Téléphonie mobile : Pourquoi les normes d’exposition ne vous protègent pas !
Le 16 septembre 2010 dans Enfance, Environnement, Info Citoyen
Vous avez été nombreux à lire l’article publié sur le WIMAX.
Il ressort que les deux tiers des personnes qui ont répondu au sondage lié à cet article, n’avaient pas connaissance des effets toxiques produits pas les rayonnements des technologies sans fil sur la santé.
Ce manque d’information est directement entretenu par les opérateurs qui financent leurs propres études destinées à brouiller les conclusions des scientifiques indépendants.
Cette réalité n’aide pas le public à y voir clair.
Concernant les conséquences sanitaires, nous renvoyons le lecteur à l’étude BIONITIATIVE qui est aujourd’hui la référence sur cette question.
Rappelons que la téléphonie mobile, le WiFi, le WIMAX, mais aussi les téléphones d’intérieurs du type DECT, utilisent la même technologie numérique produisant des micro-ondes pulsées qui sont modulées en très basses fréquences.
Bien que notre intension ne soit pas de rentrer dans une explication trop technique nous devons toutefois faire appelle à quelques notions nécessaires.
Rappelons les technologies existantes en téléphonie mobile:
GSM 900 fréquence utilisée 900 MHz (900 000 000 Hz)
DCS 1800 fréquence utilisée 1800 Mhz (1800 000 000 Hz)
UMTS 2100 fréquence utilisée 2100 MHz (2100 000 000 Hz)
Les niveaux maximums autorisés en ce qui concerne l’exposition du public pour chacune de ces fréquences sont les suivants :
GSM 900 : 41V/m (soit 4.45 Watt/m2)
DCS 1800 : 56V/m (soit 8.3 Watt/m2
UMTS 2100 : 61V/m (soit 10 Watt/m2)
Le champ électrique s’exprime en V/m (Volt par mètre). On peut aussi exprimer le rayonnement en densité de puissance, qui s’exprime en W/m2 (WATT par mètre carré).
A ce stade ces chiffres ne doivent pas encore vous émouvoir…c’est normal.
Il faut savoir que ces niveaux sont tels, que même à quelques mètres, voir à quelques dizaines de centimètres face à une antenne nous sommes déjà en dessous de ces valeurs !
Alors quelle est la pertinence de telles normes d’exposition?
Qui protègent t’elles vraiment ?
Ces valeurs ont été à l’origine déterminées par rapport aux effets thermiques (échauffements) des micro-ondes sur l’eau. Ceci pour une durée d’exposition maximum de 6 minutes.
En 2002, ces niveaux sont devenus les normes d’expositions officielles pour une exposition chronique, le législateur « oubliant » au passage le léger « détail » des 6 minutes d’exposition maximales…
Initialement prévues pour une exposition aigue, ces normes sont donc devenues celles appliquées pour l’exposition en continu du public.
Cette situation garantie les opérateurs contre tout recours pour dépassement des normes limites d’expositions, puisque nous l’avons expliqué, de tels niveaux sont impossibles à atteindre dans l’environnement, même très proche d’une antenne relais.
C’est un peu comme si la vitesse en ville était limitée à 500km heure….
Nous mettons au défit qui que ce soit de vivre plus de quelques jours voir plus de de quelques heures, exposé aux valeurs maximales autorisées en France !
La disproportion de ces normes, permet aux bureaux de contrôles officiels (dont les principaux donneurs d’ordres sont les opérateurs eux mêmes), d’écrire sur leurs rapports d’expertises, des conclusions du type : « la valeur maximum mesurée est 10 fois inférieure à la norme autorisée ». Ceci restant exact !
Ces valeurs d’exposition maximales retenues en France sont les plus élevées à l’échelle internationale.
De nombreux pays ont abaissés ces seuils surréalistes pour des valeurs qui bien que restant le plus souvent encore trop hautes pour garantir la santé des citoyens, ont au moins un « aspect » plus présentables.
Si il est impossible de mesurer des niveaux qui dépassent ces normes « légales » ou faudrait-il dire « létales » ( ?). Il est en revanche possible de mesurer des valeurs très élevées de 8 ou 10V/m dans l’environnement ou dans des habitations qui subissent l’irradiation d’antennes relais très mal placées !
8V/m c’est 170000 µW/M2 (micro watt par mètre carré). A moins de 100µW/m2 (0,2V/m) les effets biologiques sont déjà constatés….
Il faut savoir que la valeur de précaution préconisée par l’organisme Allemand MAES (biologie de l’habitat) est de 1µW/m2 pour les zones de repos….vous apprécierez les ordres de grandeurs.
Ce cas d’école nous le trouvons au cœur du Val d’Albian !
Les riverains du 41 bis rue Montesquieu, particulièrement les enfants de la crèche parentale de Saclay située au 22 rue Ronsard sont exposés continuellement à de tels niveaux d’irradiation incompatibles avec le maintien de la santé.
L’antenne relais Bouygues Telecom 1800 MHz située sur le toit du 41 bis rue Montesquieu leur fait face droit dans les yeux… à moins de 30 mètres….
Cette antenne a été renforcée en 2009 par un nouvel émetteur UMTS dont la toxicité des ondes sur les cellules, semble d’après les scientifiques encore plus forte.
Nous vous invitons à consulter cet article très intéressant :
http://filterman.ifrance.com/gsm-145_antenne-relais_telephonie_mobile_larmor_plage_lorient.htm
Pour toutes questions relatives à ce sujet vous pouvez contacter le collectif du Val : collectifduval@laposte.net

















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