La peur est un élément récurrent dans les films d’animation pour accentuer l’échange entre la féérie et une réalité bien présente, mais la poésie qui peut parfois en réchapper étonnera toujours un certain cinéma bien pensant.
Qu’il soit possible d’analyser Un Monstre à Paris de cette manière n’empeche en rien d’y voir la French Touch égaliser les productions américaines avec un humour toujours plus décalé et une part de musique de qualité (excellente Bande Originale) par – M – et Vanessa Paradis. La première chose sautant aux yeux est la fragilité que le scénario a de partir d’un petit script de film choral pour finir par s’interesser à un duo parfait : Lucile, chanteuse de Cabaret et Francoeur, puce ayant la voix d’ange mais l’humanisation d’un démon. Une histoire d’amitié finira par apparaitre.
Plus que ça, tous les personnages du film centralisent l’émotion du Monstre, thème rébarbatif certes, mais d’une sensibilité subtile lorsque l’on remarque la gentillesse qui se cache derrière l’immense personnage de Francoeur.
D’un panache particulier, le niveau ne s’élève pas à la dramatisation ou à la fragilité d’un Pixar, mais reste vraiment honorable, du à un Casting Voix étudié, une bande original étudiée et une qualité d’animation rare en France.
Je leur tire mon “grand” Chapeau.
8/10
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