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Paris-Saclay

Vidéo – Retour sur la conférence Optimisme Numérique

Juin 26, 2016

Optimisme NumeriqueLe jeudi 23 juin, 62 personnes ont assistés à la Conférence Optimisme Numérique au Proto204 à Bures-sur-Yvette.

A 20h30, après les cinq interventions de 15mn chacune, les participants, ont pu échanger avec les intervenants. Un échange passionné qui a continué jusqu’à 22:45 !

Discussions informelles autour d’un verre, l’intérêt de tous pour les sujets abordés était palpable. « Cette conférence me donne envie de me lancer, de créer, » me dit un participant. « J’ai pris des notes, il faut que le maitrise mieux les outils internet ».

Une autre participante est heureux de pouvoir rencontrer et échanger avec les intervenants : « Ils sont passionnés, ils vont de l’avant, ils veulent donner vie à leur projet, ça fait du bien », dit-elle.

Voir la page Facebook de l’Optimisme Numérique

Voici les présentations:

Presentation – Conférence Optimisme Numérique de Stanislas Berteloot

 

Vidéos des interventions

Site http://www.altilead.com

Blog http://altilead.com/blog/

Blog http://customersvalues.ning.com/

Site https://www.essonneinfo.fr/

Site : http://education-creative.com/

Blog : http://education-creative.com/blog/

Blog de l’école dynamique : https://ecoledynamiqueparis.wordpress.com/

Livre

Blog http://debordsdemere.canalblog.com/

 

Agenda, Info Citoyen, Paris-Saclay

Bloquez la date du 23 juin

Mar 26, 2016

logo numerisme numeriqueLe Proto204 – Orsay / Burres-sur-Yvette
Date / Heure
Date – 23/06/2016
19h00

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Conférence l’Optimisme Numérique

L’Optimisme Numérique

Organisée par Stanislas Berteloot de MonSaclay.fr cette conférence donne la parole à ceux qui font bouger les lignes.

Les places sont limitées, réservez sans tarder

Les Optimistes Numériques (O.N.) sont « On » par opposition à « Off »… Ils sont ouverts, partants, confiants, ils créent et avancent sans peur.
Les  O.N. pensent que la puissance du web peut changer les choses pour le mieux. Les O.N. prônent un comportement responsable.
Ils sont acteurs de la Sharing Economy et placent la confiance tout en haut de leur échelle de valeurs.
Lors de cette soirée, nous donnerons la parole à des acteurs locaux, représentants d’entreprises internationales, penseurs et journalistes.
Les actions qu’entreprennent ces intervenants sont amplifiées par Internet pour rassembler leurs communautés et pour faire bouger les lignes.

  • Comment réussissent-ils à transformer leurs campagnes digitales en actions tangibles dans la sphère citoyenne ?
  • Quelles techniques utilisent-ils pour inspirer et réunir leurs communautés de partisans?
  • Quel est le secret de leur inaltérable optimisme ?
  • Quel enseignement retirer de leurs expériences ? 

Visitez le site de la Conférence l’Optimisme Numérique

Bon plans, Paris-Saclay

Vidéo : Interview de Ronan James responsable du lieu le Proto204 sur Paris-Saclay

Nov 1, 2015

Le Proto204 est la plateforme d’innovation, de création et de formation de Paris-Saclay @parissaclay.

Dans cette courte vidéo, Ronan James @noran_james son responsable, nous parle de ce lieu collaboratif qu’il a cofondé et qu’il anime depuis septembre 2014.

Situé au sein de l’Université d’Orsay, 204 rue André Ampère à Bures-sur-Yvette, Le Proto204 est à la disposition de tous.

Son programme est varié et gratuit, n’hésitez pas à aller y faire un tour !

plan le proto204 paris-saclay

Info Citoyen, Plateau de Saclay

Saclay Secret : Visite du Fort de Villeras (vidéo)

Sep 19, 2015

Pour la première fois aujourd’hui le fort de Villeras, à Saclay, a été ouvert au public lors des Journées européennes du Patrimoine.

Le fort de Villeras fait partie du système Séré de Rivières, fortifications bâties à partir de 1874 pour remplacer les fortifications bastionnées de Vauban. Il a été construit entre 1876 et 1881 à la suite de la défaite de la guerre de 1870 contre la Prusse.

Le fort s’étend sur une surface de huit hectares. Il est conçu pour résister à un siège de 90 jours et accueillir 770 hommes dans 59 pièces.

Avec l’usage de la mélinite dans les explosifs le fort se trouve obsolète dès 1884.

Lors de la première guerre mondiale il sert de dépôt de munitions. En 1935 des batteries de DCA y sont installées et les allemands l’occupent durant la seconde guerre mondiale.

Le 9 aout 1946 le gouvernement fait l’acquisition des terrains autour du fort de Villeras pour y installer le centre d’essais des moteurs et hélices, devenu en 1959 le centre d’essais des propulseurs puis aujourd’hui DGA Essais propulseurs.

Ces premières portes ouvertes, résultat d’une collaboration étroite des équipes municipales et de la DGA, sont un immense succès avec plus de 350 inscriptions. Malheureusement, pour des raisons de sécurité seules 150 personnes ont pu visiter le fort.

 

 

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Info Citoyen

Conte à voix haute – Fable stellaire – 3/3

Déc 10, 2014

Les Vigis ne cédaient pas facilement à la modernité, car ils savaient que mesurée à l’aune de leurs valeurs, toute nouveauté n’est pas progrès..

Une révolution chez les Cradoks ? Drôle de drame pas possible ! Ils étaient en majorité d’un naturel insouciant et beaucoup de C0, qui jouissaient à profusion de jeux et d’encore suffisamment de miettes de riches, ne pouvaient pas envisager la  révolte. Et les Think Tanks, appointés par les C+, avaient inculqué aux ce slogan : « There Is No Alternative ! ».
En abrégé nommé TINA, petit nom de potions amères, administrées du bout des doigts, à part peut être madame Thatcher …
Confiants et optimistes, les C* prédisaient la relance du cycle vertueux doctrinal, en glorifiant la magie des très ingénieux C% et la consommation de luxe de l’élite des prospères émergents. Attractivité et Compétitivité sont les deux mamelles de la croissance des territoires !

Mais comme tout doit avoir une fin, le soleil commun des deux planètes s’est mis à faiblir et menaçait de s’effondrer. Pourtant, les deux peuples avaient pensé à l’évasion bien avant que cette issue fatale ne se précise.

Les Cradoks se préparaient à émigrer depuis longtemps, depuis que leur planète s’avérait de moins en moins vivable. Ils avaient sans doute offensé la main invisible, car elle les harcelait en déversant à seaux des pluies de moins en moins acides et de plus en plus diluviennes. La main soufflait aussi un chaud global et un froid local qui ruinaient leurs récoltes et leurs entreprises, malgré tous les efforts des toujours très ingénieux C%. Et par-dessus tout, les robocops des n’arrivaient plus à canaliser les hordes de C0 réfugiés qui, fuyant les territoires dévastés, occupaient illégalement les aires de Grands Projets devenus inutiles. Alors les C+ s’étaient barricadés dans des forteresses simili-paradisiaques protégées par des vigiles armés. La société Cradok, qui n’avait pourtant jamais beaucoup craché sur la violence faite aux plus faibles, était devenue encore plus dangereuse, même pour les plus forts. Car, c’était atavique, ils luttaient tous désespérément, les uns pour conserver leur niveau de vie, d’autres pour imposer leur croyance intégriste, et tous tout simplement pour leur vie elle-même.
Les 1% avaient placé leur espoir dans l’espace : conquérir la planète Vigi qu’ils avaient détectée et observée par de multiples sondes orbitales. Mais leurs fusées, stations, et navettes étaient encore insuffisantes en capacité et en performance. Elles pourraient peut-être emmener les C+ en sursis, mais certainement pas leurs troupes de colonisation. Et puis maintenant il était trop tard, c’était un autre système solaire qu’il leur fallait trouver.

Les Vigis avaient bien compris les intentions impérialistes  de ces tentatives Cradoks, et avaient préparé leur défense en s’orientant vers une autre solution : la téléportation d’information. Les V% aidés des V*, avaient déjà réussi à subvertir insidieusement certains Cradocks en leur implantant des idées morbides dans le crâne. Du genre :  «  la croissance dérégulée, c’est ce qui développe les tumeurs » ou « le plus durable dans les développements, ce sont les dégâts collatéraux ». Et  des injonctions dissociatives de la pensée TINA unique  :  « Il n’y a pas d’alternative : pour que nos enfants survivent, respectons l’écosystème ! », ou « Si, si, un autre monde est possible ! », injonctions paradoxales dévastatrices pour le psychisme Cradok.
Les Vigis étaient déjà sur le point de pouvoir téléguider des génomes ADN pour se reproduire synthétiquement à distance, ou investir d’autres organismes, et les V+ du conseil suprême d’éthique avaient dû intervenir pour faire respecter le principe de précaution.
Mais l’heure était grave et n’était plus à s’amuser de ces facéties. Les   déclenchèrent une visioconférence avec les , à la grande surprise de ceux-ci. Surpris par l’évènement lui-même, et par son esprit constructif, eux qui n’avaient connus jusqu’alors que leurs innombrables sommets à grand spectacle et à faibles résultats.

Il fût décidé de coopérer en partageant sans réserve moyens et compétences :
– à tout hasard, des équipages mixtes des deux planètes seraient envoyés à l’aventure hors du système solaire dans des vaisseaux Cradoks,
– les populations contraintes de rester résolurent d’attendre la fin dans un respect mutuel. Libre aux uns de continuer à suicider leur planète, libre aux autres de la faire durer. Les Cradoks avaient bien tenté d’instaurer un « libre échange » biaisé, avec des clauses léonines de réglement privé des différends étatiques, mais les Vigis voulurent rester maîtres chez eux et ne conclurent qu’un traité de non-agression, ni militaire, ni commerciale. Seule la circulation des dissidents fut libéralisée dans les deux sens.
– les Vigis émirent vers l’horizon sidéral des ondes rouges porteuses des génomes des créatures des deux planètes,
– les enregistrements des pensées philosophiques des deux cultures furent implantés dans des arches quasi indestructibles, que l’on expédia en tous sens par les fusées les plus puissantes, pour les larguer dans l’espace.

Un de ces monolithes s’est planté un jour sur une exo-planète où des primates interloqués n’arrêtèrent pas de tourner autour. Cette planète fût bien plus tard surnommée Gaïa. Et TINA écologique, elle est désormais la seule à pouvoir abriter la Vie, à des parsecs à la ronde.

Mais ceci est l’espace d’une autre odyssée

Info Citoyen

Conte à voix haute – Fable stellaire – 2/3

Déc 9, 2014

Comment vivaient nos Cradoks et nos Vigis, physiologiquement si semblables et sociologiquement si différents ?

La population Vigi était composée à 90% de citoyens ordinaires (que nous noterons V0 par commodité) avec 1% de super-citoyens (V+), discrets mais influents car ils étaient dépositaires de la sagesse de la nation, moteur du système social. Entre les V+ et les V0 œuvraient les médiateurs : 2% de représentants politiques (), 5% de cadres de la répartition du pain et du savoir (V%), et 1% d’acteurs de jeux et spectacles (V*).
La propriété immobilière et mobilière était permise, mais plafonnée. Les rémunérations étaient encadrées, calculées au mérite individuel ou au service rendu, ou en amortissement/renouvellement du patrimoine engagé.
L’organisation répartie des Vigis occupait beaucoup de monde. Elle n’était rendue économiquement viable que par la généralisation de coûteux habitats à bilan énergétique positif. Les transports devaient être limités, imposant la proximité urbaine et périurbaine avec les centres de production proportionnés (énergie, industrie, agriculture) et l’emploi de techniques avancées de télécommunication. Organisation viable aussi parce qu’aucun village n’était autorisé à rivaliser par une baisse agressive des coûts de production ou des droits et devoirs de tout un chacun.
D’un naturel heureux, les Vigis se soumettaient volontiers à la gestion rigoureuse de leur consommation et de leurs déchets, et jouissaient avec bonheur de la quasi gratuité des biens et services immatériels.

La population Cradok était, elle, composée à 99% de citoyens serfs (notés C0) et à 0,1% de seigneurs bourgeois (C+), discrets mais puissants car ils détenaient l’essentiel du capital, moteur du système économique. Entre les C+ et les C0, œuvraient 0,9% de médiateurs : bouffons politiques (), valets de la répartition du pain (C%), et ménestrels des jeux et spectacles (C*). Pour des raisons historiques, la répartition du savoir était encore assurée en grande partie par des C0 fonctionnaires mais le transfert des services publics vers les C% était en bonne voie.
Rémunérations et accession à toute propriété étaient entièrement libres. Enfin en droit, car en pratique, la main invisible des rapports de force les limitait pour certains, et aussi les brouzoufs (dollars, en vieil anglais) disponibles sur et sous la table.
L’activité des Cradoks était intense mais énergivore, car bien que denses et assez peu nombreuses, les termitières gigantesques étaient gourmandes à la fois pour leur construction (matériaux, engins, carburant), pour leur fonctionnement (chauffage, éclairage, machineries, carburant), et pour leur approvisionnement (intrants, machines, carburant). Carburant ? Une soif inextinguible : une ronde incessante de transports en tout genre effaçait l’éloignement entre les cités, et avec les lieux de production délocalisés par spécialité. Carburants carbonés solides, liquides, gazeux,  fossiles ou de synthèse,  aucune difficulté ni aucun risque n’arrêtait les pionniers prospecteurs : roche mère du manteau , fonds marins, végétation forestière et vivrière. La terre en tremblait, l’eau en vibrait, l’air en fumait : des colonnes d’industrieux C0 grouillaient, exploitant, échangeant, transformant les ressources naturelles qui semblaient inépuisables. Et les médiateurs biberonnaient tout le monde de nov-culture : Total se « committait » to better energy, Alstom Power Group turbinait l’électricité, BNP Paribas Real Estate promouvait des milliers de bureaux vides, Renault Retail Group vendait des automobiles … Et les 99% ramaient, et tous les 1% pompaient … Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Pour le mieux ? Enfin presque, car la croisière ne s’amusait plus tant que cela, les Cradoks avaient quelques soucis quand la main invisible avait des crampes. Les oligarques se déchiraient pour leurs profits, le saint principe de concurrence était bafoué par les monopoles , la production polluait, la consommation s’étiolait. Et trop de parasites plombaient la croissance : de plus en plus d’assistés (« redondants », comme disaient les anglo-saxons; chômeurs en vieux français) abandonnaient le salaire pour les allocations, certains travailleurs se disaient pauvres sans vouloir travailler plus, des migrants trustaient les sales boulots pour détourner les prestations sociales … Et des esprits chagrins, aux idées venues on ne sait d’où, cassaient la confiance en prédisant de futures catastrophes : énergie, alimentation, climat …

Les Vigis allaient ils se moderniser ? Les Cradoks allaient ils se révolter ? Suite au prochain épisode.

Info Citoyen

Conte à voix haute – Fable stellaire – 1/3

Déc 8, 2014

Il était une fois, en d’autres lieux et en d’autres temps, un système solaire où orbitaient la planète Cradok et la planète Vigi. Ces planètes jumelles abritaient la Vie, dont l’évolution, simultanée et parallèle, fut couronnée, on s’en doute, par deux espèces quasi identiques d’êtres pensants, mais aux sociétés grégaires différentes.
Les Vigis étaient néo-conservateurs parce qu’ils étaient revenus à une vénération ancestrale de leur environnement, qu’ils appelaient « mère Nature ». Ils permettaient les libertés de pensée, de parole, et de mœurs, tout en veillant à contrôler les pulsions de domination et de prédation, de peur de bouleverser l’équilibre naturel. Pour eux le temps n’était pas de l’argent à négocier, mais de l’or à thésauriser. La devise Vigi était « Prenons le temps de réfléchir pour bien faire, nous nous épargnerons la peine de corriger nos erreurs ». Ils appelaient cela principe de précaution. Ils s’essayaient à la mutation coopérative dont l’organisation en démocratie participative freinait considérablement leur efficacité économique. Mais ils prétendaient accéder ainsi à une qualité de vie inappréciable.

Les Cradoks étaient néo-libéraux parce qu’ils assujettissaient les anciennes libertés à la nouvelle : la liberté économique, celle de pouvoir produire, commercer, et spéculer sans aucune contrainte. Leur devise était d’ailleurs « Consommer pour profiter, profiter pour croître, croître pour produire, produire pour consommer», et leur dogme était de l’appliquer en libre concurrence non faussée. C’étaient des lutteurs de la sélection vitale, organisés en démocratie féodale, et adorateurs d’une main invisible (qui pourtant leur bottait périodiquement le cul).

Sur la planète Vigi, on vivait essentiellement dans des petits bourgs et villages de maisons de bois ou de paille à l’épreuve des grands méchants vents. Ces localités communautaires étaient distribuées sur le territoire et fédérées en réseau, en vertu du principe que le décideur ne doit jamais être bien loin des conséquences de ses décisions, et que le Représentant doit rester sous le contrôle de ses Représentés et de leurs procédures de destitution. Ce système Vigi s’avérait délicat à gérer et particulièrement chronophage.
Les Cradoks, eux, vivaient essentiellement dans des termitières géantes de briques et de ciment, disséminées sur leur planète. Partant du principe que le décideur, une fois nommé, doit avoir les mains libres et qu’une équipe compétente d’oligarques et de technocrates sera toujours plus efficace et plus maniable que des braillards ignorants, la hiérarchie Cradok était organisée en pyramide stratifiée. Le nombre réduit de strates du mille-feuille était censé en minimiser les coûts et en maximiser la réactivité. Mais il donnait aussi aux Représentants l’avantage d’une apparente proximité  propice à l’idolâtrie de la myriade des Représentés, tout en maintenant quand même ceux-ci à distance par l’étroitesse des accès permis.

Comment ces deux nations disjointes vivaient elles leur disparité ? Nous vous le conterons dans un prochain numéro

Association, Info Citoyen, Plateau de Saclay

Saclay Secret : Quel Avenir pour l’Abbaye de Vauhallan ?

Mar 18, 2013

Sœur Claire-Marie, Econome de L’Abbaye de Saint-Louis du Temple – Limon à Vauhallan, sur le Plateau de Saclay a accepté de recevoir monSaclay.fr en février dernier pour parler du devenir de l’Abbaye.

abbaye saint louis du templeConstruite en 1950 pour une communauté de 80 sœurs Bénédictine, l’Abbaye en comptait encore 57 en 1993 mais elles ne sont aujourd’hui plus que 29. Pourtant cette baisse d’effectifs n’entame pas le moral de cette communauté religieuse dynamique.

« Depuis six ans nous réfléchissons au futur de l’Abbaye. Nous avons bien conscience de notre présence sur le plateau de Saclay », explique sœur Claire-Marie. « Au début nous avions tendance à vivre en autarcie car nous avons la cave à viande, le potager, on faisait le pain… Mais les temps changent et nous avons dû arrêter la production de la ferme en 2000 ».

L’Abbaye  continuant de faire exploiter ses terres via un agriculteur.

70% du budget de fonctionnement de l’Abbaye  est absorbé par l’entretien et la mise aux normes imposées aux bâtiments destinés à l’hébergement.

Face à la réduction de ses effectifs la communauté cherche donc à trouver un usage pour ses bâtiments qui soit en accord avec sa vocation d’accueil.

Après une rencontre avec M. Jean-Guy Henckel, le fondateur du réseau Les Jardins de Cocagne (Jardins biologiques collectifs à vocation d’insertion sociale et professionnelle), les religieuses et l’humanitaire se retrouvent sur des valeurs communes : humanisme, accueil, partage… tout s’accordant sur la préservation de la fonction agricole de la ferme.

Comme le site compte 18h de terrains et 1000m2 développés de bâtiments, l’association a décidé de rapatrier le site national du réseau Cocagne, le centre de formation de leurs propres maraîchers avec un lieu de restauration et un point de vente.

Une autre association va également permettre à l’Abbaye de Limon de donner une nouvelle vie à sa tour, grange et aumônerie, bâtiments inoccupés depuis trois ans. Ces bâtiments situés à l’extérieur de l’Abbaye  devant le portail d’entrée étaient autrefois destinés à l’hébergement. Fermés faute d’être aux normes, les religieuses ont décidé de se rapprocher d’Habitat et Humanisme, pour rénover ces bâtiments en vue d’accueillir des personnes en difficultés. Habitat et Humanisme est une association créée à Lyon en 1985 par Bernard Devert, ancien professionnel de l’immobilier devenu prêtre. Elle agit depuis 25 ans, en faveur du logement et de l’insertion des personnes en difficulté.

La sœur économe reconnait que pour les voisins de l’Abbaye l’idée de vivre à proximité de personnes en réinsertion professionnelles,  avec les difficultés sociales que peut génèrer l’éloignement de l’emploi n’est pas simple. C’est pourquoi, face aux problèmes soulevés par l’arrivée de l’association Les Jardins de Cocagne elle ne ménage pas sa peine et participe à de nombreuses réunions notamment au sein de l’association Terre et Cité pour faire accepter la position de la communauté.

L’Abbaye était autrefois membre du collège agricole de l’association Terre et Cité. Après le passage de l’exploitation aux Jardins de Cocagne en 2010, la communauté est restée dans son collège associatif.

Une communauté ouverte au monde

Compostelle SaclayFidèles à leur vocation d’accueil, les sœurs de l’Abbaye de Saint-Louis du Temple ont développé des activités d’hébergements monastiques (séjours de 1 à 10 jours pour toutes personnes cherchant à réfléchir, se poser, prier…). L’hôtellerie peut loger 25 personnes.

Située sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, l’Abbaye loge également régulièrement les Pèlerins de passage. L’Abbaye dispose même de son propre tampon, fourni par le syndicat d’initiative à apposer sur la « crédencial » (carnet) du pèlerin.

Musées

L’Abbaye  compte deux musées : celui des souvenirs de la famille royale Louis XVI et Marie-Antoinette qui étaient enfermés à la prison du Temple avant leur exécution. La communauté a été fondée au Temple par une cousine de Louis XVI en 1816.

Le second musée est celui des œuvres de Mère Geneviève Gallois. Morte en 1962, la religieuse et artiste, caricaturiste avant son entrée en monastère, elle dessina ensuite de nombreuses scènes de la vie religieuse, avant de faire de la gravure puis de dessiner, dans les dernières années de sa vie, pour l’église de l’Abbaye, l’ensemble des vitraux, qu’elle réalisa entièrement, jusqu’à la cuisson.

Maison de retraite et Ateliers

La maison de retraite (non médicalisée) est la principale source de revenus de l’Abbaye.

Les sœurs de l’Abbaye  animent également un magasin de produits monastiques proposant céramiques, terres cuites, crèches, bougies décorées, articles de toilette, produits alimentaires (confitures, gâteaux secs, pâtes, sirops…), livres et une riche carterie.

Un atelier de reliure.

reluire-limon

Photo Abbaye St Louis du Temple

Les sœurs proposent une variété de reliures simples ou élaborées en toile ou en cuir :

  • pleine toile ou plein cuir, demi-reliure en toile ou cuir avec coins ou bandes
  • reliure création : toile bicolore, cuir orné, incrustation d’émaux, de papier « création maison », album photos, chemises et étuis de protection des livres, livres blancs…
  • travaux de restauration pour un livre à protéger, conserver, nettoyer, restaurer.

Aujourd’hui l’Abbaye doit s’adapter à une communauté en diminution et un plateau en expansion tout en préservant sa raison d’être : la prière et l’accueil.

Sœur Claire-Marie explique : « On a choisi un certain retrait du monde mais ce n’est absolument pas pour le fuir. Plutôt que d’être missionnaire en allant vers les gens, nous essayons de répondre à notre vocation en accueillant, en partageant notre expérience de vie, en écoutant ce qu’eux même ont besoin de partager « 

Les messes sont célébrées à 10h le dimanche et à midi tous les jours.

 

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Art, Bon plans, Info Citoyen, Val d'Albian

Saclay Secret – Un artiste international expose à Saclay

Nov 24, 2012

Saclay recèle beaucoup de surprises : un musée s’y cache, des tunnels parcourent les sous-sols du plateau et nombreux sont ceux qui y exercent d’étranges activités (voir ce billet ou encore celui-ci)…

Photo Priscilla Rozé-Pagès

Alors rien de surprenant à ce qu’un artiste de renommée internationale expose (en privé) ses toiles dans une maison du Val d’Albian.

Profitant de la fin d’une exposition des œuvres de son père à Paris, une saclaysienne a décidé de transformer sa maison en galerie d’art le temps de présenter une vingtaine d’œuvres à ses amis et voisins.

L’artiste, M. Michel-Florent Pagès a suivi les cours de l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux sous la direction, entre autres, des maîtres Marty et Charazac. Il expose dans de nombreuses villes en France et à l’étranger où des collections présentent ses œuvres notamment au Brésil, à Dubaï, aux Etats-Unis, en Grande Bretagne et au Liban.

En 1985, le Japon lui commande des toiles pour la société Suntory, l’un des premiers groupes de spiritueux au monde. Pour l’anecdote, Pagès exposa ses œuvres au fameux restaurant de Francis Garcia « Le Clavel » où Robert Parker, de passage à Bordeaux et dînant à cette table, se porta acquéreur de l’une d’entre elles.

Ce vendredi soir Bérangère exposait une série de toiles représentant des Samouraïs. C’est un thème qui lui est cher. En effet, si son père a été captivé par le Japon c’est grâce à la passion du compagnon de Bérangère pour la culture japonaise et pour les arts martiaux..

Une quinzaine d’invités ont admiré des toiles représentants des portraits de samouraïs remarquables par leurs rouges et noirs éclatants et le rendu des nombreux détails des armures et des sabres.

Pour en savoir plus sur M. Michel-Florent Pagès

 

Environnement, Plateau de Saclay

Saclay Secret : (vidéo) découverte des aqueducs souterrains du plateau Saclay

Mar 27, 2012

Questions à Alain Guyot, historien du plateau de Sacaly

Combien d’aqueduc y a-t-il sous le plateau de Saclay ?

Il y a quatre aqueducs sur le plateau de Saclay

  • aqueduc des Mineurs, du bassin aux Biches à l’étang vieux de Saclay, 1850m
  • aqueduc de la ligne des puits (on peut distinguer 2 parties celle de Villedombe de l’étang à Orsigny et celle de Plessis jusqu’à Toussus), de l’étang vieux de Saclay à Toussus, 2800m

Quelle est la longueur du plus long aqueduc sous le plateau ?

  • aqueduc de Saclay (bien qu’il soit sur la commune de Buc), de Toussus à l’aqueduc aérien de Buc, 2200m
  • aqueduc de l’étang de Trou Salé à Toussus, 40m

Il existe aussi un aqueduc dans le village des Loges en Josas mais il n’est plus utilisé
depuis 1686.

Quand ont-ils été construits ?

Les aqueducs sont construits à partir de 1682 à 1687. Ils servaient à transporter l’eau recueillie dans les étangs jusqu’à Versailles, d’une manière gravitaire, pour faire vivre les bassins des jardins du château et donc permettre les jeux d’eau des fontaines.

A quoi servaient-ils et dans quel état sont-ils aujourd’hui ?

Les aqueducs sont en assez bon état sur le plateau, il y a quelques effondrements au niveau de la commune de Buc, par contre les effondrements de l’aqueduc en arrivant sur Versailles sont plus conséquents.

Sont-ils entretenus ?

Les aqueducs ne sont plus entretenus depuis 1950, car ils ne sont plus utilisés par le service des eaux et fontaines, sauf en cas où l’effondrement représenterait un danger pour le public. Ce service a éclaté en plusieurs groupes avec un service appartenant au château, un service public et l’Etat.

Jouent-ils encore un rôle pour le control du système hydraulique du plateau ?

L’aqueduc des Mineurs est un cas particulier car il est utilisé par le CEA pour envoyer ces eaux pluviales et de refroidissement vers l’étang vieux de Saclay. Il circule 980000 m3 d’eau par an dans l’aqueduc dont 200000 m3 pour les rigoles et le reste pour le CEA. Il est prévu une restauration de cet aqueduc par le SYB cette année. Cet aqueduc est une nécessité.
L’aqueduc entre Orsigny et Toussus draine les eaux pluviales en direction du ru de Saint Marc qui se jette dans la Bièvre.

Les autres parties d’aqueduc ne servent pas car il n’y a pas de continuité hydraulique ou le service des eaux a volontairement bouché les aqueducs.

Partiellement, les aqueducs et les rigoles sont propriétés de l’Etat qui délègue la gestion à la DGAC. L’aqueduc aérien de Buc est monument historique depuis 1952 et dépend du ministère de la Culture.

Quel est leur intérêt historique ?

L’intérêt historique consiste à redonner un éclat à ces vestiges de la fin du 17 ème siècle. En conséquence à restaurer tout le réseau hydraulique pour envoyer partiellement l’eau du plateau de Saclay en direction de Versailles. Il y a ce qui ne se voit pas sous terre mais il y a des parties aériennes et aussi les étangs et les rigoles. Cet intérêt historique se mélange avec les préoccupations actuelles, qualité de l’eau et des écosystèmes, besoins en eau au château de Versailles. Tout ce système a manqué d’entretien pendant trop longtemps.

Qu’adviendront ces aqueduc dans le futur ?

L’avenir de ce réseau réside dans les projets du SYB qui travaille à sa restauration avec pour objectifs de rétablir les fonctions du système en envoyant les eaux en direction de Versailles. Rétablissement des continuités hydrauliques, restauration des rigoles, aqueducs, ponceaux, bornes, étangs et aménagement de promenades aménagées.

Art

Saclay secret (Vidéo) : Visite d’une extraordinaire collection d’outils anciens

Jan 31, 2011

Il y a à Saclay une incroyable collection de 5000 outils anciens représentant 67 métiers dont les plus vieux datent du début du 18ème siècle.

monsaclay saclay outilsDepuis la mort de son mari, Annie (pour préserver son identité son nom n’est pas communiqué) est à la tête d’une collection d’objets chinés pendant 30 ans de voyage dans toute la France.

« Des 1970, mon mari et moi prenions la route à bord de notre Trafic surélevé sans destination précise. Nous nous laissions guider par les affiches des brocantes ».

Années après années, les objets ont trouvé place dans un grand bâtiment spécialement construit par le couple dans leur jardin pour accueillir les antiquités.

Annie et son mari ne se sont pas limités à collectionner les outils, ils ont également accumulé les documentations. « Nous avons eu la chance, au début de notre collection de rencontrer des anciens qui avaient travaillé avec ces outils », dit-elle. Au fur et à la mesure, ils ont développé une véritable expertise à tel point qu’ils ont même appris à des professionnels l’usage d’outils aujourd’hui oubliés.

Bottier, chimiste, doreur sur cuir, fondeur, horloger… 67 métiers sont complètement représentés dans l’entrepôt d’Annie. Certains métiers sont mis en situation : par exemple, un mannequin à son établi d’orfèvre semble prêt à ciseler une bague.

« On oublie trop souvent que les femmes ont toujours travaillé », dit Annie, qui était chimiste en agroalimentaire. « C’est pourquoi, après une exposition où mon mari et moi avions dû habiller des mannequins, j’ai commencé à m’intéresser aux métiers des femmes dans le passé, à leurs habits, leurs outils ».

« J’en ai assez qu’on ne parle que des hommes au travail », dit la retraitée.

Grâce à son travail de recherche, une exposition est organisée salle Lino Ventura les 12 et 13 mars, par le Club des Seniors. La femme y aura la part belle.

Annie aurait aimé exposer ses objets dans un musée, mais pas n’importe où, son mari et elle cherchaient un bâtiment ayant une âme.

Aujourd’hui, elle aimerait surtout soulager ses enfants du poids de cette collection en la vendant, métier par métier à des musées spécialisés.

Ces milliers de témoins du travail des hommes et des femmes ont été rénovés et entretenus par le couple de collectionneur. Ils retrouveront sans doute bientôt une troisième vie, exposés au public. En attendant, les saclaysiens vont à deux reprises découvrir une partie de cette collection : en mars au Bourg, puis en mai, au Val d’Albian, lors d’une exposition sur l’école d’autrefois.

Art, Info Citoyen

Bernard Marc le peintre des boîtes aux lettres de Saclay

Oct 11, 2010

C’est en observant son fils, alors âgé de 16 ans, que M. Bernard Marc s’est mis à la peinture. Maire adjoint de Saclay de 1977 à 2001 et de plus en plus passionné par cet art M. Marc organise en 1988 la première exposition de peinture qui se perpétue chaque année salle Lino Ventura.

Autodidacte, il peint des paysages et les jolies rues de notre ville. Il participe également à des concours de peinture rapide organisé à Saclay.

Un jour, fatigué par la porte grise de sa boîte aux lettres, M. Marc décide d’y peindre un paysage.

Rapidement un voisin lui apporte sa boite.

Lui qui refuse qu’on le paie, se dit dépassé par son succès. « Les postières sont même venues en délégation pour admirer les boites autours de la mare de Sacaly, au Bourg de Saclay ». Après plus de 35 boites aux lettres décorées par ses soins, M. Marc affirme qu’il « ressent de la satisfaction à voir toutes ces boites ». « C’est même un but de promenade : « autour de la mare, lorsque les saclaysiens reçoivent des invités il est fréquent de leur faire faire le tour des boites à lettres, » dit-il.

Vice Président  actif du club des seniors de Saclay, M. Marc est également un collectionneur de cartes postales anciennes de sa région natale et, bien sûr, de Saclay. Il en a déjà une trentaine dont plusieurs montrant les premiers travaux au Val d’Albian dans les années trente (ils ont débutés en 1933).

Aujourd’hui, le peintre des boites aux lettres ne regrette qu’une chose : ne pas avoir réussi à donner le virus de la « peinture sur boite » à un saclaysien. « Ca aurait été sympa qu’un autre reprenne cette activité, » dit-il.