Crazy, Stupid, Love
Le grand cliché d’une comédie romantique est de s’établir en tant que grande fresque où les affres du sentimentalisme sont dépeints de manière tellement classique qu’il en devient difficilement plausible de crédibilité.
Mais Crazy, Stupid, Love, arrive néanmoins à briser les chaines de la convention en établissant la gravité de l’amour dès le point d’entrée (Julianne Moore annonce qu’elle désire divorcer de Steve Carell).
Toujours conduit de façon à créer une référence, l’histoire s’intéresse donc à notre 40 ans, toujours puceau mais divorcé cette fois-ci, qui va donc écumer un bar branché pour tomber sur un Womanizer, dixit Barney Stinson, afin de lui ré-apprendre à être un homme branché, à la page, et plus 2011 que 1990.
Le pitch est simple, quoiqu’un peu facile. Mais lorsque c’est au Womanizer (Ryan Gosling) de tomber amoureux, on en arrive à une sorte d’entraide entre les deux générations. Cocasseries sur cocasseries, on y voit une fresque de personnes cherchant quelque chose qui leur pend au nez, mais dont l’histoire est souvent parsemée de si sympathiques moments de désillusions qu’il est impossible de ne pas trouver ce Crazy, Stupid, Love unique.
Un Kevin Bacon et une Marisa Tomei trop peu présents, mais un Steve Carell au top et Emma Stone prouve qu’elle en a revendre, même si son rôle est étrangement le même à chaque film (Syndrome du Jesse Einsenberg si vous voulez mon avis).
Une bonne petite comédie, réjouissante, quelques clichés mais très hollywoodien.
7,5/10
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