Film unique, passionnant et renouant avec la magie d’un temps étrangement délaissé par les formes digèstes et variées du cinéma qui vogue dans l’ère post-moderne pop-corn ou créative.
Le film revient au format 4/3, au Noir et Blanc et au muet, traitant avec humour et drame l’éprouvant passage du muet au parlant. Echanges de mimiques, de danses ou d’inépuisable scènettes de comique de situation, le film redonne ses lettres de noblesse à ce qui a déchainé les foules en faisant transparaitre les émotions par le silence, la picturalité de la mise en scène par la lumière, l’internationalité des oeuvres dans l’histoire et l’espoir égoïste d’une sauvegarde de l’oeuvre originel.
D’une gestuelle entrainante, d’une profondeur poussée, le jeu est d’une justesse rare. Un historique en sort, une histoire d’amour pour un homme, pour une femme, pour une évolution. Et on ne niera jamais le fait que le passage au parlant tuera quelque chose, épuisera l’âme de ces films cousus de fils blancs avec les innombrables possibilités qu’offre ce format.
Dans la cité des anges, deux français en tête d’affiches, Jean Dujardin et ses mimiques. Bérénice Béjo d’une beauté et d’une sensibilité en fusion. 3 américains en second plan dont John Goodman en producteur d’une aura plus que chaleureuse, et James Cromwell incarnant l’amitié chaleureuse du chauffeur pour son patron.
Un choc emotionel pour les cinéphiles, une nostalgie pour le publique et un hommage pur au cinéma par…
…The Artist.
10/10
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