
Aux côtés de ses partenaires universitaires et scientifiques (Supélec, École Centrale Paris, Université Paris-Sud 11, École Polytechnique, ENSAE, CEA, CNRS…), l’ENS Cachan va prendre part à l’émergence de l’Université Paris-Saclay, moteur du renouveau de la recherche scientifique et du développement technologique francilien et national.
Les nouveaux bâtiments de l’ENS Cachan intègreront dans leur conception une mutualisation des équipements à l’échelle de ce quartier, conformément aux prescriptions urbaines de l’Établissement public Paris-Saclay, aménageur du quartier. La surface projetée du bâtiment est d’environ 64 000 m² SHON et le budget prévisionnel des travaux est de 143 millions d’euros.
La conduite d’opération de ce projet est assurée par l’Établissement Public Paris-Saclay (EPPS) pour le compte de l’ENS Cachan.
L’école Centrale met le paquet sur l’entrepreneuriat avec une initiative assez unique : accueillir des étudiants d’autres établissements pour développer leurs projets. Une preuve de la volonté de cette grande école de favoriser la création d’entreprise. Hervé Biausser revient sur cette initiative et livre également sa vision sur plusieurs sujets essentiels de l’enseignement supérieur.
Vous avez lancé une offensive sur le thème de l’entrepreneuriat avec, notamment, un concours ouvert à des candidats non scolarisés à Centrale. N’avez-vous pas le sentiment que les grandes écoles sont en retard sur ce terrain ?
Le fait de développer l’entrepreneuriat n’est pas une idée neuve. À Centrale, nous avons démarré la filière entrepreneur en 2001. Nous avons lancé cet enseignement de 3e année en posant comme principe : ce qui est important ce n’est pas l’entreprise, mais l’entrepreneur. Nous avions fixé comme objectif que 10% de la promotion intègre cette filière. Cet objectif est atteint depuis 2010. Et le mouvement s’amplifie.
Quant à notre incubateur, il accueille à ce jour 20 projets et ce sera sans nul doute le double quand nous serons sur le plateau de Saclay. Nous sommes convaincus qu’il y a de nombreux profils entrepreneurs chez les jeunes comme chez les salariés en activité. Le public est donc là mais il est nécessaire, pour nous grandes écoles, de mettre en place des structures d’accueil permettant de valoriser leur talent. En ce qui nous concerne, dès la première année, nous poussons les jeunes vers cette spécialité en les aidant de manière très concrète.
Selon la CDEFI (Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs), on manque d’ingénieurs en France. C’est votre avis ?
C’est un sujet très débattu. Je pense que si nous formions plus d’ingénieurs, nous aurions aisément la capacité de les placer dans les entreprises. J’en profite d’ailleurs pour signaler que l’on manque d’ingénieurs « filles ». Le problème de fond concerne selon moi les nombreuses possibilités offertes désormais aux ingénieurs qui peuvent se diriger vers de nouveaux métiers comme la finance, les services, la logistique ou encore les achats. Ces fonctions aspirent nos diplômés et les détournent des secteurs traditionnels, comme l’industrie, qui reçoivent mécaniquement de moins en moins de candidatures. Sans parler du secteur informatique et numérique qui est le premier recruteur des diplômés de nos écoles, car il ne connaît absolument pas la crise.
Les étudiants de Centrale se placent donc encore très bien ?
En 2011, nos étudiants disposaient de plusieurs offres à la sortie de leurs études. Aujourd’hui, je n’ai pas relevé de signaux d’alerte sur les recrutements de la promotion qui sort en cette fin d’année (NDR : les étudiants de Centrale sont diplômés en décembre). Je suis convaincu que le marché est encore porteur. En revanche, je ne me prononce pas pour fin 2013. Les entreprises seront probablement très prudentes.
N’avez-vous pas le sentiment que le fameux Plateau de Saclay (appelé la Silicon Valley européenne) où vous allez vous installer en 2016 risque d’arriver trop tard ?
Nous avons besoin d’un campus neuf et nous voulons nous rapprocher « physiquement » de nos partenaires naturels. Donc, notre déménagement est parfaitement justifié. Tout de même, il ne faut pas trop tarder et faire en sort que cela avance vite, afin que les 19 acteurs du Plateau soient totalement rassurés. Le gouvernement a une grosse responsabilité : c’est en janvier qu’il donnera la date de mise en œuvre des transports en commun dans la zone. Les décisions annoncées seront capitales. La date de 2020 me semble raisonnable mais plus on attend, plus il y a des risques que ce gros « machin » traîne. Heureusement que les rapprochements sont d’ores et déjà en cours avec des travaux en commun.
Face à la désindustrialisation, nos ingénieurs risquent-ils de quitter la France ?
Nous n’avons pas encore de signaux qui indiquent des départs massifs. Mais cela dépend aussi des perspectives qui vont se présenter dans les mois à venir. D’après les experts, la crise sera moins forte en France. J’ai envie de les croire. Il n’y aura donc pas d’exode à l’instar des grecs, des portugais ou des espagnols. Nous n’en sommes pas là !
Les assises de l’enseignement supérieur viennent de s’achever. Pas un mot sur les grandes écoles ! Le nouveau gouvernement est-il hostile ?
Durant les assises, on a plutôt évoqué ce qui ne marchait pas. Pas ce qui fonctionne bien ! Nous sommes toujours de belles institutions. De plus, Madame le ministre m’a assuré qu’elle ne souhaitait pas rallumer une quelconque « guéguerre » entre universités et grandes écoles. Et il n’y a pas de raisons. A la CGE (Conférence des grandes écoles), nous avons dénombré plus de 1000 accords entre facs et grandes écoles. Tout va bien donc.
Où en est-on du rapprochement « Centrale-Supelec » ?
L’essentiel des décisions sera annoncé d’ici mi 2013. Mais ce qui est sûr, c’est que le principe de rapprochement est acté. Nous sommes en pleine construction.
Le 4 janvier 2013, Robert Cadalbert, président de la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, Jean-Luc Vayssière, Président de l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et Pierre Veltz, Président-Directeur général de l’Etablissement public Paris-Saclay présentent le projet de territoire Paris-Saclay dans l’émission « Bien Vivre » diffusée sur TVFil 78. Initiée en mars 2009, ce projet a pour ambition la création d’un pôle scientifique et technologique de rang mondial.
Lors d’une interview accordée à monSaclay.fr, Thomas Joly, Président de l’association Terre et Cité, 1er Maire adjoint de Verrières-le-Buisson, Conseiller général du canton de Bièvres, Vice-président de la communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvre s’est félicité de la réussite de la première phase du cycle de concertation territorial.
Terre & Cité a conduit 55 entretiens approfondis et rencontré plus de 70 acteurs majeurs du Plateau ou de ses environs proches. Cette audit des acteurs du Plateau, dont monSaclay.fr a fait partie, sera suivi d’ateliers ouverts à la population et aux entreprises.
« Hier les gens étaient ‘contre’ un certain nombre de propositions qui étaient formulés, aujourd’hui ils sont ‘pour’ un projet commun, » déclare Thomas Joly.
Vers un compromis ? Alors que d’un côté certains cherchent une protection maximale des espaces naturels du plateau de Saclay et que d’un autre côté certains s’intéressent avant tout à la démarche Campus et scientipôle, il est clairement apparu aujourd’hui que « tout un chacun s’accorde à dire qu’il ne peut pas faire sans l’autre», ajoute Thomas Joly. Ecouter l’intégralité de l’interview :
Parmi les « artistes » conviés aux Artscienfactory Days, le paysagiste et jardinier Gilles Clément qui présentait une série de propositions pour « revitaliser » un site de plusieurs hectares exploité en agriculture conventionnelle et intensive. Il a bien voulu répondre à nos questions, à l’occasion du vernissage organisé à la Ferme des Granges.
- Pouvez-vous nous rappeler dans quel cadre vous êtes intervenu sur le Plateau de Saclay ?
Il y a maintenant trois-quatre ans, la Caps m’a demandé de réfléchir à une intervention sur le Plateau de Saclay associant l’art et la science dans l’esprit d’Artscienfactory qui venait d’être mis en place. J’ai fait alors la proposition d’une intervention sur trois parcelles différentes – sans préjuger de quelles parcelles précisément je disposerais : l’une dédiée à la diversité naturelle, indigène et exogène ; une 2e aux insectes et en particulier aux abeilles, dont on sait combien elles sont fragilisées par l’usage d’insecticides ; enfin, une 3e parcelle consacrée, elle, à la revalorisation d’un sol réduit à l’état de substrat après plusieurs années d’exploitation agricole conventionnelle et intensive.
- Où en êtes-vous ?
Pour la première proposition, nous disposions d’une pépinière, sur laquelle je suis déjà intervenue avec le collectif Coloco. Malheureusement, nous avons dû suspendre nos activités, car nous y avons trouvé de l’amiante. Quant à la parcelle de la 2e proposition (relative aux insectes), elle n’est pas encore disponible. On sait cependant qu’il s’agira d’une clairière dans un bosquet issu d’un délaissé d’une cinquantaine d’années, situé près de Palaiseau.
Samedi 10 novembre, à l’initiative des écologistes des 3 vallées (1), flottait sur un pont au-dessus de la RN118, une grande banderole :
« Plateau de Saclay-Notre Dame des Landes, Terres agricoles en danger »
faisant un lien entre notre territoire et celui de cette commune située à quelques 25 kilomètres de Nantes, où le gouvernement en est arrivé, pour tenter d’imposer le projet de nouvel aéroport porté dès 1984 par Jean-Marc Ayrault alors Maire de Nantes, à d’incroyables démonstrations de force (1200 CRS mobilisés au plus fort des opérations).
Ces territoires sont très différents, les deux projets le sont aussi, aucun doute là-dessus. L’un vise à implanter ex-nihilo un « simple » moyen de transport, quand l’autre est une volonté de créer un pôle scientifique d’excellence dans un lieu qui, de par l’implantation du CEA, du CNRS, de Polytechnique, Supelec,… avait déjà cette vocation.
Pourtant, en partant de ce constat (« oui, dans les deux cas, des terres agricoles sont en danger »), qui appelle à réfléchir à d’autres similitudes possibles entre ces deux projets, on réalise que le parallèle peut être fait, en particulier dans les méthodes employées par l’Etat. Qu’il soit d’ailleurs de droite comme de gauche, car sur ces deux exemples, le changement ne semble pas vraiment pour maintenant.
Des terres agricoles qu’on veut bétonner
A Notre-Dame-des-Landes, l’Etat a donc prévu de détruire 2000 ha de terres agricoles et de zones humides (1.400 ha de bocages classés en ZNIEFF) et de raser 90 km de haie bocagère. Il condamne aussi au démantèlement le plus grand bassin laitier de ce département (la Loire Atlantique compte parmi les plus gros cheptels de vaches laitières de France) 1700 vaches laitières, plus de 11 millions de litres de lait par an.
Sur le Plateau de Saclay, l’addition parait a priori moins lourde : sur les 2640 hade ces terres parmi les plus fertiles d’Europe (rendements de blé moyens entre 85 et 90 quintaux par hectare, pour 74 qx/ha en France et 56 qx/ha en Europe.), 2300 ha ont été sanctuarisées par la loi du 3 juin 2010, suite à des années de mobilisation. De quoi se réjouir, surtout quand on sait que le Plateau a déjà subi la perte du quart de ses surfaces cultivées depuis 1982, avec 977 hectares de terres agricoles en moins. Cependant, ces 2300 ha inscrits dans la loi n’empêchent pas d’être inquiet quant aux parcelles qui seront effectivement retenues et le rapport de la commission suite à l’enquête publique du printemps ne suffit pas à rassurer pour le moment.
Des élus locaux que le gouvernement n’écoute pas
A Notre Dame des Landes, s’est constitué le Collectif des élus Doutant de la Pertinence de l’aéroport (le CéDpa). (2). Il regroupe plus de 1000 élus opposés au projet, sénateurs, députés, conseillers régionaux ou régionaux, Maires ou conseillers municipaux, venant de tendances politiques très variées, de nombreuses sensibilités politiques, « du NPA à l’Alliance centriste, en passant par le PS, le parti de gauche, Europe Ecologie les Verts, les Alternatifs, le Modem, des sans étiquettes ». Leur voix ne semble visiblement pas se faire plus entendre que les associations de défense de l’environnement ou agricoles par un gouvernement qui en est à user de la force.
Sur le Plateau de Saclay, il a fallu attendre janvier 2012 pour qu’un protocole d’accord permette enfin aux élus locaux de participer de près au projet d’OIN concernant notre territoire, tout au moins sa frange sud : des mois ont en effet été nécessaires pour que soit actée, au travers d’un comité de pilotage et de comités opérationnels, une participation à part égales du niveau local et du niveau national(3). De même, si les transports sur le Plateau sont prévus depuis longtemps, les liaisons Vallée/Plateau sont les grandes absentes du projet, malgré les alertes incessantes d’élus locaux, en particulier celles de GemGif (4) et de Dimitri Tchoreloff dès la campagne législative de 2007.
À compter du lundi 19 novembre, Joaquim Nassar, ingénieur en chef de l’armement, diplômé de l’École polytechnique (X91) et de l’ENSTA ParisTech, et titulaire d’un doctorat en physique des matériaux magnétiques en couches minces (effectué sous la direction du Pr Albert Fert), est nommé Directeur des études de l’École polytechnique. Il succède à ce poste à Rachel‐Marie Pradeilles‐Duval. De 1999 à 2002, Joaquim Nassar a été ingénieur chargé d’affaires dans le domaine des technologies et composants semiconducteurs à la Délégation Générale pour l’Armement (DGA), avant de rejoindre l’ENSTA ParisTech où il a exercé les fonctions de Directeur de la formation et de la recherche adjoint jusqu’en 2006.
Après une mission au Secrétariat Général de la Défense Nationale, il a rejoint à sa création en 2007 le Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur ParisTech en tant que Délégué adjoint à la recherche. Il y a notamment développé des projets en collaboration européenne dans le domaine de l’énergie et de l’environnement. En poste à l’École polytechnique depuis 2010, il mène des activités de recherche au sein de l’équipe commune LPICM (Laboratoire de Physique des Interfaces et Couches Minces)/TOTAL dédiée aux semiconducteurs pour l’énergie solaire photovoltaïque, et est par ailleurs chargé de mission auprès du Directeur Général Adjoint à la Recherche.
Joaquim Nassar enseigne depuis 2002 à l’ENSTA ParisTech en mécanique quantique, physique statistique et physique des semiconducteurs, et depuis 2010 à l’École polytechnique dans le cadre du nouveau cours « Énergie Solaire Photovoltaïque » du cycle d’ingénieur polytechnicien et du master « Science et Technologie des Énergies Renouvelables ». Il délivre des enseignements dans la même spécialité à la Huazhong University of Science and Technology à Wuhan (République Populaire de Chine) dans le cadre de l’institut sino‐européen ICARE dédié aux énergies propres et renouvelables.
Joaquim Nassar est placé sous la responsabilité de Frank Pacard, Directeur Général Adjoint à l’Enseignement de l’École polytechnique.
Le plateau de Saclay… Ses champs immenses, ses labos, écoles et ses entreprises.
Le plateau de Saclay pour François Bon c’est un lieu de résidence qu’il retrouve chaque jeudi pour rapprocher par ses rencontres puis unifier dans ses écrits deux univers : la littérature et la science.
J’avais proposé de retrouver François Bon à la gare de Massy. Il arrivait de Tours où il habite et devait rencontrer des chercheurs à l’institut d’optique. J’étais content de passer quelques instants seul en voiture avec François pour essayer de comprendre ce qu’un écrivain vient chercher sur notre plateau.
Pourquoi avoir accepté cette mission ? Qu’est-ce qui vous attire dans ce projet ?
La première fois qu’on m’a montré le Plateau de Saclay, dans l’idée de cette résidence, j’étais plutôt abasourdi : une suite de petites enclaves dispersées, pas de lieu pour se retrouver ou se restaurer (hors le Relais du «Christ de Saclay » où j’adore l’ambiance du midi), d’énormes distances d’un point à l’autre. Et puis, à mesure des rendez-vous, ou bien qu’on se familiarise avec tel ou tel point, qu’on le voit évoluer, un attachement. Je sais à quoi s’occupent les chercheurs du CEA, du Moulon, de l’INRIA….
Vous parlez de vous en disant que vous appartenez « à un monde disparu», est-ce ainsi que vous regardez les agriculteurs du Plateau ?
Dans mon livre, Autobiographie des objets je fais référence à des marqueurs de mon enfance qui se sont volatilisés (l’électrophone, la caméra Super 8, le transistor) et à la structure sociale d’une toute petite ville du Poitou, avant le temps des autoroutes. L’agriculture sur le plateau de Saclay a l’air en bonne santé et bien présente. Mais j’étais surtout en prise avec les chercheurs, et les projets urbanistiques.
Les terres du plateau sont les plus riches d’Ile de France, les écoles et les centres de recherches sont le fleuron de la France. Comment voyez-vous cohabiter ces deux mondes ?
Je vois un îlot contourné par la progression de l’hyperville, non pour ses qualités agricoles (magnifique expérience en cours de Gilles Clément sur la dépollution des sols), ni pour sa valeur historique (la villa romaine, les rigoles de Versailles, l’étang accaparé par les militaires du CEP), mais pour assurer à ces îlots de chercheur ce qu’on estimait nécessaire en terme d’isolement ou de secret. Ce qui valait il y a quelques décennies pour le CEA ou l’Onera et le CEP n’est plus justifié pour Thalès ou le synchrotron. Les vallées sursaturées de Palaiseau et des Ulis ne peuvent rester à l’écart. La question n’est pas de cette cohabitation, puisque déjà la ville s’installe sur le Plateau, mais quelle ville on y installe : une ville de propriétaires, classe moyenne aisée, comme sur les panneaux publicitaires, avec un « espace de vie » artificiel au milieu ? Et quelle politique pour un réappropriation de l’espace naturel, ce qui n’est pas la même chose que l’espace agricole ? La politique d’urbanisme à échelle du Plateau n’est pas apte à prendre le pas sur celle des communes. Derrière le centre de retraitement des déchets de Saclay-village, on voit encore se construire de ces parcs de bureaux derrière grillages et vigiles, avec des tas de panneaux « à louer » qui prouvent que ce n’était pas la bonne stratégie…
Le plateau de Saclay c’est une surface avec des petites iles
Francois Bon
Qu’est-ce qui est « beau » pour vous dans le développement du plateau ?
Beauté de ces traces au passé : l’étang du CEP, certainement. Mais la vraie beauté est celle accumulée par les hommes – les labos de l’Orme des Merisiers ou du Moulon n’ont rien d’extraordinaire, mais ce que vous y racontent celles et ceux qui travaillent sur les archives du climat, sur la volcanologie, sur les amas de galaxie et la forme de l’univers, c’est réellement passionnant. Idem pour les recherches aéronautiques de l’Onera ou l’électronique civile de Thalès. On proposait à ces chercheurs un espace hors la ville, de l’espace autour – est-ce qu’on peut développer ce côté «hors du monde » de la pensée dans un environnement urbain laissé aux promoteurs immobiliers ? Nombreux sont ceux qui regrettent que le plateau compte autant de cellules isolées où travaille chercheurs, entrepreneurs et même agriculteurs sans jamais se rencontrer les l’uns les autres, pensez-vous que votre travail contribue à tisser un lien ?
Chaque jeudi, depuis plusieurs mois, avec S[Cube], le bras culturel dela Communauté d’agglomération, je vais à la rencontre d’un chercheur. Ces rencontres sont mises en ligne sur le web, et ça se propage chaque fois de façon mystérieuse. Je ne peux que confirmer le constat : les chercheurs que nous rencontrons ne se connaissent pas, même dans des labos parfois à cent mètres de distance. Comment en serait-il autrement ? Le web est un outil majeur pour cela : un jour, je mets en ligne une photo du radome dans son enveloppe de ballon de foot, au-dessus de la ferme des Granges. Moins de deux jours après, nous recevions un message d’un des techniciens radar qui y travaillait, et un autre d’une enseignante d’Argenteuil qui avait passé 10 ans de son enfance dans la ferme. En même temps, mon propre objectif n’est pas là : plutôt sur le cloisonnement de la littérature et des sciences, qui commence au lycée, et pèse lourdement sur notre culture.
Demain, que sera le plateau de Saclay ?
Expérimentalement, l’hyperville (on n’est qu’à24 kilomètresde l’île dela Cité) tolère mal les îles qu’elle contourne, comme au jeu de Go. Les équipements scientifiques eux-mêmes ont tendance à migrer pour s’agrandir : le CEA à Cadarache, le synchrotron au CERN… Ce n’est pas mon job que de m’en mêler, mais essayez d’éviter la banalisation que serait un campus géant, mêlé de résidences qui laisseraient les pauvres en bas. L’invention de la ville ici n’est pas gagnée. Que vous disent les chercheurs du plateau de Saclay ? Le connaissent-ils ?
Paradoxalement, et c’est peut-être dû aussi au non-renouvellement des personnels chercheurs, peu de doctorants qui soient intégrés dans les équipes, une paupérisation croissante des labos, qui doivent de plus en plus financer eux-mêmes leurs projets dans des logiques à court terme (en tout cas, on entend ça partout), beaucoup des chercheurs et personnels rencontrés habitent tout auprès du Plateau, à Palaiseau, Gif, Bure, Orsay, les Ulis, Bièvre… Actuellement, le Plateau c’est une suite raccourcis de routes à deux voies pour rentrer chez soi, mais c’est aussi le vélo du dimanche. Une autre surprise, ce sont ces cheminements piéton dans la frange de forêt, entre les stations successives du RER et ce qui les surplombe. Que souhaitez-vous ajouter ?
Chaque fois que je traverse le Plateau, j’enrage encore de toutes ces zones interdites, auxquelles nul n’a accès, alors que chacune est dépositaire d’une petite partie des enjeux citoyens qui s’expriment à échelle de la communauté. Jamais vu une telle accumulation de grillages, barrières, vidéo-surveillance. Là aussi il y aurait sans doute à inventer.
Ferme des Granges – Palaiseau Du 9 novembre au 29 novembre
Le plateau de Saclay : terrain de jeu grandeur nature
Territoire aux multiples facettes (scientifiques, agricoles, naturelles, urbaines), et promis à un brillant avenir, le Plateau de Saclay a besoin de l’imagination et de la créativité des artistes, des scientifiques et des citoyens pour faire de sa singularité une force collective.
Les ARTSCIENCEFACTORY DAYS deviendront donc le laboratoire du plateau de Saclay le temps du mois de novembre 2012, en invitant à s’installer à la Ferme des Granges de Palaiseau plusieurs personnalités et le public.
Sur le plateau de Saclay, à Palaiseau, Gilles Clément va proposer, à partir d’un site de plusieurs hectares exploité en gestion conventionnelle et supposé disqualifié quant à sa richesse microbiologique et sa capacité de résilience naturelle, de mettre en place un dispositif de ré-équilibrage du sol, soit par des couvertures végétales inertes (paillis) soit par des couvertures végétales vivantes (cultures temporaires).
Gilles clément propose de présenter cette expérience, au travers de textes, cartes, et photographies, à la Ferme des Granges.
Le travail de cet architecte plasticien s’appuie sur une démarche photographique autour d’espaces de signalisation et de paysages. Il pose son regard là où l’on ne s’arrête jamais : routes, rond-point…, donnant à voir ainsi une vision autre du territoire.
Antoine Vialle présentera à la Ferme des Granges ce travail photographique, résultat de ses « errances » sur le plateau de Saclay depuis plusieurs mois.
Les rencontres de FB – carnet de voyage du plateau de Saclay
L’écrivain «numérique» est en résidence sur le plateau de Saclay depuis plusieurs mois. De rencontres en promenades, ses textes publiés sur artsciencefactory.fr racontent la particularité de ce territoire aux facettes multiples.
François Bon proposera à la Ferme des Granges une mise en scène de ses textes, accompagnés de photographies, autour d’une cartographie numérique du plateau de Saclay.
Un territoire se définit parce qu’on s’y déplace par nécessité ou par plaisir. Ces trajets sont des bulles temporelles hors des interactions de travaille ou de la famille où notre esprit s’évade et efface le réel non existentiel au déplacement en sécurité. Le paysage qui défile laisse ainsi peut de traces mémorielles, il est à la fois familier et estompé. Un de ces chemins dans l’espace temps est ici visualisé par une photo spatio temporelle où dans l’espace temps à quatre dimension (x, y, z, t) un dispositif photographique particulier regarde les directions (y, z, t) à un x donné alors qu’un appareil photo classique regarde l’espace (x, y, z) à un temps t donné. Pour ce faire, une caméra est embarquée pour un trajet sur le territoire du plateau de Saclay, elle regarde distraitement par la fenêtre latérale du véhicule, et tous les 50ème de seconde, l’image d’une ligne verticale est capturée et collée numériquement à droite de l’image contenant les lignes verticales collectées par le même procédé jusqu’à l’instant présent. On obtient ainsi une image unique où la direction horizontale est l’axe du temps. Faite avec une caméra haute résolution à 50 images par seconde, placée verticalement, l’image d’un cheminement de 15 mn aura 1920 pixel de haut et 45000 pixel de long, soit un aplatissement de 23 donnant des impressions de 14 mètres de long pour 60 cm de haut. Sur cette image spatio temporelle, plus la vitesse du véhicule est rapide, plus l’espace semble contracté horizontalement, alors qu’un pied qui avance à pas lent sera déformé et étiré comme le temps. Ces appareils photo de l’espace temps existent depuis le début du 20ème siècle et consistaient à mettre une fente devant la pellicule argentique et en laissant l’objectif ouvert, soit de déplacer la fente, soit de déplacer la pellicule comme pour les « photos finish » qui départagent les vainqueurs d’une course en figeant la suite des instants le long de la ligne d’arrivée.
Les images de la série des « chemins qui cheminent » sont donc chacun la trace spatio temporelle d’un voyage sur le territoire. La même technique de coupe spatio temporelle est appliquée pour créer l’atelier interactif « time trace » où chacun peut réaliser son portrait dans l’espace temps devant une photo d’un lieu du territoire qui sert de décor à ces cheminements virtuels.
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s’exprime sur le projet Paris-Saclay, « projet scientifique et économique exceptionnel… exemple
national du redressement de notre compétitivité et de notre appareil
industriel »
Clôturant le 7e Forum de la Recherche et de l’Innovation organisé par Paris
– Ile de France Capitale Economique, le Premier ministre a affirmé le
caractère « exceptionnel » du projet scientifique, économique et
urbanistique de Paris-Saclay.
« Regroupement remarquable par sa quantité et sa qualité » avec « plus de 10
000 chercheurs et enseignants-chercheurs, près de 50 000 étudiants dont 30
000 en master et en doctorat », Paris-Saclay ambitionne de devenir « une
grande université d’un type nouveau » reconnue et attractive « au plus haut
niveau mondial. »
A cette occasion, le Premier ministre a confirmé les financements prévus
pour son développement :
– un milliard d’euros destiné aux opérations immobilières afin de
rapprocher les universités, les 11 grandes écoles et les 6 organismes de
recherche ;
– une dotation de 850 millions d’euros pour le plan Campus ;
– un milliard d’euros supplémentaire au titre des investissements
d’avenir (Idex)
Au-delà des synergies entre acteurs de l’enseignement et de la recherche, le
Premier ministre a rappelé que cette nouvelle université « doit aussi se
tourner vers les acteurs économiques». Avec 13% de la recherche française
concentrée sur ce territoire stratégique, l’objectif est de mobiliser ce
potentiel considérable au bénéfice des entreprises, petites ou grandes, pour
leur permettre de se développer et créer 4000 à 6 000 emplois chaque année
au sein de Paris-Saclay.
Affirmant que la question des transports est centrale pour le développement
du territoire, le Premier ministre a demandé aux « collectivités, notamment
à travers le STIF, de déterminer avec l’Etat et les opérateurs les travaux
qui doivent être accélérés ou lancés » pour améliorer en urgence l’existant,
en particulier sur le RER B. Il a également confirmé que « la réalisation du
métro automatique Grand Paris Express sera nécessaire » : « le développement
urbain, universitaire et économique de Paris-Saclay ne peut se concevoir
sans qu’un moyen de transport adapté ne desserve le plateau et l’accompagne
dans sa montée en puissance ».
Enfin, le Premier ministre a mis « l’accent sur la qualité urbanistique et
la qualité de vie sur le plateau » dans le cadre du projet d’aménagement. Il
a souligné « l’importance de la mixité des fonctions » et a souhaité une
action déterminée en faveur du logement afin de construire 6000 à 8000
logements par an sur le territoire de Paris-Saclay. Il a souhaité que « les
collectivités locales soient pleinement impliquées dans ce projet
d’aménagement majeur » et il a précisé que « l’Etat veillera aussi à ce que
l’Etablissement Public Paris Saclay, qui pilote le projet d’aménagement
urbain, respecte la feuille de route fixée. »
Le Premier ministre a conclu son intervention en exprimant « (sa) volonté,
que Paris-Saclay ait un rôle structurant dans le cadre de la Métropole
Capitale qu’il appelle de ses vœux.»
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au bourg et au Val d'Albian. MonSaclay.fr est un blog d'entre-aide; un blog d'information citoyenne sur les associations,
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plans, gardes d'enfants, nounous, baby-sitters, services aide a la personnes, etc. Saclay est une commune de l'Ile de
France sur le Plateau de Saclay en Essonne, 91 au sud de Paris. Les communes voisines sont Bievres, Jouy en Josas,
Orsay, Vauhallan.
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